Le mont Saint-Romain est un sommet situé sur le territoire de la commune de Blanot en Saône-et-Loire, dans la région Bourgogne-Franche-Comté du sud.
Culminant à 579 mètres d'altitude, il fait partie des monts du Mâconnais, avec une vue à l'ouest sur le Clunisois et, à l'est, sur le Haut-Mâconnais (et, par-delà, sur le val de Saône et la Bresse, avec les monts du Jura et les Alpes en toile de fond).
Le lieu dispose d'une table d'orientation « érigée par le Touring-club de France » en 1948Table d'orientation portant la mention suivante : « Dressée et peinte par J. Roche, décorateur-céramiste, avec le concours des syndicats d'initiative de Cluny, Tournus et Mâcon, sous la direction de Mr Garguet, délégué du T.C.F. à Cluny. », tandis que les grottes de Blanot s'ouvrent à son pied sud-ouest.
Ce sommet des monts du Mâconnais est environné d'une importante forêt domaniale appartenant au domaine privé de l’État, répartie sur le territoire de quatre communes : la forêt des Grisons (superficie totale : ), mêlant feuillus et conifères« Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue Images de Saône-et-Loire, , novembre 1976, pp. 7-10..
vignette|gauche|La table d'orientation du mont Saint-Romain, érigée en 1948 par le Touring-club de France.
Un lieu de dévotion L'habitude prise d'allumer un grand feu au sommet du mont Saint-Romain laisse penser que celui-ci est un ancien lieu de culte druidique. La légende, de plus, évoque une lutte sans merci entre l’ancienne et la nouvelle religion sur ce site boisé et rocheux.
L'oratoire édifié au sommet a été cédé à l'abbaye de Cluny en 927fédération des sites clunisiens, le cartulaire de l'abbaye mentionnant l'acquisition de l’« ecclesia sancti romani ». Dans la première moitié du , le lieu devient assez fréquenté ; l’abbé Pierre le Vénérable vient s’y reposer à plusieurs reprises.
L’ancienne chapelle du mont Saint-Romain abrite ensuite un collège de deux à trois moines, jusqu’à ce qu’elle soit finalement réduite, au sortir du Moyen Âge, à n'être plus qu'une simple chapelle, qui sera le lieu d'un ermitage au Ermitage desservi par deux ermites, comme le mentionne la visite effectuée par l'archiprêtre de Vérizet dans l'ensemble des paroisses de son archiprêtré au cours de l'année 1675, qui signale dans son compte-rendu une chapelle « tenue assez proprement ». On précisera qu'il existait à la fin du deux autres « chapelles à ermitages » sur le territoire de l'archiprêtré de Vérizet dont dépendait la paroisse de Blanot : la chapelle Saint-Pierre surplombant le bourg de Lugny (deux ermites successifs pendant un demi-siècle) et la chapelle Saint-Pancrace à Saint-Albain (desservie par frère Daniel en 1675). Source : Archives départementales de Saône-et-Loire, série G.. Cet ermitage – dont il ne subsiste rien – est vendu nationalement le .
vignette|Vue en direction du sud-est : au plan, les maisons de Lugny puis celles de Burgy, et, au plan, le val de Saône, la platitude de la Bresse et les sommets des Alpes.
Sur le flanc nord-est du mont Saint-Romain, non loin de l'ancienne chapelle, la « fontaine du Plâtre », source captée qui coule en bordure de la route menant au mont, fut longtemps l'objet d'un pèlerinage, qui dura jusqu'à la fin du . Celui-ci se déroulait de nuit et on y venait notamment pour la guérison des fièvres. Les pèlerins se lavaient les yeux, buvaient l'eau, puis plaçaient dans les interstices des pierres du bassin des pièces de monnaie. On prétendait que l'eau sortait du corps de saint Romain inhumé non loin de là, sous une croix (qui a disparu)André Jeannet, « Les monuments de l'eau », revue Images de Saône-et-Loire, , juin 1976, pages 3 à 7..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Maurice Bonnefoy et Henri Parriat, « Un monument énigmatique : la "Tour" du Châtelet au mont Saint-Romain », La Physiophile, .
Saint-Romain Saint-Romain