Villers-le-Lac (prononcé []) est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté, dans le canton de Morteau, à la frontière franco-suisse. Intégrée au parc naturel régional du Doubs Horloger, la ville attire de nombreux touristes grâce à la présence sur son territoire du Saut du Doubs. Elle comptait en appelés Villeriers et Villerières. Villers-le-Lac s'est appelé jusqu'en 1948 "Lac-ou-Villers".

Géographie La commune de Villers-le-Lac est située sur la route départementale D 461 qui mène de Morteau (France) à Le Locle (canton de Neuchâtel, Suisse). Elle est bordée à l'est par le Doubs et son affluent la Rançonnière qui marquent la frontière avec la Suisse. Elle englobe le lieu-dit Les Pargots juste à côté de la frontière suisse, ainsi que Les Vergers, La Courpée et Le Cernembert, mais également le lieu-dit Le Col France, à la frontière avec Le Locle en Suisse, où l'on peut observer le passage des frontaliers chaque matin et chaque soir. Le lac de Chaillexon, lors de grands froids (jusqu'à ), devient la plus grande patinoire naturelle d'Europe (les bassins du Doubs, de long). La commune est également dotée de pistes de ski alpin au lieu-dit « le Chauffaud » proche du Meix Musy (), mais également de ski de fond. Sa proximité avec la Suisse place la ville parmi les plus riches de France en revenu moyen par ménages (Insee).

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Russey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Villers-le-Lac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Villers-le-Lac, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (48,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,6 %), zones agricoles hétérogènes (26,6 %), prairies (19,1 %), zones urbanisées (7,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,8 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire et blason L'ancre de marine orne le blason de la cité, prouvant, s'il est besoin, que Villers-le-Lac doit ses origines à l'activité des pêcheurs. Lors de fouilles il a été retrouvé un site néolithique au bord du lac attestant la transhumance estivale des premiers occupants. Des habitants de la Tène (célèbre site celtique en Suisse), montaient de Neuchâtel en été, suivant les troupeaux de rennes. Ils s'installaient à la Roche aux Pêcheurs. Un autre site néolithique a été découvert lors de la construction de la route de contournement de la ville mais a été recouvert par ordre du maire de l'époque sans faire de fouilles approfondies.

Fait supplémentaire : La commune de Villers-le-Lac s'est appelé jusqu'en 1948 "Lac-ou-Villers".

Politique et administration

Administration municipale La commune de Villers-le-Lac comptabilisant entre et , le conseil municipal est composé de 29 membres : le maire, 6 adjoints et 22 conseillers municipaux. (Le nombre de conseillers et d'adjoints a changé aux municipales de 2026 à la suite du dépassement des en 2021.)

+ Composition du conseil municipal de Villers-le-Lac (2026-2033)à la suite de l'élection municipale des et Tête de listeListePremier tourSecond tourÉlusVoix%Voix%Romain VermotDVD108252,60 - -226Pascal ViennetDV97547,40 - -71

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Démographie

Économie

Entreprises NomEffectifActivité(FFB) Fabrique de fournitures de Bonnétage102HorlogerieAxon'Nanotec66Fabrication d'appareils de réception, enregistrement ou reproduction du son et de l'imageSuper U37Supermarché

Tourisme vignette|Musée de l'horlogerie de Villers-le-Lac. Le principal attrait touristique de la commune est le Saut du Doubs, visité chaque année par plus de . La commune dispose également d'un musée consacré à l'horlogerie où différentes pièces de collection sont présentées. En hiver, de nombreuses activités sportives nordiques sont possibles : ski alpin, ski nordique, raquettes, etc. En été, différentes activités nautiques se déroulent sur le lac, y compris le plongeon. Des vedettes panoramiques sillonnent les lieux. Des randonnées pédestres sont possibles sur de nombreux sentiers, notamment sur le GR5 qui traverse la commune.

Culture locale et patrimoine Monuments Plusieurs édifices et lieux recensés dans la base Mérimée : l'église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste ; l'église paroissiale Sainte-Marie-aux-Neiges au lieu-dit Le Pissoux ; l'église paroissiale Saint-François-de-Sales au lieu-dit Le Chauffaud ; la chapelle Saint-Joseph-aux-Bassots de Villers-le-Lac inscrite aux monuments historiques ; la ferme sur la Roche, construite en 1777-1778, qui présente un pignon très développé revêtu de tavaillons ; la station préhistorique de la roche des pêcheurs au bord du lac de Chaillexon qui renfermait un mobilier archéologique abondant et diversifié indiquant des occupations du Mésolithique final, du Néolithique et de l’Âge des métaux..

