Alexandre Chaponnier, dit PolyantheDésigné quelquefois aussi avec l'orthographe fautive Paulyanthe., né à Paris le , où il est mort le Paris, État civil reconstitué, vue 23/50., est un médecin, peintre et dramaturge français.

Connu également sous le seul prénom dAlexandreUn certain M. Alexandre a signé à l'époque la musique de quelques mélodrames sans que l'on sache avec certitude s'il s'agit ou non de la même personne., il est le fils du peintre et graveur français d'origine genevoise Alexandre Chaponnier.

Biographie Alexandre Chaponnier a mené pendant toute sa vie plusieurs activités de front : celle de médecin et de chirurgien, celle d'écrivain et de dramaturge et celle, comme son père, de peintre et de graveur.

Les titres rappelés dans ses ouvrages résument à eux seuls toute la palette de ses choix personnels et professionnels : "médecin de la Faculté de Paris, chirurgien-accoucheur, démonstrateur d'anatomie à l'usage des peintres et professeur de physiologie ; membre correspondant de l'Académie Royale de RouenFiche Chaponnier sur le site Rouen-histoire.com. et de plusieurs sociétés savantes".

C'est surtout son activité de praticien qui a occupé l'essentiel de son temps. Titulaire d'un doctorat en médecine de la Faculté de Paris, il a été médecin, chirurgien-accoucheur (on dirait aujourd'hui gynécologue-obstétricien) puis s'est orienté vers l'enseignement et la recherche de traitement des cancers, des maladies des os et des lésions de la peau où il a préconisé l'utilisation du carbonate de baryte.

En tant que dramaturge, il est surtout connu pour sa participation, sous le nom de plume de Polyanthe avec Antier et Saint-Amand, à la rédaction du drame l'Auberge des Adrets, représenté pour la première fois en 1823, qui devait être un mélodrame sombre, mais que Frédérick Lemaître, pressentant l’insuccès de la pièce, imagina de transformer en plaisanterie. Si Antier et Saint-Amand prirent leur parti des changements introduits par Lemaître, Polyanthe voua au célèbre acteur.

C'est en tant que peintre et graveur que son activité est la plus difficile à discerner. Souvent confondu avec son père dont il a été l'élève, son œuvre n'a jamais été répertoriée en tant que telle et n'a fait l'objet d'aucune étude particulière. Les seules œuvres qui peuvent lui être attribuées avec certitude sont celles qui sont signées Alexandre Chaponnier Fils ou Chaponnier Fils. Sous ce dernier nom, il a présenté "plusieurs portraits en miniature" au Salon de 1817Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure des artistes vivans exposés au Musée Royal des Arts le 24 avril 1817 (p.121) Imprimerie Hérissant Le Doux à Paris. L'ouvrage précise qu'à l'époque, Chaponnier fils habitait rue Saint-Honoré, n° 198..

La notice nécrologique d'Alexandre Chaponnier parue dans le Précis analytique des travaux de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen pendant l'année 1852-1853Pages 75-78 nous apprend, en dehors de nombreux détails sur sa vie et son œuvre, qu'« après avoir honoré la médecine pendant plus de trente ans, il est mort, dans un âge peu avancé, d'une attaque d'apoplexie compliquée de paralysie ».

Œuvre Théâtre 1823 : L'Auberge des Adrets, drame en trois actes de Polyanthe, Antier et Saint-Amand au théâtre de l'Ambigu-Comique () 1828 : Quatre heures, ou le Jour du supplice, mélodrame en trois actes d'Alexandre et Saint-Amand au théâtre de la Gaité ()

Médecine 1827 : La chirurgie sans chirurgiens [...], par le docteur Chaponnier médecin-accoucheur, médecin de la Faculté de Paris, Binet éditeur à Paris 1829 : La physiologie des gens du monde, pour servir de complément à l'éducation, ornée de planches, par le Ch[evalie]r Chaponnier, médecin de la Faculté de Paris, Firmin-Didot Frères éditeurs à Paris 1834 : Recherches physiologiques sur quelques reptiles, par M. le docteur Chaponnier in Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen 1842 : Nouveau traitement des scrofules, des dartres lymphatiques et de la carie des os par le carbonate de baryte [...], par le Ch[evalie]r Chaponnier, à Paris chez l'auteur, rue Hauteville, 1844 : Notice sur l'emploi du carbonate de baryte pour la guérison des maladies des os, par le Dr Chaponnier, à Paris chez l'auteur, rue Hauteville, 1850 : Notice sur l'emploi du carbonate de baryte pour la guérison du cancer, par Chaponnier médecin de la Faculté, chez l'auteur rue Hauteville, , à Paris 1851 : Guérison des scrofules, de la carie des os et des dartres lymphatiques, par Chaponnier médecin et professeur, à Paris chez l'auteur, rue Hauteville,

Art s.d.Sans date. : La ParureColl. Arch. dep. Val-de-Marne, estampe en couleurs signée Chaponnier Fils, Musée de la Rose à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) 1809 : Calvin, d'après l'original déposé à la Bibliothèque de GenèveSur le site HekmanDigitalArchive, gravure signée Alex[an]dre Chaponnier fils sculpt, Collège Calvin 1813 : Les bédouins, ou La tribu du Mont-LibanSur le site Gallica, pantomime de Frédéric Dupetit-Méré, costumes de Franconi Jeune (Zoraïm) et Franconi aîné (Abulmar) gravés par Chaponnier fils sculp

Titre et décoration Alexandre Chaponnier faisait référence à un titre de Chevalier sur la page de titre de certains de ses ouvrages et de ses notices publiées par l'Académie Royale de Rouen. D'après la notice nécrologique établie par cette même Académie (op.cit.), il "portait une décoration qu'il tenait de la reconnaissance d'un prince allemand guéri par ses soins d'une maladie scrofuleuse". On ne sait rien de plus sur l'origine et la dénomination exacte de cette décoration.

Pour approfondir Bibliographie Notices nécrologiques sur des membres de l'Académie - V - M. Chaponnier membre correspondant, par M. Ballin in Précis analytique des travaux de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen pendant l'année 1852-1853 (pages 75 à 78).

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Notes et références

Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Écrivain et médecin Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Nom de plume Catégorie:Naissance en février 1793 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en juillet 1852 Catégorie:Décès dans l'ancien 3e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 59 ans