thumb|300px|Caserne RGA, Toul Le du génie de l'air était un régiment de l'Armée de terre de l'arme du Génie, mis à disposition du commandement de l’Armée de l'air. Les personnels du Génie de l'Air relevaient, pour les appelés, du contingent "Air" annuel, pour les personnels d'active, pratiquement tous du Génie-Terre, mais « prêtés » contre remboursement. Les hommes avaient donc la particularité de porter des fourreaux d'épaule mixtes air/génie (velours noir, galons génie et charognard type Armée de l'air) signifiant que le régiment relève de l'Armée de terre pour administration et à l'Armée de l'air pour emploi.
Le régiment était basé à Écrouves près de Toul, avenue du Génie, Écrouves se divise en 4 quartiers et la caserne Thouvenot se situait dans le quartier de Bautzen. Elle était la base aérienne 551.
Un SO-4050 Vautour, encadré de deux bulldozer trônait sur la place d'armes, jusqu'en , date de sa dissolution.
Le RGA était le dépositaire des traditions des unités de la voie de 60. Il portait le numéro de l'ancien régiment de voie de 60 .
Création et différentes dénominations 1951 : à partir d'éléments du bataillon du Génie de Libourne, le bataillon du Génie de l‘Air est créé le à Toul quartier Thouvenot et caserne Marceau à Écrouves. Le BGA devient le Régiment du Génie de l'Air le 1952 : La compagnie du RGA donne naissance au du Génie de l'Air créé en 1952 à Compiègne 1955 : , formation d'un détachement de travail à destination de l'Afrique du Nord, ce détachement précurseur devient le , la Compagnie de Terrains du Génie de l'Air, puis le le Bataillon Allégé du Génie de l'Air. 1956. Le R.G.A. dirige de nombreux détachements pendant cinq à six ans sur le BAGA, stationné à la Reghaia puis à Ain-el-Turck.Le dernier détachement, en date du , est dirigé sur Toulouse, ville vers laquelle le B.A.G.A. a fait mouvement entre-temps. 1963 : , formation de la Compagnie de Marche du Génie de l'AirHistorique du Régiment du Génie de l'Air, 1982/1983, Service Historique des Armées, Vincennes, la compagnie, formant corpsUne unité est dite « de marche » lorsqu'elle est formée à partir d'éléments d'autres unités. Le terme "marche" désigne une unité qui est formée pour un temps limité, la compagnie formant corps, est mise à la disposition du Commandement interarmées en vue de son emploi au centre d’Expérimentations du Pacifique (CEP), dans le cadre des essais nucléaires français, en Polynésie françaiseHistoire de la CMGA http://gadper.free.fr/public/Polynesie/les_anciens_racontent/HISTOIRE_DE_LA_115eme_COMPAGNIE_DE_MARCHE_DU_GENIE_DE_L_AIR.html. Six officiers du régiment sont affectés à cette compagnie, ce sont les : Capitaine Lagadec, Lieutenant Roignant, Lieutenant Merlette, Lieutenant Bobin, Lieutenant Gallon, Lieutenant Schwald; les premières mises en route sont effectuées le , le lieutenant Schwald assiste au premier embarquement qui a lieu au Havre le . , la du du génie de l'air est implantée définitivement sur la base aérienne 125 Istres-Le Tubépar décision ministérielle /EMAA/BPG/INFRA du . , le Ministre d'État chargé de la Défense Nationale décide de constituer à compter du : la Compagnie 4/18 du Génie de l'Air en détachement autonome de type 4 CPar décision ministérielle /DN/EMAT/1.0 du . , le Ministre d'État chargé de la Défense nationale décide, pour traduire son intention d'adapter de façon plus étroite les formations du Génie de l'Air, à l'organisation territoriale de l'Armée de l'Air et de faciliter la mobilisation de ces unités en leur conférant des structures "Paix" directement issues de leurs structures "Guerre", la transformation de la Compagnie du du génie de l'air stationnée à IstresPar décision ministérielle /DN/EMAT/1.0/CD du . 1973 : à compter du , la Compagnie du du génie de l'air est transformée en bataillon et prend l'appellation de Bataillon du Génie de l'Air. En 1974, une compagnie du régiment est entièrement destinée à l'instruction et devient le Centre d'instruction des Spécialistes du génie de l'Air. 1998 : , dissolution du du Génie de l'Air. Le Génie de l'Air ne comprendra donc qu'un seul régiment le du génie de l'air, formé de 5 compagnies professionnalisées stationnées à Istres (2 compagnies), Mont-de-Marsan (1 compagnie), Avord (1 compagnie) et 1 compagnie au DA136 de Toul/Rosières Colonel PHELUT. 2004 : Le Détachement Air (DA) 136 est dissous le . La opérationnelle du Génie de l’Air de Toul est également dissoute. Son centre d’instruction est donc rapatrié à Istres et devient la Section d'Instruction des Spécialistes du Génie de l'Air, centre délégué de formation rattaché à l'École du génie d'Angers.