Équipement culturel Le musée de la montre : il propose une visite guidée et présente les grandes époques de la montre, de ses origines en 1500 à nos jours : montres de poche prestigieuses, évolution de la montre-bracelet, porte-montres, clefs, outils, machines et outils reconstitués, animés par dix automates grandeur nature, ainsi qu'un film relatant la fabrication des montres.

Patrimoine industriel

La commune de Villers-le-Lac s'est appelé jusqu'en 1948 "Lac-ou-Villers". Ce nom a inspiré Hubert Lambert et fils, les fondateurs, rue du Maréchal Foch, de l'une des sociétés d'horlogerie (manufactures d'ébauches et de mouvements, marques de montres et établisseurs) que comptait la commune : "LOV", acronyme de Lac-Ou-Villers.

La société "LOV" dessinait et produisait des montres bracelet qu'elle équipait de mouvements produits par des manufactures locales spécialisées comme celles d'Hyppolite Parrenin et de Virgile Cupillard, qui se regrouperont sous la marque "France Ébauches" pour favoriser une production industrielle majeure.

On retrouve toujours, sur le marché de l'occasion et du vintage, en 2026, certains modèles "LOV" équipés de ces mouvements de manufactures d'ébauches et de mouvements gravés HP (initiales d'Hyppolite Parrenin, dont les mouvements HP 40 et HP X 40), VC (initiales de Virgile Cupillard, dont le mouvement Cupillard 233) puis FE (initiales de France Ébauches, gravées dans une carte de France).

LOV proposait aussi des montres de gousset, en particulier dans les années 60 à 70. Leur boîtier était fourni par une autre société (LOV imprimait simplement son nom sur le cadran, comme le faisaient aussi de nombreuses autres sociétés horlogères, ce qui fait qu'on en trouve plusieurs, par exemple avec le même boîtier rond en acier inoxydable, et le même mouvement mais de marques différentes). LOV proposait aussi des montres à quartz, mais en important des montres et mouvements Japonais : là aussi, la montre était simplement siglée LOV une fois réceptionnée.

Il s'agissait là, pour LOV, de s'adapter au marché du quartz pour ne pas trop subir les effets économiques induits ("crise du quartz" de 1970 à 1980...) par ces nouveaux mouvements asiatiques de qualité, ultra précis et qui n'ont plus besoin d'être remontés régulièrement puisque à pile.

Cela ne suffira pas : après fusion avec une autre société, l'activité de LOV en tant que marque distincte cessera en 1980.

Particulièrement populaire dans les années 1960 et 1970, la marque "LOV" était distribuée en bijouterie traditionnelle. Elle était assez réputée pour ses modèles robustes de moyenne gamme, notamment ses montres de plongée et étanches comme les gammes "Aqua-Sport" et "Espadon" dont certaines, selon leur état, peuvent aujourd'hui être proposées à la vente jusqu'à plus de 300 euros sur les sites de vente d'occasions et d'objets "vintage". Une montre de gousset LOV des années 60 à 70, si très bon état, selon calibre, peut se proposer autour des 60 euros.

La commune comptera d'autres sociétés de montres, comme Anguenot frères (Herma), Yaxa, Bouhelier, Moutarlier, Bernard, Jaccard, Bervil

De nombreuses familles et ateliers familiaux ont travaillé pour la production horlogère locale durant des décennies.

Patrimoine naturel La ville doit sa renommée à la cascade du Saut du Doubs haute de 27 mètres : site naturel classé de France (premier site classé en Franche-Comté), il est le point de départ des bateaux de croisière et des calèches pour visiter le site et découvrir les paysages du Haut-Doubs. Une requalification totale du lieu se poursuit depuis 2001. Après la construction d'une passerelle franco-suisse, les belvédères et les sentiers ont été complètement revus. Le belvédère des bassins du Doubs : sur les hauteurs de Villers-le-Lac, il s'agit d'un point de vue des Bassins du Doubs. La vallée du Doubs avec les deux ponts routiers. Le barrage du Châtelot dans les gorges du Doubs.

Images

Personnalités liées à la commune Charles Jules Nestor Bavoux, (1824-1887), peintre français. Caporal Jules André Peugeot, premier mort de la Grande Guerre (1914-1918), instituteur au Pissoux, un hameau de Villers-le-Lac. Jean-Marie Binetruy (1946-), homme politique. Hippolyte Parrenin (1851-1915), horloger. Marcelle Mourot (1918-1982), résistante, arrêtée à Villers-le-Lac en compagnie de six prisonniers évadés et un passeur.