Raymond Massiet, né Raymond Durand, alias , le à Paris et mort le à Saint-AignanRelevé des fichiers de l'Insee, est un résistant français.
Biographie Origines et vie personnelle Né à Paris le , Raymond Durand est le fils de Paul Durand, boucher et de Louise Massiet, dont il prend le nom dans la Résistance.
Élevé chez les jésuites, il adhère à 17 ans à l'Action française et aux Camelots du Roi.
En 1935, il ouvre une école privée, le cours Frédéric Le Play, avenue de La Bourdonnais. Le , il épouse Monique de Loynes de Fumichon, nièce de Francois-Xavier de Maistre, résistant a Lisieux, membre du réseau Buckmaster, fusille par les Allemands le .
En 1953, il acquiert moyennant finances le nom de Keguelin de Rozières qu'il adjoint au sien en étant adopté par Marie Clémentine Keguelin de RozièresArrêt Cour d'appel d'Orléans, Chambre civile section 2, , portant officiellement le patronyme Durand de Keguelin de Rozières.
Résistance Après l'armistice de 1940, il fonde de petits groupes de résistants qui seront rattachés en au réseau Ceux de la Résistance que dirige Jean de Vogüé. Son cousin par alliance, Christian de Maistre (1926-1998), fils de François-Xavier de Maistre, rejoint en le corps franc "Victoire", qu'il a fonde et dont la direction est assurée par Philippe Barat (alias Philippe de Sars).
Chef d'état-major des FFI pour la Seine, Raymond Massiet, alias commandant Dufresne, prend le contrôle de Paris-Soir le pour faire paraître les journaux de la Résistance. Il dirige ensuite les combats pour la Libération de Paris dans les et arrondissements. L'action du corps franc "Victoire", fondé par Massiet et dirigé par Philippe Barat (dit de Sars), a été racontée par Philippe Barat dans "Pavés sanglants" paru en 1945.
Il est fait compagnon de la Libération par décret du .
Une plaque commémorative lui rend hommage au 39 avenue de la Bourdonnais ( arrondissement de Paris), où il avait installé un PC clandestin avec le commandant Jean de Vogüé. Elle mentionne également le rôle du général Joinville-Malleret dans la Libération de Paris.
Après-guerre Partisan de l'Algérie française, il projette, le , à deux jours du procès de Roger Degueldre, d'attaquer le convoi du futur condamné sur le chemin du tribunal ou de la future exécution, pour le faire évaderTémoignage d'Olivier Sers, in .. Mais il est arrêté avant la réalisation de son plan et purge une peine de prison à Fresnes.
Libéré pour bonne conduite, il termine sa vie dans son château du Gué-Péan à Monthou-sur-Cher où il meurt le .
Décorations par décret du (4 citations) par décret du
Publications La préparation de l'insurrection et la bataille de Paris, Payot, Paris, 1945, préface de Jean de Vogüé Le carnaval des libérés ou le Drame de ceux qui se disaient Français, Ed. Vautrain, Paris, 1952
Références
Liens externes
Notice Raymond Massiet, sur le site de l'Ordre de la Libération
Catégorie:Camelot du roi Catégorie:Personnalité de l'Action française Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance en juillet 1908 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1995 Catégorie:Décès à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Membre de Ceux de la Résistance Catégorie:Résistance en Île-de-France Catégorie:Partisan de l'Algérie française