Pierre Ponchardier, né à Saint-Étienne le et mort au Sénégal le , est un résistant, pilote, commando et contre-amiral français.
En 1945, il est le premier chef de corps du commando SAS Bataillon (SAS B), inspiré du modèle du SAS, stationné en Indochine, futur Commando Ponchardier. En 1956, il crée la demi-brigade de fusiliers marins en Algérie.
Officier résistant
Pierre Jean Arnaud naît le à Saint-Etienne (Loire) dans une famille d'industriels. Son père est Arnaud Ponchardier et sa mère Louise Quaglia. Il a un jeune frère, Dominique, né en 1917.
Formation d'officier vignette|140px|Sous-marin Galatée dans le port d'Oran en 1932. Après l'École navale à Brest où il entre le , Pierre Ponchardier est affecté au croiseur-école Edgar Quinet, école d'application des enseignes de vaisseau.. Il rejoint ensuite de 1930 à 1932, le croiseur Duguay-Trouin, dans les Forces maritimes d'Extrême-Orient. De 1932 à 1934, il est affecté au sous-marin Galatée, basé à Bizerte.
Attiré par l'Aéronautique navale, il suit à partir de 1934 les cours de pilotage à la base d'aviation maritime (BAM) d'Hourtin, alors en Gironde, puis de 1934 à 1935 de l'École d'application de l'Armée de l'air à Versailles.
En 1935, il est pilote dans l'escadrille E7, stationnée à la BAM de Karouba (Tunisie). Lieutenant de vaisseau en 1937, il sert dans l'aéronavale comme chef d'escadrille. Il est affecté au croiseur Lamotte-Picquet.
À la fin de la bataille de France, il refuse la défaite. De Bordeaux où son unité s'est repliée, il embarque avec trente de ses pilotes dans un bateau à destination du Maroc. De 1940 à 1942, il commande l'escadrille 1B, depuis la base d'aéronautique navale de Port-Lyautey.
Résistance intérieure De retour clandestinement en métropole en 1941, il prend la relève du capitaine de frégate Nomy dans l'organisation de résistance que celui-ci, repéré, doit quitter en s'envolant pour l'Angleterre.
Il crée le réseau de renseignement « Sosie » avec son frère Dominique Ponchardier.
Il est nommé Compagnon de la Libération par décret du .
Officier général
Commandements en Extrême-Orient (1945-1952) Création du commando SAS B À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il part pour l'Asie du Sud-Est à la demande du contre-amiral Henri Nomy, devenu chef de l'aéronautique navale française. Il organise le commando parachutiste d'Extrême-Orient SAS Bataillon, ou SAS Bhttps://www.colsbleus.fr/fr/fusiliers-marins-de-bir-hakeim-lorient, inspiré des commandos britanniques éponymes, mais sans lien avec ceux-ci puisque créé après la fin de la Seconde guerre mondiale. Le SAS B tire ses effectifs de la compagnie parachutiste d'Extrême-Orient, commandée par Jean Merlet, laquelle a également fondé le Commando Jauberthttps://www.defense.gouv.fr/marine/fusiliers-marins-bir-hakeim-lorient/fusiliers-marins-bir-hakeim-lorient-travers-archives-cols-bleus.
Le SAS B est intégré au Corps léger d'intervention en lors du débarquement de ce dernier à Saïgon. En , ce commando est de retour en métropole pour être dissous, une partie de ses éléments rejoignant le commando Hubert.
Commandement de l'aviso Commandant Robert Giraud Pierre Ponchardier est promu au grade de capitaine de frégate ; il commande le groupe de commandos parachutistes de l'Aéronavale en Extrême-Orient, puis l'aviso Commandant Robert Giraud entre 1947 et 1948.
Dinassaut 8 Adjoint au commandement de la Marine sur le Mékong (1948-1950), il commande la Dinassaut 8, basée à Long Xuyên en . Connue comme la « Dinassaut rapide », composée d’hydravions, de 4 ou 2 LCVP, il conduit plusieurs raids dans le golfe de Thaïlande, dans la plaine des Joncs et dans l'ouest de la Vaïco River durant l'année 1948. Il conduit des actions avec une section de marins du Dixmude (ex-HMS Biter), avec la compagnie de la 2 BCCP et les « Crabes » du escadron du REC. Dissoute le , reformée le par le capitaine de corvette Pasquier de Franclieu, le groupe est spécialisé dans les opérations de soutien et d'escorte et basée a Cantho.
Surnommé "Le Ponch", Ponchardier impose son propre style de commandement, employant notamment un klaxon de Ford T pour transmettre les ordres à ses commandos pendant les opérations.
État-major du commandement en Extrême-Orient Il devient ensuite attaché naval du général commandant les forces armées en Extrême-Orient (1950-1952).
Commandant en Algérie
De retour d'Asie, il est auditeur au CHEM puis au collège de défense de l'OTAN de 1953 à 1954. Entre 1954 et 55, il commande le porte-avions .
De mai à , Pierre Ponchardier est le premier commandant de la demi-brigade de fusiliers marins, située à Nemours en Algérie. Il met en place dans un secteur de , dans l'ouest du pays, à la frontière algéro-marocaine, les trois bataillons de fusiliers marins engagés dans les opérations terrestres pour sécuriser la frontière.
L'année suivante, il est nommé major général du port de Toulon. En 1957, il reçoit ses étoiles de contre-amiral et commande l'Aéronautique navale en Méditerranée avant d'être nommé sous-chef d'état-major général de la Marine en 1958. Promu vice-amiral en , il occupe les fonctions de commandant de la zone maritime d'Atlantique sud et de commandant désigné de la base de Dakar.
Durant son commandement, il meurt avec sa femme le , lorsque le Grumman JRF-5 Goose s'écrase après son décollage du terrain de Tambacounda, son escale au Sénégal, et prend feu. À la suite de cet accident, ce type d'avion est retiré du service..
Les obsèques du couple sont célébrées en la cathédrale de Dakar par Monseigneur Lefebvre et l'inhumation a lieu à Villefranche-sur-Mer.
Hommages vignette|left|120pxEn 2015, le septième commando marine prend son nom.
Il existe une « rue Pierre-et-Dominique Ponchardier » , du nom des deux frères, à Saint-Étienne (quartier de Fauriel) à proximité des anciens bâtiments de Manufrance reconvertis en pôle tertiaire.
Un quai du port de Villefranche-sur-Mer porte son nom : Quai Amiral Ponchardier. Décorations . par décret du (6 citations) (10 citations) (1 citation) par décret du
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002,
Articles connexes
Commando Ponchardier
Liens externes
Pierre Ponchardier Pierre Ponchardier (1909-1961) Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération
Catégorie:Naissance en octobre 1909 Catégorie:Élève de l'École navale Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Amiral français du XXe siècle Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de la Valeur militaire Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Décès en janvier 1961 Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Mort dans un accident aérien