vignette|200px|right|Honoré II de Monaco (1597-1662), premier « prince et seigneur » de Monaco. L'ordre de succession au trône de Monaco est l'ordre dans lequel sont appelés au trône de la principauté de Monaco les membres éligibles et héritiers légitimes des branches subsistantes de la famille princière de Monaco — toutes issues d'Honoré II, héritier des seigneurs de Monaco et fondateur de la dynastie des Grimaldi, qui prit, le premier, à partir de 1612, le titre de « prince et seigneur » de Monaco —, et traite des droits éventuels de leurs représentants d'accéder au trône monégasqueLe choix, plutôt malheureux, du titre de cet article s'explique essentiellement par le fait qu'en dehors des descendants des princes régnants, de leurs frères et sœurs éventuels et des descendants de ces derniers, la désignation d'un nouveau prince souverain n'a rien d'automatique, mais est, en l'état du droit dynastique monégasque, de la compétence de deux institutions : le Conseil de la couronne et le Conseil de régence, ainsi qu'il sera expliqué plus loin en détail..
Sont successivement recensées :
la descendance de la princesse Charlotte de Monaco (1898-1977), duchesse de Valentinois, dont : le rameau issu du prince souverain Rainier III (1923-2005), le rameau issu de la princesse Antoinette de Monaco (1920-2011), baronne de Massy ; la descendance de la princesse Florestine de Monaco (1833-1897), duchesse d'Urach ; la descendance de la princesse Honorine de Monaco (1784-1879), marquise de La Charce ; la descendance de Marie-Thérèse Grimaldi (1650-1723), marquise de San Martino.
Descendance de Charlotte de Monaco vignette|200px|left|Louis II (1870-1949), père de Charlotte de Monaco. Cette première branche de la famille princière de Monaco — dont provient l'actuel souverain — est issue de la princesse Charlotte de Monaco, fille de Louis II (1870-1949), dernier descendant légitime et en ligne masculine directe de la deuxième maison souveraine de Monaco, laquelle sortait du mariage de Louise-Hippolyte de Monaco (1697-1731), fille aînée et héritière d'Antoine de Monaco, dernier prince de la première maison souveraine de Monaco et arrière-petit-fils d'Honoré II (1598-1662), premier « prince et seigneur » de MonacoCette première maison souveraine est aussi la troisième maison Grimaldi de Monaco, issue du mariage, en 1465, de Claudine Grimaldi, dame de Monaco, dernière représentante de la deuxième maison (seigneuriale) Grimaldi de Monaco (et descendante directe de Rainier (1267-1314), seigneur de Monaco, lui-même cousin au , beau-fils par alliance et héritier de François Grimaldi dit « Malizia », qui prit Monaco aux Génois le 8 janvier 1297, déguisé en moine franciscain) avec son cousin Lambert Grimaldi, de la branche des Grimaldi d'Antibes — d'où les seigneurs puis princes de Monaco jusqu'à Antoine et sa fille., avec Jacques de Goyon de Matignon (1689-1751), comte de Torigni, devenu le prince Jacques La loi successorale disposant qu'à défaut de mâles, les filles soient appelées à la succession à Monaco, comme ce fut le cas pour Claudine Grimaldi, qui hérita de la seigneurie — il ne s'agissait alors pas encore d'une principauté — de Monaco au (voir note 2), à la condition que leur époux et leurs descendants substituent à leurs nom et armes ceux des Grimaldi (testament de Jean Grimaldi, seigneur de Monaco, en date du 8 mai 1454). À noter néanmoins que les Grimaldi des branches d'Antibes, de Gênes et de Londres, lointains parents — mais par les mâles — d'Antoine II (tous aujourd'hui éteints), revendiquèrent la succession du dernier prince de la première maison souveraine de Monaco. (Pour information, les seuls descendants en ligne masculine