L'Attaque du métro 123 ou Pelham 123 - L'ultime station au Québec () est un film américano-britannique réalisé par Tony Scott et sorti en 2009.

Denzel Washington incarne Walter Garber, directeur de la Metropolitan Transportation Authority, retrogradé comme aiguilleur sur la ligne 6 du métro de New York. La rame « Pelham 123 » est détournée et une prise d'otage a lieu. Le chef des preneurs d'otage, Ryder (interprété par John Travolta), prend alors contact avec lui et exige une rançon.

Il s'agit d'une adaptation du roman Les Pirates du métro de John Godey, publié en 1973. Il avait déjà été adapté dans Les Pirates du métro (The Taking of Pelham One Two Three) réalisé par Joseph Sargent et sorti en 1974. Le film de Tony Scott reprend également des éléments du film de 1974.

Synopsis Walter Garber travaille à la Metropolitan Transportation Authority, au poste de commande centralisé situé au croisement de Vanderbilt Avenue et de la rue à Midtown. À la suite d'une enquête, il a été rétrogradé comme aiguilleur et gère aujourd'hui le trafic de la ligne 6 du métro de New York. À , alors que sa journée touche à sa fin, la rame Pelham 123 s'immobilise sans explication. Des pirates viennent d'en prendre le contrôle à la station de la rue et ont immobilisé le train dans un tunnel, avant de le séparer en deux. Après avoir détaché la première voiture sous la station de la Rue, les « pirates » prennent certains passagers en otage et l'un d'eux tue un policier de la New York City Transit Police en civil. Les autres voyageurs sont libérés. Les criminels coupent ensuite le courant autour du tunnel où est stationnée la locomotive. Alors que des coups de feu sont entendus, Walter Garber tente de contacter le conducteur du 123, Jerry Pollard. C'est finalement un mystérieux homme qui le contacte. Ce dernier exige 10 millions de dollars en liquide, payables sous 60 minutes par le maire de la ville. L'homme prévient qu'à chaque minute de retard, il tuera un otage. Walter avertit son responsable, John Johnson, qui lui met la pression pour gérer l'appel.

Alors qu'il circulait justement en métro, le maire est averti en urgence de la situation. De son côté, Walter Garber négocie à contrecœur avec le preneur d'otage, qui demande à être appelé Ryder. Les deux hommes commencent à échanger sur leurs vies respectives et sur leurs convictions personnelles. Ramos et Emri, les complices de Ryder, installent une connexion internet dans le tunnel. Sur son ordinateur portable, Ryder observe le Dow Jones chuter de près de après la prise d'otages. Le lieutenant Vincent Camonetti de l'unité d'intervention d'urgence de la police de New York arrive alors dans les bureaux de la MTA et prend en charge les négociations. Cela provoque la fureur de Ryder, qui tue le conducteur du train pour forcer Camonetti à faire revenir Garber. Mis à l'écart par son supérieur, Walter Garber avait quitté le bâtiment avant d'être rappelé en urgence par son collègue Delgado.

Un groupe d'intervention est envoyé près du train. Le lieutenant Camonetti s'entretient quant à lui avec John Johnson et apprend que Walter Garber fait l'objet d'une enquête pour avoir prétendument accepté un pot-de-vin pour un important contrat avec le Japon. Ramos connait Walter Garber et s'interroge sur sa présence comme aiguilleur. Ryder fait donc des recherches sur lui et contraint ensuite Walter Garber à avouer son crime. Alors que Walter refuse, Ryder menace de tuer un passager. Pour sauver l'otage, Walter Garber prétend qu'on lui a proposé le pot-de-vin de , alors qu'il hésitait entre l'entreprise japonaise et un concurrent canadien. Il précise qu'il a utilisé l'argent pour payer les études de ses filles. Walter reçoit alors un appel téléphonique de sa femme, Theresa, car la police a ordonné une perquisition à la demande Camonetti.

