thumb|Station de radio à Saint Paul (Minnesota). thumb|Récepteurs radio.
La radiodiffusion, ou radio dans le langage courant (par apocope), également appelée radiophonie, est l'émission de signaux par l'intermédiaire d'ondes électromagnétiques destinées à être reçues directement par le public en général et s'applique à la fois à la réception individuelle et à la réception communautaire. Ce service peut comprendre des émissions sonores, des émissions de télévision ou d'autres genres d'émissionPour l'UIT : RR Sl.38 service de radiodiffusion : service de radiocommunication dont les émissions sont destinées à être reçues directement par le public en général. Ce service peut comprendre des émissions sonores, des émissions de télévision ou d'autres genres d'émission.Pour l'UIT : RR Sl.39 service de radiodiffusion par satellite : service de radiocommunication dans lequel des signaux émis ou retransmis par des stations spatiales sont destines à être reçus directement par le public en général. Dans le service de radiodiffusion par satellite, l'expression «reçus directement» s'applique à la fois à la réception individuelle et à la réception communautaire.Pour l'ANFR : la radiodiffusion sont les émetteurs de télévision, les émetteurs de radios FM et les radios qui diffusent sur les ondes courtes, moyennes ou grandes... Il s'agit d'une forme de radiocommunication.
Le terme radio est souvent utilisé pour toute la chaîne de conception et de réalisation d'émissions de radio, la transmission avec les émetteurs radio et la réception au travers des postes de radio. Cette abréviation désigne de façon générale le média utilisant ces techniques.
Histoire
thumb|Le président américain Franklin D. Roosevelt émettant un message radiophonique depuis la Maison-Blanche, en 1937. thumb|Poste récepteur radio.
Le est expérimentée la première transmission sans fil (TSF) de la voix humaine dans la station météorologique de Cobb Island (petite île du Potomac), par l'ingénieur canadien Reginald Fessenden« Biographie de Reginald Fessenden », publié le avril 2012 sur le site de l'Encyclopédie de l'Agora (consulté le 8 février 2018).
Le a lieu le premier essai transatlantique d'émission d'un programme de radio entre Brant Rock (Massachusetts) aux États-Unis et en Écosse, par l'ingénieur Reginald Fessenden : il diffuse un enregistrement phonographique du Largo de Haendel, joue Minuit, chrétiens () au violon, lit un bref extrait d'un évangile et clôt sa transmission par « Joyeux Noël »« Chronologie de la fiction sonore », publié le 22 juin 2015 sur le site Syntone.fr (consulté le 8 février 2018).
À Paris, le , Eugène Ducretet fait une démonstration publique de transmission par « télégraphie sans fil » entre la tour Eiffel et le Panthéon. À la suite des travaux de l'Américain Lee De Forest (1906), on passe de la « télégraphie sans fil » à la « téléphonie sans fil ».
Afin d'éviter la destruction de la tour Eiffel, Gustave Eiffel propose en 1903 les services de sa tour métallique à Gustave Ferrié, pionnier de la télégraphie sans fil, qui utilisait jusque-là des ballons qui dépliaient dans les airs des antennes reliées au sol. Gustave Ferrié tend donc cette année-là six fils d’antenne qui partent du sommet de la tour. Afin d’éviter les crépitements d’étincelles de l’émetteur, gênants pour le voisinage, la station de radio est enterrée sous le Champ-de-Mars. Par ces expérimentations, Gustave Ferrié espère convaincre l'armée de la pertinence du développement de la radio.
À cette époque, en effet, l'usage de la radio se limite aux usages militaires et maritimes, et la Marine nationale utilise la TSF dès 1905. On installe de nombreux émetteurs, tant en métropole que dans les colonies et, en 1906, l'Armée de terre place ses propres émetteurs sur la tour Eiffel. Les PTT utilisent également la TSF pour des liaisons de télégraphie. Les événements de la Grande Guerre conduisent, à partir du , à encadrer strictement l'usage de la radio.
