Michel Eugène Pierre de Grailly, né le à Vouvray et mort le à Saint-Jean-de-Luz., est un avocat et homme politique français.

Jeunesse Fils de François Aurélien de Grailly, docteur en médecine chevalier de la Légion d'honneur et de Germaine Marie Alice Garnot, Michel de Grailly naît le à La Barre commune de Vouvray Naissance Vouvray, 1910-1922, cote 6NUM8/281/014, page 187/220, acte N°40. Âgé de 19 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, Michel de Grailly participe à la Résistance, dans le maquis « Panthère », puis à la lutte pour la Libération du territoire au sein de la Armée françaiseBulletin municipal officiel de la ville Paris, 30 mai 2008. Il devint par la suite avocat à la Cour d’Appel de Paris.

Le , il se marie à Pagney avec Marguerite Marie Paule Alixe Simone Pelleterat de Borde Marguerite Marie Paule Alixe Simone Pelleterat de Borde sur fichier des décès.

Carrière En 1962, il devient député UNR de la Seine dans la quinzième circonscription (). Il est réélu en 1967 et 1968Notice sur le site de l'Assemblée nationale. En 1965, il devient conseiller municipal dans le huitième secteur ().

Au début des années 70, Michel de Grailly est président de la société d'économie mixte mise sur pied pour gérer le chantier de modernisation des abattoirs de la Villette. Ce chantier, mal pensé et mal conduit, s'enlise. Les coûts du projet explosent, et le chantier finit par s'arrêter par manque de crédit, créant un scandale public. Dans cette ambiance tendue, Michel de Grailly est victime d'une tentative d'enlèvement par un groupe communiste maoïste qui l'avait attendu à trois reprises, les armes à la main, devant chez lui. Enfermé dans une malle en bois, emporté dans une camionnette, il parvient à s'en échapper en défonçant à coups de pied les parois de la malle. Il est accusé d'avoir dilapidé l'argent commun, il gagne cependant son procèsMarc Baudriller, Une histoire trouble de la : le poison des affaires, éditions Tallandier. mais Le Nouvel Observateur écrit le que l'Union pour la nouvelle République (UNR), après l'avoir radié du parti, a choisi de faire de Michel de Grailly l'un des boucs émissaires du scandaleNouvel Observateur écrira le 15 octobre alors que le ministère de l'Agriculture avait pris la décision de freiner la politique de l'élevage, les Abattoirs de la Villette étant construits dans la perspective d'un développement du cheptel et des exportations.

Il prend sa retraite dans le Pays basque à Saint-Pée-sur-Nivelle, où il crée entre autres en 1992 le « club de l'As de Luz » Comité de l'Adour.

Il décède à Saint-Jean-de-Luz le .

Décorations Il était titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille « Rhin et Danube ».

Références

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