Le régiment Royal-Artillerie est un régiment d'artillerie du royaume de France créé en 1671. L'actuel régiment d'artillerie conserve son drapeau, ses traditions et porte le surnom de Royal Artillerie.
Création et différentes dénominations 1671 : création du régiment des Fusiliers du Roi avec 4 compagnies 1672 : le nombre de compagnies passe de 4 à 26, avant la guerre de Hollande 1693 : renommé régiment Royal-Artillerie 1720 : dénommé Royal-Artillerie 1740 : éclaté en 5 bataillons d'artillerie, de 8 compagnies de 100 hommes, indépendant, puis renommés en 1765 d'après leur ville de garnison : le (bataillon de Pijart) devenu en 1765 le Régiment de La Fère artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ; le (bataillon de Certemont) devenu en 1765 le régiment de Metz artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ; le (bataillon de Thorigny) devenu en 1765 le Régiment de Besançon artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ; le (bataillon de Proisy) devenu en 1765 le régiment de Grenoble artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ; le (bataillon de Romilley) devenu en 1765 le régiment de Strasbourg artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ; le devenu en 1765 le régiment d'Auxonne artillerie, puis le d'artillerie sous la Révolution ;
Colonels et mestres de camp Colonels lieutenants pour le roi (ce sont les grands maitres de l'artillerie) 1669 : comte du Lude 1685 : duc d'Humières 1694 : duc du Maine 1736 : comte d'Eu
M. de Marans M. de Montigni M. de la Harteloire M. de Maisoncelle M. de la Deveze
Historique des garnisons, combats et batailles
Créé par Louis XIV, à l'initiative du secrétaire d'État Louvois, le régiment des Fusiliers est initialement attaché au service de l'Artillerie. Les soldats furent équipés de fusils et de baïonnettes, qui remplacèrent progressivement les mousquets et les piques jugés obsolètes pour le combat. Elles furent même interdites par ordonnance royale en 1703.
Composé de quatre compagnies de 100 hommes chacune, il était alors commandé par Monsieur de Marans, nommé lieutenant-colonel du nouveau régiment. En , 22 s'ajoutent aux quatre premières pour former deux bataillons qui participèrent à la guerre de Hollande comme . En , après maints augmentations, ce régiment fut nommé, sur ordre du roi, .
De 1672 à 1678, le « régiment Royal-Artillerie » est engagé dans la guerre de Hollande et il s'illustre à la bataille de Seneffe en 1674, au siège de Maastricht en 1676 et au siège de Cambrai en 1677.
En 1684, durant la politique des Réunions, il est au siège de Luxembourg.
Durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il est engagé aux batailles de Fleurus et de Staffarda en 1690 et à celles de Nerwinden et de La Marsaille en 1693.
En 1701, au début de la guerre de succession d'Espagne dans les Pays-Bas espagnols, un bataillon du régiment Royal Artillerie est envoyé par le maréchal de Boufflers pour défendre la place de Namur.. En 1702, le régiment combat aux batailles de Luzzara et de Friedlingen, en 1703 aux sièges de Brisach, de Landau et aux batailles de Spire et d'Hochstedt, en 1706 aux batailles de Turin et de Ramillies, en 1709 à la bataille de Malplaquet et au siège de Barcelone en 1714.
Par ordonnance royale du , Louis décide de réorganiser l'artillerie. Tout ce que compte le pays en canonniers, bombardiers, mineurs, ouvriers, est rassemblé à Vienne dans le Dauphiné.
Du regroupement des deux précédentes formations d'artillerie, le Régiment Royal-Artillerie et le Royal Bombardiers, naît le Royal artillerie. Ce régiment, avec à sa tête le roi pour chef de corps, est scindé en cinq bataillons à huit compagnies de cent hommes. À la tête de chaque bataillon, il y a un état-major composé d'un lieutenant-colonel, d'un major, d'un aide major, d'un aumônier et d'un chirurgien major.
C'est le maréchal de camp Vallière, inspecteur, qui désigne les cinq chefs de corps. Puis les bataillons sont numérotés de 1 à 5 d'après l'ancienneté des lieutenants-colonels. Le bataillon du lieutenant-colonel de Thorigny devient le troisième bataillon du Royal Artillerie. Il en est de même pour les capitaines ainsi classés selon leur rang d'ancienneté, le plus ancien à la première compagnie du premier bataillon et ainsi de suite.
Puis on procède au tirage au sort des 40 compagnies à partir des troupes rassemblées. Ces « bataillons » sont ainsi les premiers corps de troupe de l'artillerie à être réellement autonomes et homogènes. Chacun de ces cinq bataillons reçoit le nom de sa garnison : le (bataillon de Pijart) reçoit le nom de La Fère le (bataillon de Certemont) reçoit le nom de Metz le (bataillon de Thorigny) reçoit le nom de Besançon le (bataillon de Proisy) reçoit le nom de Grenoble le (bataillon de Romilley) reçoit le nom de Strasbourg
Uniforme À l'origine, le régiment . Mais, sous Louis XV, son uniforme est décrit comme suit :
15 drapeaux à 3 par bataillon, dont 5 drapeaux Colonel, , ainsi qu’aux croix blanches des 10 drapeaux d’ordonnance, .
Notes et références
Sources et bibliographie
.
Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Régiments français d'Ancien Régime
Liens externes Ordonnance du roi, concernant le Corps-royal de l'artillerie, du 3 novembre 1776
Catégorie:Unité militaire française de la guerre de la Ligue d'Augsbourg Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Succession d'Espagne Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Succession de Pologne Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Succession d'Autriche Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Sept Ans Catégorie:Unité militaire sous l'Ancien Régime Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute