Le musée de l'Éphèbe est un musée situé au Cap d'Agde (commune d'Agde), dans le département de l'Hérault en France. .
Description Le musée de l'Éphèbe a été construit en 1984 par l'architecte Jean Le Couteur (par ailleurs architecte de la station du Cap d'Agde), autour d’une ancienne ferme du , le mas de la Clape.
Il existait déjà une présentation d'objets archéologiques trouvés dans la mer ou le fleuve (amphores, ancres, céramiques…) au Musée Agathois Jules Baudou ou dans l'ancien évêché de la ville. Mais en 1964 fut découvert dans le fleuve Hérault, au pied de la cité antique, une pièce hors norme, un bronze hellénistique à l’effigie d’Alexandre le Grand, dit l’Éphèbe d'Agde ().. Afin de recevoir en dépôt cette œuvre emblématique (qui appartient à l’État), la Ville d'Agde dut s'engager à la demande du Ministère de la Culture à construire un nouvel équipement muséographique. Ce qui fut fait sur le site de la station du Cap d'Agde, construite à partir des années 70 dans le cadre de la Mission interministérielle dite Mission Racine.
Jusque là exposée au musée du Louvre, la statue de l'Éphèbe fut installée dans son musée au mois de mai 1987.
Le musée a reçu le label « musée de France » en 2002.
Collections Elles comprennent près de et lots, issus de fouilles et prospections archéologiques ou de découvertes fortuites.. Reflétant la position géographique d'Agde à la croisée des eaux, tous les objets sont issus de la mer, du fleuve ou de l'étang de Thau.
Les collections s'échelonnent de la fin de l'âge du bronze () jusqu'au premier tiers du (épave de la corvette Le Rhône, échouée en 1836). Bien que le musée ait l'image d'un musée d'Antiquité, il est en fait un musée diachronique, couvrant une très large période chronologique et touchant des réalités historiques très variées telles que l'habitat, le commerce, l'architecture navale, les objets d'art... Cette large portée historique fait son originalité au sein des musées archéologiques d'Occitanie, souvent spécialisés.
Les collections du musée s'enrichissent au gré des fouilles et des dépôts.
Depuis 2019, le musée expose une partie du mobilier issu de la fouille de l'épave de la Jeanne-Elisabeth (1755).
Département moderne Céramiques, armement de la flotte royale et cargaisons d'épaves du .
Département antique Le commerce maritime (amphores, vaisselle, fragment d'épave), la cité grecque et le bateau antique (architecture navale, ancres, vie à bord), une mosaïque du illustrant une scène de la mythologie gréco-romaine, L’emblema d’Apollon et Maysyas (Cap d'Agde) : étude iconographique et technique – analyses des matériaux, page 3/12, publié le par Véronique Blanc-Bijon (avec la collaboration d'Yvan Coquinot) sur le site de l'Archive ouverte pluridisciplinaire HAL (consulté le ). ;
Département des bronzes L'Éphèbe d'Agde, bronze hellénistique découvert dans le lit de l'Hérault en 1964, daté du avant notre ère ; un trépied en bronze étrusque (), une aile de victoire et des pièces exceptionnelles découvertes récemment : deux statues romaines (Cupidon et un jeune garçon vêtu d'une tunique romaine et susceptible de représenter Césarion.) datées entre le avant et le de notre ère. ; importante section de protohistoire : site de La MotteLe site de la Motte à Adge (Hérault), mise à jour le sur le site l'Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (ASM) (consulté le ). (habitat de l'âge du bronze) ; bronzes du site de Rochelongue (découverte 1964 A. Bouscaras)Jean Gasco, Christian Tourette et Gwendoline Borja, « À propos du dépôt de bronze launacien de Rochelongue (Agde, Hérault) », publié sur le site OpenEdition (consulté le )..
Expositions Le musée organise des expositions temporaires. Les plus marquantes ont été celles consacrées à l'Antiquité égyptienne : La gloire d'Alexandrie, en 1998. () ; Egypte, vision d'éternité, en 1999. (). Ces expositions « phares », qui ont mobilisé d'importants moyens, ont contribué au rayonnement du musée ainsi qu'à forger son image de musée de l'Antiquité.
D' à 2020 se tient une exposition consacrée à un brick suédois ayant fait naufrage au large de Maguelone en 1755, le Jeanne Elisabeth.. Intitulée Fortune à bord ! Chronique de la Jeanne-Elisabeth, elle fait le bilan de douze années d'études et de fouilles menées sur cette épave par le DRASSM.
Fréquentation +Chiffres de fréquentation 2001-2021AnnéeEntrées gratuitesEntrées payantesTotal20011 68112 52314 20420022 75321 86324 61620033 84915 25919 1082004013 27013 27020054 2319 73813 96920064 0689 06313 13120073 89310 57014 46320081 92411 02412 94820092 10411 78213 88620104 9629 45714 41920113 8229 43213 25420125 1239 30614 42920136 8999 06015 95920146 4739 56316 03620154 5758 98213 55720164 4838 70113 18420175 4368 60714 04320184 8318 76413 59520197 21014 79022 0002020010 09610 09620213 3375 8799 216
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Musée agathois Jules-Baudou.
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