des Grimaldi encore représentés sont ceux de la branche, aujourd'hui belge, de Puget ; près de vingt-cinq générations de mâles les séparent de Grimaldo, fils d'Otto Canella et consul de Gênes au , qui donna son nom à ses descendants.). Fille naturelle et unique enfant du prince Louis II de Monaco, la princesse Charlotte (1898-1977) fut déclarée à sa naissance par son père, alors prince héréditaireL'acte de naissance est ainsi rédigé : « L'an mil huit cent quatre-vingt-dix-huit, le octobre à huit heures. Acte de naissance de Charlotte Louise Juliette, enfant du sexe féminin, née hier matin à sept heures, rue Flatters, 3, domicile de ses père et mère, fille de Louis Charles Antoine de Monaco, âgé de vingt-huit ans, lieutenant du Troisième Régiment de chasseurs d'Afrique, Chevalier de la Légion d'honneur, et de Marie Juliette Louvet, âgée de vingt-huit ans, sans profession, non mariés. Sur les réquisition et présentation faites par ledit Louis Charles Antoine de Monaco qui déclare se reconnaître père de l'enfant sus prénommée en présence de Jean Lahache, âgé de trente-neuf ans, pharmacien-major, et de Toussaint Borne, âgé de trente-neuf ans, propriétaire, non parents de l'enfant, domiciliés à Constantine. Nous, Ernest Mercier, Chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie, maire de la commune de Constantine, officier de l'état civil, avons dressé le présent acte que nous avons lu et comparants et signé avec eux. » Mention marginale : « Suivant jugement rendu par le Tribunal de Première instance de Constantine le dix-huit juillet 1911, transcrit sur les registres de l'état civil de cette ville le 9 août suivant, l'acte ci-contre sera rectifié en ce sens que la nommée Charlotte Louise Juliette de Monaco sera à l'avenir désignée sous les nom et prénoms de Charlotte Louise Juliette Grimaldi de Monaco, fille de Louis Honoré Charles Antoine Grimaldi, prince héréditaire de Monaco. », créée mademoiselle de Valentinois le par son grand-père, le prince souverain Albert de Monaco, puis adoptée solennellement par le prince Louis le — avec la nécessaire autorisation du prince Albert —, devenant princesse de Monaco et duchesse de ValentinoisTitre faisant partie de la titulature officielle des princes souverains, accordé à la princesse par ordonnance 20 mai 1919 d'Albert .. La loi successorale de la principauté, définie par le testament de Jean en date du et l'ordonnance du du prince Charles III de Monaco, avait été modifiée par les ordonnances des 30 et d'Albert , instituant le droit de succession par adoption dite « solennelle » ; en effet, la France, par le traité de Paris du 17 juillet 1918, conclu avec le représentant du prince souverain, avait négocié que la succession au trône de Monaco s'opérerait à l'avenir éventuellement en ligne adoptive mais nécessairement au profit d'un héritier direct, de nationalité française ou monégasque et agréé par le gouvernement français, cela afin d'éviter qu'un prince allemand ne puisse y monter (voir infra la descendance de la princesse Florestine de Monaco) : ainsi fut-il permis au prince Albert et à son fils, le futur Louis II, de pousser vers le trône, malgré sa naissance illégitime, leur seule descendante. La princesse, à l'origine, avec son époux, le prince Pierre de Monaco, né comte Pierre de Polignac, de la troisième maison souveraine de MonacoMême remarque qu'en note 2 sur la substitution des nom et armes des Grimaldi à ceux des Polignac dans cette branche de la maison de Polignac., ne régna toutefois pas, renonça à ses droits au trône le (pour elle-même) et laissa deux enfants successibles : le futur Rainier III et la princesse Antoinette, dont postérité qui suit.