La première émission régulière de radiodiffusion date du « Quand la radio belge naissait à Laeken », publié le 13 avril 2005 par Christian Laporte, sur le site La Libre Belgique (consulté le 8 février 2018) à partir d'une station installée dans les dépendances de la résidence royale du château de Laeken en Belgique à l'instigation du roi des Belges Albert . La première émission comportait un concert en l'honneur de son épouse, la reine ÉlisabethANNIVERSAIRE MÉDIATIQUE La première émission radio, c’était en Belgique, en 1914 !Journée mondiale de la radio – Retour sur l'histoire de la radio RTBF. Pour qu'elle ne tombe pas aux mains des Allemands lors de l'invasion de la Belgique, l'antenne fut dynamitée.
En 1919, Montréal est la première ville au monde où une station, XWA qui appartient à la filiale canadienne de la Marconi, diffuse du contenu selon un horaire régulier. Elle devient l’année suivante CFCF...
En France, dans les années 1920 à 1930, le public se restreint à une minorité de passionnés et de bricoleurs capables de confectionner eux-mêmes leurs propres postes récepteurs. L'historien Eric Hobsbawm rapporte qu'aux États-Unis, ce médium, quasiment inconnu au sortir de la Première Guerre mondiale, touchait dix millions de foyers en 1929, plus de vingt-sept millions en 1939 et plus de quarante en 1950, et il ajoute : « la radio transforma la vie des pauvres, et surtout des ménagères, comme rien ne l'avait encore fait. Désormais, les plus solitaires ne devaient plus jamais être tout à fait seuls. Ils avaient à leur disposition toute la gamme de ce qui pouvait se dire, se chanter, se jouer ou s'exprimer autrement par la voie du son »Eric Hobsbawm, L’Âge des extrêmes. Histoire du court , 1914-1991, Complexe, 2003, ..
En 1938 est inaugurée à Bruxelles la première vraie maison de la radio installée à la place Flagey. Construite par l'architecte Joseph Diongre avec des fonctionnalités spécialement adaptées aux techniques radiophoniques, elle est aussi, à l'époque, la plus grande et la plus moderne maison de la radio au monde. Elle abrite avec cinq orchestres et contient des studios conçus pour accueillir un important public pour lequel ce nouvel édifice est un lieu de spectacles puisque l'on peut y assister à des concerts et des émissions de théâtre radiodiffusé. Et c'est de là que seront expérimentées, dès 1951, des émissions de télévision non encore destinées au public avant les vrais débuts de la télévision belge en 1953.
vignette|gauche|Radio opérateurs russesPhoto Oleg Knorring (1941) Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, des installations dites « secrètes » émettent depuis le champ de courses de la commune bruxelloise de Boitsfort dans le but d'échapper aux bombardements. À l'arrivée de l'armée allemande, les émissions sont interrompues le , mais reprennent dans le bâtiment de la radio place Flagey sous l'égide de collaborateurs de l'Allemagne sous le nom de Radio Bruxelles. Mais, dès octobre, les émissions belges libres reprennent à Londres sous l'appellation de Radio Belgique. Les voix des émissions belges sont Victor de Laveleye en français et Jan Moedwil en néerlandais. C'est Victor de Laveleye qui lança le signe du V à l'adresse des auditeurs belges qui écoutaient, malgré l'interdiction allemande, les voix belges de Londres. Ce signe du V pour victoire que les Belges pouvaient facilement et discrètement exécuter avec l'index et le majeur de la main, à la barbe de l'occupant, eut un grand succès en Belgique. Il se répandit même en dehors du pays et fut repris et annexé par Winston Churchill qui l'arborait en public au point que l'invention lui en a été attribuée.
Technique Transmission des sons thumb|150px|Récepteur radio.
La radiodiffusion définit la transmission des sons : la voix humaine et les signaux audio par les ondes. Dans un émetteur radiophonique, les sons sont transformés en signaux électriques basse fréquence (signaux de modulation), ils sont superposés à une onde à haute fréquence (onde porteuse) et, envoyés dans une antenne qui les transforme en ondes électromagnétiques.
Modulation des ondes Différentes techniques de modulation des ondes sont utilisées en radiodiffusion : la modulation d'amplitude (AM) ; la modulation de fréquence (FM) ; la modulation de phase (PM) ; l'OFDM utilisé pour le DAB+ (radiodiffusion numérique) depuis le à Paris, Marseille et Nice ; et plus récemment, depuis dans les grandes villes des Hauts-de-France (Lille, Calais, Dunkerque, Valenciennes, etc.), depuis à Lyon et Strasbourg, depuis à Nantes, Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon, et enfin depuis à Rouen et au Havre.
Modulation d'amplitude
La modulation d'amplitude fut la plus couramment utilisée dès les débuts des transmissions radio. En effet, elle est écoutable avec des moyens réduits (poste à galène). Elle est obtenue, comme son nom l'indique, en modulant l'amplitude, donc la puissance, du signal porteur avec le signal audio.
On fait varier l’amplitude de l’onde porteuse selon la tension de modulation recueillie par le microphone, puis on l'amplifie.
Modulation de fréquence
La modulation de fréquence est une technique utilisée de façon commerciale depuis le milieu du . Elle consiste à faire varier la fréquence d'une onde porteuse de part et d'autre d'une fréquence centrale de base. Un récepteur utilisant ce type de modulation est peu sensible aux parasites, qui eux sont modulés en amplitude, et permet plus facilement la réception de sons à haute fidélité et par conséquent les émissions stéréophoniques.
L’amplitude de l’onde porteuse est constante mais cette fois-ci c’est sa fréquence qui varie.
Les émetteurs FM modifient le signal en amplifiant les aiguës de façon à améliorer le rapport signal/bruit. Cette préaccentuation est de par octave au-dessus pour l'Europe et le Japon, et par octave à partir de pour l'Amérique du Nord. Cela équivaut à une durée de « désaccentuation » de à . Les récepteurs (syntoniseur) de bonne qualité ont la possibilité de s'y adapter, soit facilement par le biais d'un interrupteur, soit par le remplacement de quelques composants dans l'appareil.
Longueur d'onde ou fréquence
La longueur d'onde et la fréquence sont liées pour les ondes radio (hertziennes) par la formule : longueur d'onde (m) = vitesse de la lumière (m/s) / fréquence (Hz). Gamme des ondes longues
La radiodiffusion en basse fréquence utilise la gamme dite des GO ou « ondes longues », de 150 à . Cette gamme, est la plus ancienne (plus de ) et est historiquement la première utilisée en radiodiffusion en Europe. Elle comporte toujours des émetteurs dont voici une liste qui se veut la plus complète possible : vignette|L'émetteur de RTL. En Europe
Radio Roumanie Internationale () sur depuis Brasov, en Roumanie ; Rás 1 et Rás 2 () sur depuis l' Islande ; BBC sur depuis les émetteurs de Droitwich () Westerglen et Burgead () au Royaume-Uni ; Polskie Radio sur () depuis la Pologne ; DR P1 sur () depuis Kalundborg, arrêt en 2007, puis nouvelle exploitation de la fréquence depuis fin avec un émetteur de .
Ont cessé de diffuser sur cette gamme d'onde : vignette|L'émetteur étalon d'Allouis.
En Finlande, depuis Lahti, sur (), arrêt en 1993 ; En Suède depuis Motala, sur (), arrêt en 1995 ; En Norvège depuis Oslo sur (), arrêt en 1995 ; l'émetteur de la Rai, à Caltanissetta en Italie, sur () a été arrêté en 2004 ; sur () depuis la Pologne ; arrêt le 31/07/2009 ; DLF sur à Donebach et ( chacun) à Aholming, en Allemagne, arrêt le 31/12/2014 ; DLF sur () à Zelhendorf en Allemagne, arrêt 31/12/2014, de 2h à 5h en DRM ; France Inter sur () depuis Allouis, en France, arrêté le continue de diffuser l'horloge étalon ; Europe 1 sur () depuis Felsberg, en Allemagne, arrêt le 31/12/2019 ; En Norvège NRK P1 sur () depuis Ingoy, arrêt en ; RMC sur () depuis Roumoules en France ; arrêt le 28/03/2020 ; RTL () sur depuis Beidweiler, au Luxembourg ; Radio Ukraine International () sur la fréquence ; Rás 1 et Rás 2 () sur depuis l' Islande ;