La légère mécanique, est une unité française de blindés, créée en juillet 1935, par la transformation de la de cavalerie. Première grande unité française entièrement motorisée, elle combat en 1940 pendant la bataille de France. Encerclée en Belgique fin , elle est reconstituée en juin. Elle est dissoute après l'armistice de 1940.

Création vignette|AMC Schneider P 16 du de la en 1936. L'insigne du sanglier qui charge est peint sur les différents blindés de la division. La DLM de 1935 devait comporter un régiment reconditionné avec 2 escadrons de motocyclistes et 2 escadrons d'automitrailleuses AMD 35 Panhard, une brigade de combat avec 2 régiments, une brigade motorisée avec 2 régiments motorisés de dragons à 2 bataillons, un régiment d'artillerie.

La cavalerie voulant équiper ses brigades de combat avec des Somua S-35 en remplacement du Hotchkiss H35 employé comme AMC (automitrailleuses de combat). La transformation de la DC était lente et beaucoup de modifications ont été faites à l'ordre de bataille prévu.

Ces modifications ont eu comme conséquence moins d'unités mais avec un meilleur équipement. La brigade motorisée a été réduite à un régiment motorisé de dragons avec 3 bataillons équipés de camions tous terrains (Lorraine et Laffly). Les escadrons d'AMR ont été transférés au régiment motorisé de dragons et les régiments de combat ont été équipés des S-35 et H-35. La production lente des SOMUA a empêché la pleine dotation de SOMUA S-35 dans les régiments de combat qui ont maintenu leurs tanks H-35. Le régiment de reconnaissance a reçu l'AMD 35 Panhard. En suivant ses idées, le général Flavigny a pris le commandement de la DLM

Organisation au 10 mai 1940 vignette|Un groupe de AMR 35 armés d'une mitrailleuse Hotchkiss de 13,2 mm du de dragons portés. le véhicule de devant, , est le deuxième produit et montre les grandes rosettes typiques de cette unité à partir de 1938. Commandant : général de brigade Picard Chef d'état-Major : chef d'escadron Bonvalot Commandant de l’artillerie divisionnaire : colonel Lais Commandant du train divisionnaire : chef d'escadron Mulie

Régiment de reconnaissance : de cuirassiers : colonel Dario

brigade légère mécanique : colonel de Brauer. Deux régiments de chars de combat, à deux escadrons de S-35 et deux de H-35 : de dragons : lieutenant-colonel Pinon de cuirassiers : lieutenant-colonel Poupel EDAC ERD

légère mécanique : colonel de Beauchesne de dragons portés : colonel de Vincens de Causans

Elle compte au total 8 escadrons de chars et 5 escadrons d’automitrailleuses AMD 35 Panhard, tous alignés à 20 véhicules

régiment d'artillerie de division légère mécanique 10/ BDAC 1020/405 BDCA 37/1, 37/2, 37/3 compagnies de sapeurs mineurs 37/16 compagnie d’équipage de ponts 37/81 compagnie télégraphique 37/82 compagnie radio 37/83 détachement colombophile 227/6 compagnie automobile de QG 327/6 compagnie auto de transport GED 37/6 GSD 37

Commandement - : général Flavigny 1939 - 1940 : général Picard

Pendant la campagne de France le , les régiments de la brigade légère mécanique en garnison à Reims embarquent à Mourmelon-le-Petit pour débarquer à Verdun

Au déclenchement de l'attaque allemande, la DLM aligne 4 escadrons de char Somua S-35 (, ), elle est affectée à la française du général Giraud. Elle est envoyée donner la main au nord à la Hollande. En application de la manœuvre Dyle-Bréda, la division pénètre en Belgique, selon l’itinéraire : Landrecies-Maubeuge-Charleroi-Namur. Elle entre en contact avec l'ennemi, à seize kilomètres à l'ouest de Maastricht, au matin du . Pendant ces trois jours de combat, la division subit de lourdes pertes.

Puis elle est impliquée du 19 au 23, dans la bataille de la Sambre, à l'issue de laquelle les forces alliées engagées en Belgique se voient couper de leurs bases par l'avance des blindés allemands à Abbeville. Le , à Neuville-Saint-Vaast, elle attaque en direction de Mont-Saint-Éloi. Les combats se poursuivent après la rupture de la ligne de la Dyle à Gembloux, la DLM en forêt de Mormal, le au Quesnoy, le à Landrecies.

La division subit alors le sort des autres unités encerclées dans la poche, et combat en retraite jusqu'à Dunkerque, où ses éléments survivants sont embarqués pour l'Angleterre, les 30 et . Jusqu’au bout, les derniers chars SOMUA furent engagés avec succès. Les tout derniers furent sabotés par leurs équipages en vue de Dunkerque. La est reconstituée en juin. Elle participe aux combats de retraite avant d'être dissoute en .

Article connexe Division légère mécanique

Sources et références

Catégorie:Division blindée ou de cavalerie de l'Armée de terre française Division Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1935 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940