Georges Gamard, né le à Paris et mort le à Deux-Évailles, est un homme politique français. Député de la Mayenne de 1892 à 1898, il est membre d'honneur de l'Université de Paris.

Biographie Origine Petit-fils d'un notairePierre Savinien Gamard, né le 19 octobre 1762 à Mont-Saint-Sulpice. Notaire au Mont-Saint-Sulpice dans l'Yonne. et fils d'un avouéThéophile Gamard. près du tribunal de la Seine.

Il est le neveu d'Alexandre Bourdon du Rocher, député de la Sarthe de 1827 à 1830, maître de forges, et de Ferdinand Pierre Agathe BourdonBoulevard Bourdon. (1773-1805), colonel du régiment de dragons tué lors de la bataille d'Austerlitz le R. de Fréchencourt, Le Soleil, 25 septembre 1903..

Notaire A l'exemple de son grand-père, il embrassa la carrière de notaire, succédant à Me Watin, dans l'étude de la Rue de Choiseul. Il exerce comme notaire à Paris de 1864 à 1893, et devient notaire honoraire à son retrait en 1893.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il effectue la campagne militaire dans les bureaux de l'IntendanceL'Avenir de la Mayenne, 7 août 1898..

Homme politique Il est en 1881, candidat conservateur, et élu conseiller municipal du quartier GaillonContre le conseiller radical sortant Massé., où se trouvait son étude de notaire, dans le de Paris. Il est réélu en 1884, 1887 et 1890 et membre de la minorité conservatriceSon action porte principalement sur les questions de finances, de voirie, des écoles libres et des associations ouvrières.. Son successeur M. de Lassus échoue en 1892 aux élections municipales de Paris contre le candidat républicain Félix Blachette<ref>L'Avenir de la Mayenne, 18 septembre 1892.</ref>.

Monarchiste, il assiste aux obsèques d'Henri d'Artois, comte de Chambord, qui ont lieu le 3 septembre 1883 dans la Cathédrale de Gorizia. Le comte de Chambord n'ayant pas eu d'enfant, les royalistes étaient partagés entre deux possibilités. Gamard se joint sans hésitation à l'option Orléaniste, soutenant Philippe d'Orléans, comte de Paris. Lors de l'exil du comte de Paris et de sa famille, à la suite de la Loi du 22 juin 1886 relative aux membres des familles ayant régné en France, il salue la famille royale au château d'Eu, et est présent lors de leur embarquement au Tréport pour gagner une nouvelle fois l'Angleterre. A la mort du Comte de Paris, il effectue le pèlerinageIl effectue le voyage avec Roger Lambelin, Charles Lambert de Sainte-Croix, Armand Porteu de la Morandière, et Choupot. à la résidence anglaise de Stowe House et à la chapelle Saint-Charles Borromée de Weybridge, et acclamer Philippe d'Orléans prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « .

Journalisme Il a une grande influence dans les journaux parisiens, en particulier La Libre Parole, L'Autorité, et Le Soleil, dont il est membre du Conseil d'Administration.

La Mayenne Extrêmement riche, il achète en 1887 la terre de Trancalou à Deux-Evailles. Il construit à Deux-Evailles en 1887 l'actuel château de Trancalou à deux kilomètres à l'est du bourg, qui est pour l'extérieur la reproduction d'un château anglais du comté de Surrey. Il est châtelain de Deux-Évailles à la belle-saison. Inscrit électoralement depuis 1889 à Deux-Évailles, il est membre du conseil général de la Mayenne en 1892Canton de Montsûrs, président du Comice agricole de Montsûrs, et membre de la Société des agriculteurs de France.

À la suite du décès en 1892 de Charles Théophile de Plazanet, il est élu député député de la de l'arrondissement de Laval. Il remporte l'élection contre Charles Lecomte. La campagne s'est déroulée dans une atmosphère délétère, les conservateurs entretenant la rumeur de sa mort, tout en achetant un certain nombre de voix populaires.

Il est décrit en 1893 par le préfet de la Mayenne comme un Orléaniste membre de cette bourgeoisie voltairienne dans les premières années du siècle, devenue avec le temps plus cléricale que le PapeMichel Denis, L'Église et la République en Mayenne, 1896-1906. Institut de Recherches historiques de Rennes, Klincksieck, 1967, .. Il est très bien vu à l'archevêché de Paris, et a pour neveu le cardinal François-Marie-Benjamin Richard.

Il fait partie de la droite royaliste et du groupe agricoleIl s'occupe de questions financières et, notamment, s'oppose au projet d'impôt progressif sur les successions, demandant au contraire, qu'un droit fût perçu sur toutes les valeurs successorales.. Il sera membre de la commission d'enquête sur l'affaire de Panama.

Il est réélu aux élections législatives de 1893. En 1896, il effectue un voyage à Vienne pour assister au mariage de Philippe d'Orléans avec Marie-Dorothée de Habsbourg-LorraineL'Avenir de la Mayenne, 7 août 1898.. Resté monachiste instransigeantMichel Denis, L'Église et la République en Mayenne, 1896-1906. Institut de Recherches historiques de Rennes, Klincksieck, 1967, ., et en dehors de l'Esprit nouveau comme par exemple Christian d'Elva, il s'associe aux Intransigeants de gauche et de droite pour refuser la politique du gouvernement MélineL'Avenir de la Mayenne, 8 mai 1898.

Il perd aux élections législatives de 1898 contre Louis Heuzey, le candidat républicain. Il perd aussi son siège au Conseil général de la Mayenne pour le canton de Montsûrs aux Élections cantonales de 1898.

Outre le château moderne de Trancalou, Deux-Evailles lui doit la construction de son église et de son école. Il meurt dans son château le , et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Famille En 1919, sa veuve, née RivierreElle est la fille d'un architecte expert près du Tribunal de la Seine. La sœur de Georges Gamard épousera un M. Rivierre., est une des propriétaires du Courrier du MaineLa Mayenne, 30 novembre 1919.. Mme Gamard a été l'une des principales organisatrices du Comité des Dames Royalistes de la Seine, dont une des présidentes fut Anne de Rochechouart de Mortemart.

Le couple n'a pas d'enfants et reporta son affection sur ses neveuxUn reprend l'étude notarial ; un autre est curé de Saint-Antoine-de-Padoue de Paris ; un autre est vicaire de Sainte-Clotilde de Paris, après avoir été secrétaire à l'archevêché de Paris ; un autre est officier de cavalerie à Compiègne, un autre est sorti de Saint-Cyr, et enfin sa nièce est l'épouse du notaire Me Faye..

Notes et références

Voir aussi Sources partielles

Le Soleil'', notice nécrologique, article de R. de Fréchencourt, Voir en ligne

Liens externes

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