Grâce à l'ordinateur de son petit-ami George retenu en otage, une jeune femme de Brooklyn voit en direct ce qu'il se passe via sa webcam et transmet les images à la presse. Walter et ses collègues y reconnaissent leur ancien collègue Phil Ramos. Le maire accepte de payer la rançon de Ryder et ordonne à la police de la remettre. Il se rend ensuite dans les locaux de la MTA. Ryder demande alors à parler au maire. Malgré l'opposition de Camonetti, le maire accepte de parler à Ryder. Ce dernier lui propose de l'échanger contre les 17 otages, alors qu'il ne reste que 11 minutes avant l'ultimatum. Le maire refuse et Walter tente de rassurer l'arrivée très prochaine de l'argent et gagne du temps. Mais la voiture a un accident à Manhattan et ne parvient pas à livrer l'argent à temps. Alors que les sacs sont en route sur des motos de police, Walter Garber tente de faire croire à Ryder que la rançon est arrivée, ignorant qu'il surveille les événements sur son ordinateur portable. Ryder menace d'exécuter la mère d'un enfant, mais un autre otage, un ancien soldat nommé Wallace, se sacrifie. Une brève fusillade éclate lorsqu'un tireur d'élite des services d'urgence est mordu par un rat et fait involontairement feu, tuant Phil Ramos.

Ryder devient de plus en plus tendu et exige que Walter Garber remette lui-même la rançon afin d'éviter tout contact avec la police. Avant cela, Walter contacte sa femme Theresa, pour la prévenir de son implication et qu'il va entrer dans le tunnel. Walter tente de la rassurer. Il est transporté par hélicoptère sur les lieux. La police remet ensuite un pistolet à Walter pour sa protection, caché dans l'un des sacs de la rançon. Ryder le fait ensuite monter Garber à bord. La police parvient ensuite, grâce aux informations glanées dans les conversations avec Walter Garber, à en savoir plus sur Ryder. Il se nomme en réalité Dennis Ford, un cadre d'une société de capital-investissement condamné à une peine de prison pour fraude financière. Dennis Ford avait plaidé coupable et écopé d'une peine de trois ans, mais il a finalement été condamné à dix ans. C'est derrière les barreaux qu'il a renconté Phil Ramos. Un conseiller du maire évoque la chute vertigineuse des principaux indices boursiers, et le maire en déduit que Ryder tente de manipuler le marché via des options de vente.

Garber monte finalement à bord du train. Ryder ordonne à Camonetti de remettre le courant et de libérer les voies. Il demande à Walter de conduire le train. Ils descendent dans un tunnel après la station de la rue, trafiquant le train pour qu'il continue à avancer sans eux. Le train prend de la vitesse et est sur le point de dérailler. Alors qu'il se dirigent à pied vers Franklin D. Roosevelt Drive, Garber parvient à récupérer l'arme et s'échappe via un passage à niveau. Le train s'arrête à temps juste avant le terminus à Coney Island (). La police découvre que Ryder n'est plus à bord. Il s'est séparé de ses complices, Bashkin et Emri, qui sont abattus en provoquant un suicide par police interposée. À bord d'une voiture volée, Walter suit Ryder qui se rend en taxi vers le pont de Manhattan. Ryder vérifie ses comptes et voit que son opération lui a rapporté 307 millions de dollars. Walter averti la police et fait le reste du chemin à pied en raison des bouchons. Walter retrouve ensuite Ryder sur la passerelle piétonne du pont. Ryder lui donne dix secondes pour tirer, et dans les dernières secondes, il sort son propre pistolet et force Garber à l'abattre. Dans son dernier souffle, Ryder lance à Garber : , puis s'effondre et meurt. Le lieutenant Camonetti observe la scène avec approbation depuis un hélicoptère.

Le maire remercie Garber et lui assure que la ville le soutiendra après ses aveux de corruption. Garber rentre chez lui, en métro, les bras chargés des courses qu'il avait promis d'aller chercher à sa femme Theresa.