Colonels et Chefs de Corps 03/01/1951 - 30/09/1951 Lieutenant-colonel Cros 01/10/1951 - 31/05/1954 Colonel Cinquin 10/06/1954 - 08/02/1957 Colonel Montagner 09/02/1957 - 24/09/1957 Colonel Long 25/09/1957 - 23/09/1959 Colonel Bouveret 24/09/1959 - 30/09/1961 Lieutenant-colonel Fourichon 01/10/1961 - 22/09/1962 Colonel Perie 23/09/1962 - 25/09/1964 Colonel Girardot 26/09/1964 - 27/09/1966 Colonel Varelet 01/11/1966 - 08/08/1968 Colonel Gere 09/08/1968 - 18/01/1971 Colonel Belasco 19/01/1971 - 10/08/1973 Colonel Passerat 11/08/1973 - 16/06/1975 Colonel Auvin 17/06/1975 - 17/08/1977 Colonel Lassus 18/08/1977 - 20/08/1979 Colonel Martinage 21/08/1979 - 16/07/1981 Lieutenant-colonel Grangeon 17/07/1981 - 19/07/1983 Colonel Jouslin de Pisseloup de Noray 1983-1985 Colonel Chavagnier 1985-1988 Colonel Simon 1988-1990 Colonel Nury 1990-1992 Colonel Hombourger 1992-1994- Colonel Castela 1994-30/06/1998- Colonel Truc
Drapeau Il s'agit de l'emblème du du génie. Le RGA était le dépositaire des traditions des unités de la voie de 60. Il portait le numéro de l'ancien régiment de voie de 60 qui avait lui-même la garde de deux fanions souvenirs des et Régiment d'Artillerie à Pied.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :
350px thumb|300px|Monument aux Morts de la voie de 60, Caserne RGA, Toul
Par ce drapeau, se trouve assurée la continuité entre les canonniers des et Régiment d'Artillerie à Pied puis d'Artillerie, les Sapeurs des Chemins de Fer des Régiment du Génie et du génie et les Sapeurs de l'Air du du génie de l'air.
Après la dissolution en 1940 des unités de Chemins de Fer issues du du génie, le drapeau est préservé. En 1942, il se trouve au du Génie de l'Armée d'armistice à Roanne; au mois de novembre, le colonel Legrand le dissimule dans une cave du musée Descholette à Roanne. Il est gardé ensuite par Madame Vagneron, veuve de l'adjudant-chef Vagneron du d'infanterie à Riorges Loire. Il est repris ensuite par le Colonel Legrand, commandant le d'infanterie qui le verse au Service Historique de l'Armée le . Le , il est remis au Bataillon du Génie de l'Air, sur la place d'armes du Quartier Thouvenot à Toul; le ministre et le secrétaire d'État aux Forces armées sont présents, ainsi que les généraux d'Armée aériennes Lecher et Vallin.
Le drapeau devient l'emblème du du génie de l'air, constitué le à la suite de la dissolution du Bataillon du Génie de l'Air.
Le RGA de Toul était le dépositaire des traditions des unités de la voie de 60. On notait la présence, dans la caserne Thouvenot-Bautzen, à Toul, de matériel de voie de 60. Le seul locotracteur Schneider survivant connu était le monument aux morts, lien avec les sapeurs de la voie de 60 décédés au combat. Il y avait également une plateforme d'artillerie Péchot Mle 1888. Le locotracteur Schneider est maintenant à son ancien emplacement, dans l'emprise de la CCT. L'amicale des anciens du RGA conserve la responsabilité du site.