Rameau issu de Rainier III
vignette|right|200px|Rainier III (1923-2005). Seul fils de la princesse Charlotte de Monaco et de son époux, le comte Pierre de Polignac, et cadet de la princesse Antoinette de Monaco, le prince Rainier III (1923-2005) a succédé à son grand-père Louis II en 1949 (sa mère Charlotte de Monaco ayant renoncé à ses droits pour elle-même et la loi successorale prévoyant une priorité masculine au même degré de parenté) et eu trois enfants de son mariage avec l'actrice américaine Grace Kelly : l'actuel prince régnant Albert II de Monaco, son seul fils, devenu prince souverain en 2005, en application de l'alinéa 1 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962 (actuelle loi successorale), qui dispose que la succession, ouverte par suite du décès ou de l'abdication du prince régnant, s'opère au profit de sa descendance directe et légitime par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté ; et les princesses Caroline et Stéphanie, sœurs aînée et cadette du prince Albert II, successibles, ainsi que leur descendance légitime, par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté, en application de l'alinéa 2 du même article (visant les frères, sœurs des princes régnants et leur postérité), rangées dans cet ordre après l'actuel souverain et ses enfants (numéros 1 et 2), mentionnées en gras et numérotées de 3 à 19Les noms des deux enfants naturels d'Albert II, de la fille naturelle de sa sœur la princesse Stéphanie et du fils naturel de sa nièce Charlotte Casiraghi ne sont pas indiqués ici, l'article 10 modifié ne prévoyant aucun droit de succession d'une postérité hors mariage.. 15px Albert II (né en 1958), actuel prince souverain de Monaco (depuis 2005), fils de Rainier III et de Grace Kelly, et petit-fils de Charlotte de Monaco ; marié à Charlene Wittstock. 1. le prince Jacques de Monaco (né en 2014), prince héréditaire, marquis des Baux, fils d'Albert II et de Charlène Wittstock. 2. la princesse Gabriella de Monaco (née en 2014), comtesse de Carladès, fille d'Albert II et de Charlène Wittstock. 3. la princesse Caroline de MonacoC'est à la princesse Caroline de Monaco qu'aurait dû revenir le trône de Monaco en l'absence de descendance de son frère, l'actuel souverain Albert II, avec son épouse, Charlène Wittstock. (née en 1957), princesse de Hanovre, sœur aînée d'Albert II ; divorcée de Philippe Junot, veuve de Stefano Casiraghi, remariée (séparée) à Ernest-Auguste V de Hanovre. 4. Andrea CasiraghiJusqu'à la naissance de ses cousins Jacques et Gabriella de Monaco, Andrea Casiraghi était généralement regardé comme un possible héritier après sa mère Caroline (sœur aînée d'Albert II). (né en 1984), fils de Caroline de Monaco et de Stefano Casiraghi ; marié à Tatiana Santo Domingo (mariage civil célébré le , mariage religieux célébré le ). 5. Alexandre Casiraghi, dit « Sacha »« Caroline de Monaco, grand-mère pour la première fois ! » sur le site La Parisienne, 22 mars 2013« Le fils d'Andrea Casiraghi se prénomme Sacha » sur le site de Closer, 24 mars 2013. (né en 2013), fils d'Andrea Casiraghi et de Tatiana Santo Domingo. 6. Maximilian Casiraghi (né en 2018), fils d'Andrea Casiraghi et de Tatiana Santo Domingo. 7. India Casiraghi (née en 2015), fille d'Andrea Casiraghi et de Tatiana Santo Domingo. 8. Pierre Casiraghi (né en 1987), fils de Caroline de Monaco et de Stefano Casiraghi ; marié à Beatrice Borromeo (mariage civil célébré le , mariage religieux célébré le ). 9. Stefano Casiraghi (né en 2017), fils de Pierre Casiraghi et de Beatrice Borromeo. 10. Francesco Casiraghi (né en 2018), fils de Pierre Casiraghi et de Beatrice Borromeo. 11. Bianca Casiraghi (née en 2025), fille de Pierre Casiraghi et de Beatrice Borromeo. 12. Charlotte Casiraghi (née en 1986), fille de Caroline de Monaco et de Stefano Casiraghi ; mariée à Dimitri Rassam (mariage civil célébré le , mariage religieux célébré le ). 13. Balthazar Rassam (né en 2018), fils de Charlotte Casiraghi et de Dimitri Rassam. 14. la princesse Alexandra de HanovreCertains auteurs ne tiennent pas Alexandra de Hanovre pour dynaste à Monaco, ce qui supposerait qu'elle ne dispose pas de la nationalité monégasque (comme l'impose l'alinéa 5 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962) et qui ne paraît pas être le cas. (née en 1999), fille de Caroline de Monaco et d'Ernest-Auguste de Hanovre. 15. la princesse Stéphanie de Monaco (née en 1965), sœur cadette d'Albert II de Monaco, divorcée de Daniel Ducruet puis d'Adans Lopez Peres.