Marcel Jean Marie Alessandri, né le à Boulogne-sur-Mer et mort le à Paris, est un général de division de l'armée française, actif durant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Indochine.

Origines familiales Il est né à Boulogne-sur-Mer le .

Carrière militaire Première Guerre mondiale Admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr le , il intègre la promotion "La Grande Revanche". Il est affecté au d'infanterie pour emploi. Au sein de ce régiment puis au sein des 123 et d'infanterie, il participe aux opérations de la Première Guerre mondiale. En 1915, il combat au Bois d’Auderne, aux Eparges en Champagne ; en 1916, il est sur la Somme, à Verdun et à Craonne ; en 1917, c’est les Flandres et enfin il combat à Soissons, Coucy le Château, Saint Marc. Il est blessé le , par une balle, au poignet. Il gagne 6 citations et la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Nominations - promotions : Sous-lieutenant le , Lieutenant le Capitaine le .

Entre-deux-guerres Après un stage à l’ESM, il choisit l’infanterie coloniale et rejoint le d'infanterie coloniale le puis le de tirailleurs sénégalais au Maroc. Les colonnes de de 1919 à 1922 l’engagent contre les Beni Ouarain et il se distingue à M’Soussa et à Kessarat Khemis, à Goufra Oued M’Lousa – Taza - Ras Arhas – 1920 -, Aïn Souk… - 1921 - Chouf ech Cherg, Teniet M’Sanier – 1927 - Tazzarine Taghbelt - Haut Atlas (Imdghas, Aghembou, Donoughz) 1932.

Il gagne une citation avec croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures. Son grade de capitaine à titre temporaire est confirmé à titre définitif le .

Il sert ensuite au de marche du Tonkin qu’il rejoint le qui devient d'infanterie coloniale quelques jours plus tard. Il est affecté en Afrique occidentale française au de tirailleurs sénégalais le . Il rejoint ensuite le mixte d'infanterie coloniale le puis le d'infanterie coloniale le de la même année.

Le , il intègre l’école de guerre où il reste jusqu’en 1930. Cette année-là, il est promu chef de bataillon, le . Mis à disposition du général commandant supérieur des troupes du Maroc le , il rejoint l’état-major de la région de Taza puis prend le commandement du de tirailleurs sénégalais le . Pendant cette période, il prend part aux opérations de pacification où il gagne une citation en .

Rapatrié en métropole, il sert successivement à l’état-major des troupes coloniales de 1934 à 1935, puis il est nommé instructeur à l’école de guerre avec une affectation au d'infanterie coloniale. Il est promu lieutenant-colonel le .

Promotions : Chef de bataillon en 1930 Lieutenant-colonel le

Seconde Guerre mondiale Appelé à servir au Tonkin, il quitte son emploi le et rejoint l’Indochine. Sous-chef puis chef d’état-major du général commandant supérieur à compter du , il est promu au grade de colonel le .

L’attaché militaire à Tokyo, colonel de l’infanterie désigné au tour normal devant remplacer le colonel de Cadoudal chef de corps du REI ne peut rejoindre son poste. Celui-ci est confié au colonel Alessandri, de l’infanterie coloniale.

Au mois de novembre, il est désigné à la tête de la du Tonkin. Nommé général de brigade le , il prend le commandement du groupement « Ouest du fleuve Rouge ». Il est promu général de division à titre temporaire. Quand les Japonais s'emparent le 9 mars 1945 de l'Indochine française, en lui donnant l'indépendance, il passe alors la frontière de la République de Chine avec les rescapés du coup de force des Japonais, que l’histoire retiendra sous le nom de « Colonne Alessandri »<ref>Philippe Franchini, Les mensonges de la guerre d'Indochine, p.33, Perrin, Paris 2005, </ref>, le et prend le commandement supérieur des troupes françaises en Chine et le titre de délégué général du Gouvernement.

Promotions et nominations : Colonel en 1941 Général de brigade en 1943

Guerre d'Indochine D’août à , il est délégué du haut-commissaire pour la zone Nord indochinoise et en 1946, il est désigné comme commissaire de la République et commandant militaire au Cambodge. Il préside la conférence de Dalat en Ouvrage collectif, La Guerre d'Indochine. Dictionnaire. Perrin 2021 .

Après sept années en Extrême-Orient, il est rapatrié le . D’abord mis à disposition du ministre, il retrouve l’Indochine. Le , il prend le commandement des forces terrestres en Extrême-Orient puis celui du Nord Vietnam. À la suite de l’affaire de la RC4, il est remplacé et rapatrié le .

Il sert à l’état-major des troupes coloniales après avoir été mis hors de cause par le rapport du général Juin sur les événements de Cao Bang, il quitte l'armée en 1955.

Distinctions Rubans aux couleurs des décorations françaises plus certaines décorations étrangères 106px106px106px106px106 px106px106px106px106px106px106px

Intitulés des décorations françaises Chevalier (1916), officier (1930), commandeur (1945) et grand officier de la Légion d'honneur (1950), dossier non communicable Médaille de la Résistance (JO du 48) Croix de Guerre 1914-1918 Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Médaille coloniale avec agrafes « Maroc » « Indochine » Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Médaille interalliée dite de la Victoire Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 Médaille commémorative de la campagne d'Indochine

Intitulés des décorations étrangères Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Grand-croix de l'ordre royal du Cambodge Médaille militaire du Cambodge Médaille de la résistance du Laos Ordre du Bain britannique

Citations Division (OG n° 36 avec croix de guerre 14/18 1915 Division (OG n° 19 avec croix de guerre 14/18 1916 Armée JO du 23 11 16 avec croix de guerre 14/18 1916 Régiment OG n° 22 « R » avec croix de guerre 14/18 1917 Régiment OG n° 555 avec croix de guerre 14/18 1917 Division (OG n° 240 avec croix de guerre 14/18 1918 Division (OG n° 1 avec croix de guerre des TOE 1922 Armée OG n° 57 avec croix de guerre des TOE 1933 Armée JO du 21 06 46 avec croix de guerre 39/45 1945 Armée Déc n° 17 avec croix de guerre 39/45 1947 Armée Déc n° 2 3 avec croix de guerre TOE 1950 Armée Déc n° 38 avec croix de guerre TOE 1951

Notes et références

Liens externes

Base Léonore Site de la Légion étrangère

Bibliographie Yves Bréhéret, L'odyssée de la colonne Alessandri, Presses de la Cité, 1989 Jacques Dalloz, Dictionnaire de la guerre d'Indochine, Armand Colin, 2006 Philippe Franchini, Les mensonges de la guerre d'Indochine'', Paris, Perrin, 2005

Catégorie:Naissance en juillet 1895 Catégorie:Naissance à Boulogne-sur-Mer Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de l'armée de Vichy Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Officier de Légion étrangère Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Titulaire de la médaille commémorative interalliée (1914-1918) Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Compagnon de l'ordre du Bain Catégorie:Militaire français de la conquête du Maroc par la France Catégorie:Militaire français de la colonisation française de l'Asie Catégorie:Décès en décembre 1968 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Général français promu en 1943