est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Bouzanne, l'Auzon, le Creuzançais, le Couvent et divers autres petits cours d'eau.
Cluis est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1901.
Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, forteresse médiévale flanquée de tours et courtines, est inscrit en 1935 (château féodal, restes). Le Manoir de Cluis-Dessus, une construction du , avec notamment un escalier à tourelle avec porte en accolade), ayant subi une importante restauration au et conservant des décors peints et boiseries, est inscrit en 1928 (manoir de Cluis-Dessus). Le Viaduc de l'Auzon, un ouvrage d'art ferroviaire de la ligne d'Argenton-sur-Creuse à La Chaussée, est inscrit en 2023 . Le château de Charon, un château avec douves, ferme et colombier, est inscrit en 2025 (en totalité, avec pont en ciment armé). L’église Saint-Paxent, nef et choeur du , crypte et chapiteaux du , est inscrite en 1927.
Géographie Localisation La commune est située dans le sud, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.
Les communes limitrophes sont : Mouhers (), Gournay (), Maillet (), La Buxerette (), Montchevrier (), Orsennes () et Saint-Denis-de-Jouhet ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Neuvy-Saint-Sépulchre (), La Châtre (), Châteauroux (), Issoudun () et Le Blanc ().
{"type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q211643", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600" }}
Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Le Montet, Laveau, Cluis-Dessous, les Robinets, les Oranges, Forges et Série. L'habitat dispersé dominait mais le bourg s'étend aujourd'hui grâce aux lotissements (les Valettes ou Ragon), consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le sol de la commune est très diversifié, une partie contenait des nodules ferreux, qui ont donné lieu à un travail du fer attesté dès l’époque moderne.. Cluis fait partie de l’ensemble paysager de la Vallée Noire décrit par George Sand avec ses collines et ses haies typiques.
Le territoire communal est arrosé par les rivières Bouzanne (à l'est) et Auzon (à l'ouest). Sur ces deux rivières étaient installés de nombreux moulins, comme le moulin du Mas sur l'Auzon et jusqu'à cinq moulins sur la Bouzanne, comme le moulin Garand ou le moulin de Cluis-Dessous.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jeu-les-Bois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 38, 42, 54, 75, 123, 124 et 990, consulté le 3 septembre 2018..
La ligne d'Argenton-sur-Creuse à La Chaussée passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse, à .
Cluis est desservie par les lignes H, I et J du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 654.
Urbanisme Typologie Au , Cluis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,1 %), terres arables (24,4 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), forêts (6,9 %), zones urbanisées (2,6 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements, consulté le 28 octobre 2018. de la commune :
Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements 753 763 Résidences principales 64,1 % 63,1 % Résidences secondaires 15,2 % 15,6 % Logements vacants 20,8 % 21,3 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 75,8 % 75,7 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Cluis est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cluis. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 83,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 581 sont en aléa moyen ou fort, soit 83 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Cluis est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie Le nom est attesté sous les formes Cloiensis Castri en 1117, Cluis en 1164 et 1190, Closis en 1212, 1239, 1282 et au XIVe siècle, Closys en 1228, de Cluies en 1242, Cluys en 1318, Cluys-dessoubz en 1461.
Le toponyme semble dérivé du latin clausus « clos, enclos », peut-être en référence à une enceinte ou à une fortification.
Ses habitants sont appelés les Cluisiens..
Histoire Des fouilles archéologiques dans le centre du bourg ont révélé des traces d'habitat gallo-romain. Plusieurs villae gallo-romaines ont été repérées aux alentours du village qui devait se trouver un peu à l'écart des grandes voies romaines.
La première mention écrite date de 1001. Il s'agit du premier seigneur connu de Cluis, Giraud, « Cluensis Castri Dominus ». Peu après est cité Boson, « Vir illuster de Closis », seigneur de Cluis et cofondateur de l'église de Neuvy-Saint-Sépulchre.
Entre 1100 et 1150, Cluis est divisé par voie d'héritage en deux fiefs féodaux : Cluis-Dessus et Cluis-Dessous. Deux mottes féodales sont construites, une à proximité du village gallo-romain de Cluis et une deuxième plus au nord-estArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, .. Plus tard, ceci entraîne la division en deux de la paroisse. Les deux châtellenies ont dès lors des histoires parallèles mais distinctes. Ainsi en 1152, le seigneur de Cluis-Dessous, Ebbes de Déols, brûle Cluis-Dessus en représailles des attaques du roi Louis VII contre ses terres. Le village et son église sont détruits, parce que leur seigneur avait suivi le roi de France.
Par mariage, la seigneurie de Cluis-Dessous passe entre les mains des Chauvigny à la fin du . Cette famille s'éteint en 1508 et les biens passent aux , par Louise, dernière épouse d'André de Chauvigny (comme Argenton). Après les Bourbon-Montpensier, la châtellenie est vendue avec les seigneuries d'Aigurande et de Sainte-Sévère en 1697 à Nicolas Léonor de Flexelles, marquis de Brégy, ambassadeur en Pologne et en Suède.Œuvres posthumes de Louis d'Hericourt, avocat au Parlement, Volume 3 contenant la suite de ses mémoires sur des questions de droits civils, p 416, "Mémoire XXXII" (à p. de page 411).. La descendance mâle du marquis s'éteint en 1762.
En 1767, le seigneur de Cluis-Dessus, Gabriel de Montaignac, achète la châtellenie de Cluis-Dessous et réunit les deux paroisses. En 1818, la commune de Cluis est formée de la fusion des anciennes communes de Cluis-Dessus et Cluis-DessousAssociation pour la sauvegarde des sites de Cluis, consulté le 22 août 2012..
Les communautés cluisiennes sont en crise démographique au début du , puisque celle de Cluis-Dessus passe de en 1709 à 191 en 1726, et celle de Cluis-Dessous de 33 à 18 seulement dans le même tempsOlivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (), p. 168.. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)Zeller, , p. 145 et 153..