Fiche technique

Titre français : L'Attaque du métro 123 Titre original : Titre québécois : Pelham 123 - L'ultime station Réalisation : Tony Scott Scénario : Brian Helgeland (avec la participation non créditée de David Koepp), d'après le roman de John Godey Les Pirates du métro et le scénario de 1974 de Peter Stone Musique : Harry Gregson-Williams Photographie : Tobias A. Schliessler Montage : Chris Lebenzon Producteurs : Tony Scott, Todd Black, Jason Blumenthal et Steve Tisch Directeur artistique : David Swayze Décors : Chris Seagers Costumes : Renee Ehrlich Kalfus Sociétés de production : Columbia Pictures, Metro-Goldwyn-Mayer, Relativity Media, Scott Free Productions, Escape Artists Sociétés de distribution : Columbia Pictures (États-Unis), Sony Pictures Releasing (Royaume-Uni), Sony Pictures Releasing France (France) Budget : Pays d'origine : et Genre : Thriller et action Langue originale : anglais Dates de sortie : États-Unis, Canada : France :

Distribution Denzel Washington : Walter Garber John Travolta : Dennis « Ryder » Ford Luis Guzmán : Phil Ramos Victor Gojcaj : Bashkim Robert Vataj : Emri John Turturro : le lieutenant Vincent Camonetti Michael Rispoli : John Johnson Ramón Rodríguez : Delgado James Gandolfini : le maire de New York John Benjamin Hickey : l'adjoint du maire LaSalle Alex Kaluzhsky : George Gbenga Akinnagbe : Wallace Jason Butler Harner : Thomas Gary Basabara : le conducteur Jerry Pollard Tonye Patano : Regina Aunjanue Ellis : Therese Garber Alice Kremelberg : la copine de George Frank Wood : le commissaire Sterman Maria Bartiromo : une reporter Chance Kelly : le capitaine Kelley Adrian Martinez : le chauffeur de taxi sur le pont Jason Cerbone : l'officier Davis

Production Genèse et développement

Les premières ébauches du script consistent principalement à moderniser le roman d'origine avec des éléments contemporains comme la technologie moderne ainsi que le spectre des attentats du 11 septembre 2001 à New York. David Koepp reste cependant fidèle au roman en préservant l'aspect « grand héros contre les vilaines choses. Brian Helgeland s'inspire quant à lui plutôt du film de 1974.

Attribution des rôles Ce film marque la quatrième collaboration entre Denzel Washington et Tony Scott après USS Alabama (1995), Man on Fire (2004) et Déjà vu (2006).

Tournage thumb|Extérieur de Grand Central Terminal Le tournage a eu lieu principalement à New York, notamment à Manhattan (Grand Central Terminal, pont de Manhattan), le Bronx (Jerome Avenue), Brooklyn (Kensington, Dumbo, Jay Street), le Queens (Astoria, Kaufman Astoria Studios). La station Lower Bay du métro de Toronto a par ailleurs été utilisée pour simuler des stations new-yorkaises. Si beaucoup de véritables lieux ferroviaires ont été utilisés, l'équipe n'a pas pu tourner dans le centre de contrôle du métro situé dans un immeuble discret à Manhattan. Le décor a été recréé sur un plateau des Kaufman Astoria Studios.

Avant le tournage, la majeure partie de l'équipe a dû s'inscrire à une journée de formation sur la sécurité, comme tous les employés du NYC Transit qui travaillent dans les tunnels. La sécurité était très importante sur le tournage : les employés du NYC Transit sont allés jusqu'à examiner les chaussures de 200 figurants avant qu'une scène d'évacuation des passagers dans le tunnel de Church Avenue soit tournée.

Le réalisateur Tony Scott voulait que son film soit le plus réaliste possible, comme l'explique l'un des producteurs, Barry Waldman : . Le tournage dans le métro new-yorkais a duré quatre semaines, ce qui est en fait le plus long dans le métro de la ville. L'équipe a pu accéder à certaines zones du réseau où aucun tournage n'avait eu lieu. Ce tournage a par ailleurs été assez difficile, en raison de températures parfois très élevées et des rames de métro qui passaient à seulement quelques centimètres des membres de l'équipe, qui devaient également faire attention au rail d'alimentation et son courant électrique de 600 volts.

Musique

La musique du film est composée par Harry Gregson-Williams. C'est la sixième fois qu'il travaille avec Tony Scott. La musique du générique d'entrée est un remix de 99 Problems de Jay-Z.

Sortie et accueil Critique