Devise
Agir Vite et Puissamment
Missions et rôle du Génie de l’Air
Le RGA s'entrainait à ses missions au cours d'exercices sur l'ancienne base de Vouziers-Séchault, construite à l'origine comme base auxiliaire (Dispersed Operating Base) pour l'USAF en 1952. Cette ancienne base aérienne de l'OTAN a été déclassée en 1969 et transformée trois ans plus tard en terrain d'exercices attribué l'année suivante au du Génie de l'Air avec présence d'un détachement permanent depuis 1972.
Historique Le Bataillon du Génie de l'Air. au . le Bataillon du Génie de l'Air a été formé à partir d'une compagnie du Bataillon du Génie crée à Libourne en 1948. Le , un détachement précurseur composé d'un aspirant et de quatre sapeurs est dirigé sur Toul où doit être stationnée cette unité. Trois jours plus tard, une partie de la Compagnie du Bataillon comprenant 1 officier, 1 sous-officier et 35 sapeurs est détachée à Toul. Le , le reste de la Compagnie est à son tour dirigé sur Toul; elle est composée de 2 officiers, 1 aspirant, 6 sous-officiers, 62 sapeurs. Le détachement est placé le sous les ordres du chef de bataillon Cros. Le , le Bataillon du Génie de l'Air est formé au quartier Thouvenot à Toul. Le Lieutenant-colonel Cros prend le commandement du bataillon le . Ce bataillon se compose de 5 compagnies. L'effectif théorique est le suivant : 32 officiers, 112 sous-officiers, 695 caporaux et sapeurs. La première incorporation a lieu du 24 au (450 recrues). Le , le Bataillon du Génie de l'Air est dissout par Décision Ministérielle /EMFAG/10 du . Travaux effectués par le Bataillon : Un certain nombre de détachements sont dirigés sur Bordeaux, Toulon, Marseille, Lahr (Allemagne) pour percevoir du matériel. Le , un premier train de 45 wagons chargés de matériels venant de Oued-Smar (tracteurs, bétonnières, camions) est déchargé. Le , arrive un second train de matériel de même provenance et le , trois nouveaux trains. Travaux de casernement : La construction d'un nouveau hangar, dénommé "hangar Sarrade & Galtier" est entreprise dès le sous la direction du Capitaine Pantalacci et terminée le . Le nouveau mess du bataillon est terminé le . Damblain La reconnaissance concernant les travaux topographiques pour la création d'un terrain d'aviation est effectuée le par le Lieutenant Lassus. Cet officier commande le détachement acheminé le pour effectuer ses levers topographiques. Écrouves Des essais de destruction de piste sont entrepris le . Luxeuil La pose de plaques PSP sur une aire de stationnement au profit de l'Armée de l'Air débute le . Mailly (camp de) Le un détachement est dirigé sur Mailly pour y effectuer des travaux commandés par l'Armée de l'Air. Par ailleurs, le BGA expédie du matériel de chantier à : Cormeilles-en-Vexin le , Orléans le , Rosières en Haye le , Villacoublay le . Le Régiment du Génie de l'Air. Le est formé le Régiment du Génie de l'Air par la dissolution du Bataillon selon les prescriptions de la décision ministérielle /EMFAG/10 du . Le Colonel Cinquin arrive le au corps pour prendre le commandement. Organisation provisoire du Régiment : Etat-Major, Compagnie de Commandement, Compagnie Régimentaire des Services, Bataillon comprenant : , et , Bataillon comprenant les et , les et sont des compagnies cadres. Le régiment occupe le quartier Thouvenot et le quartier Bautzen. Le , l'État-Major du régiment s'installe dans le bâtiment "Y" du quartier Thouvenot entièrement remis à neuf.
Les documents de référence sont constitués uniquement par les journaux de Marches et Opérations. Le caractère très succinct des informations consignées dans ces journaux n'a pas permis de rédiger un chapitre TRAVAUX très précis et développé et ne peut être considéré comme un bilan des travaux effectués par le régiment. 1952 Damblain : Levé topographique et sondages pour la construction d'une base aérienne de l'OTAN. Travaux de juin à septembre. Essey les Nancy : Chantier de pose de PSP jusqu'au . Rosières : Participation au chantier de terrassement pour la construction de la base.
1953 Compiègne : Travaux topographiques à compter du .