Le de cuirassiers () est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Pologne cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.

Après avoir été dissous en 1992, il est recréé en afin de prendre garnison aux Émirats arabes unis où il sert de régiment support aux entraînements en zone désertique dans le cadre des Forces françaises aux Émirats arabes unis.

Création et différentes dénominations vignette|upright=0.8|Trompette du en 1805. 1653 : Nogent cavalerie 1656 : Vaubrun cavalerie 1658 : Nogent cavalerie 1672 : Saint-Ruth cavalerie 1674 : Saint-Germain cavalerie 1692 : Gournay cavalerie 1694 : Cossé-Brissac cavalerie 1704 : Magnières cavalerie 1710 : Monteis cavalerie 1725 : Stanislas-Roi 1737 : Royal-Pologne 1791 : de cavalerie 1803 : de cuirassiers 1814 : Cuirassiers de Berry 1815 : de cuirassiers 1816 : Cuirassiers d'Orléans 1830 : de cuirassiers 1870 : de cuirassiers 1870 : de marche (Armée de l'Est) 1916 : à pied 1919 : de cuirassiers 1940 : Dissous 1945 : de cuirassiers 1954 : Dissous 1958 : de cuirassiers 1961 : Dissous 1962 : de cuirassiers 1992 : Dissous 2016 : Recréation du de cuirassiers

Chefs de corps Le régiment est d'abord la propriété de ses colonels, jusqu'à ce que le roi l'offre à son beau-père et ancien roi de Pologne Stanislas Leszczynski. Il devient ensuite régiment royal et est commandé par différents officiers dont la liste est donnée ci-dessous :

: Armand de Beautru, comte de Nogent : Nicolas de Beautru, marquis de Vaubrun : N. de Beautru, chevalier de Nogent : Armand de Beautru, comte de Nogent : Charles Chalmont de Saint-Ruth : Louis Foucauld, marquis de Saint-Germain-Beaupré : Jean-Christophe, Comte de Gournay : N.de Brissac, comte de Cossé : N.de Magnières : Marquis de Monteils : Chevalier de Witz : N.de La Tremouille, prince de Talmont, duc de Chatellerault : Comte de Merinville : Comte de Béthune : Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont, duc de Villequier : Louis-Marie, Marquis de Mailly : Marquis d'Estourmel : Henri-Louis-Auguste, Marquis de Laroche Jaquelein : Armand-Désiré de Vignerod du Plessis de Richelieu, duc d'Aiguillon : Joachim-Joseph Levasseur de Neuilly : Charles-Louis de Menou du Mée (ou Mu)

: Pierre-Antoine Misson : Jean-Baptiste Noirot : colonel Jean Charles Quinette de Cernay : Colonel Philippe Christophe de Lamotte-Guéry : Armand-Louis Gobert, baron 1831 : Cannet 1832 : de Chalendar 1846 : Auforge 1852 : Revon 1855 : Legrand 1860 : Garault de Maubranche 1862 : Vincent 1865 : Sautereau-Dupart 1868 : du Bessey de Contenson, colonel, tué le à Beaumont, remplacé par: 1870 : de Bouyne, lieutenant-colonel 1870 : de Bricourt 1870 : Nerin 1877 : de Negroni 1884 : Crotel 1892 : de Villers 1896 : Ledochowski 1898 : Philipon de La Madelaine 1901 : Abonneau 1906 : colonel Vidal de Lausun 1913 : colonel De Cugnac 1915 : colonel Menu de Mesnil : colonel de Champeaux : lieutenant-colonel de Bonnay de Breuille : chef d'escadron Garnier : lieutenant-colonel Meyer : lieutenant-colonel R.Almayer 1919 : Michaud 1924 : Penfentenyo de Kerveregen 1931 : Toussan 1933 : Danjoux 1935 : colonel Saison 1940 : de Roubin 1945 : Buron 1947 : de Chazelles 1948 : Jacques de Berterèche de Menditte 1949 : Pinsard 1950 : de Remond du Chelas 1951 : de Carmejane 1953 : Barrou 1953 : Huot 1953 : colonel Jean Baguenault de Viéville 1954 : Rater 1958 : de Roquemorel 1959 : Grandpierre 1961 : Angot 1962 : Bouchard 1963 : colonel Jacob 1965 : colonel Vincent 1967 : lieutenant-colonel Ducanchez 1969 : lieutenant-colonel Ruols 1971 : lieutenant-colonel Bolloc'h 1973 : lieutenant-Colonel Tanguy 1975 : lieutenant-colonel Jean-Louis Raymond 1977 : lieutenant-colonel de Pouilly 1979 : lieutenant-Colonel Selosse 1981 : lieutenant-Colonel Graff 1983 : colonel Dehouck 1985 : colonel Faupin 1987 : colonel Pelletier 1989 : colonel Petiot 2016 : colonel Arnaud Goujon 2017 : colonel Arnaud Drier de Laforte 2019 : colonel Gautier Saint Guilhem 2022 : colonel Yann de La Villéon

Historique des garnisons, combats et batailles du

Garnisons 1899-1914 Tours 1919-1920 Commercy 1920-1924 Gray 1929-1933 Pontoise 1938-1939 Valdahon 1945-1954 Indochine 1958-1962 Vannes 1962-1992 Kaiserslautern. Quartier Hoche/Marceau, garnison du Dissous en 1992, annonce en 2015 de sa recréation Depuis 2016 Quartier Brunet de Sairigné, Zayed Military City à Abou Dabi

Engagements De 1653-1659 : la Fronde 1667-1668 : guerre de Dévolution de 1672 à 1678 : la Hollande 1684 : Palatinat de 1688 à 1697 : guerre de la Ligue d'Augsbourg

de 1701 à 1713 : guerre de Succession d'Espagne

1719 : Espagne de 1733 à 1735 : Allemagne de 1740 à 1748 : guerre de Succession d'Autriche

de 1756 à 1763 : guerre de Sept Ans

de 1792 à 1794 : armée des Alpes 1794 : guerre de Vendée de 1794 à 1799 : armée d'Italie 1800 : armée des Grisons de 1805 à 1807 : Grande Armée 1808 : Espagne 1809 : Allemagne 1812 : Russie 1813 : Allemagne 1814 : France 1815 : Belgique 1823 : Espagne 1831 : Belgique 1870-1871 : France de 1914 à 1918 : Grande Guerre 1939-1940 : bataille de France de 1946 à 1954 : guerre d'Indochine

Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire

1792, armée des Alpes. 1793, soulèvement de Lyon, insurrections fédéralistes, siège de Lyon.

1805, campagne d'Autriche, bataille d'Austerlitz (2 décembre). 1807, campagne de Prusse et de Pologne, bataille d'Eylau (8 février). 1813, campagne d'Allemagne, bataille de Leipzig (16-19 octobre). 1814, campagne de France, bataille de Vauchamps (14 février 1814).

De 1815 à 1848

Deuxième République

Second Empire Au , le de cuirassiers, commandée par le colonel Guy de Contenson jusqu'à sa mort le , fait partie de l'armée de Châlons.

Avec le de cuirassiers du colonel Martin, le forme la aux ordres du général de Béville. Cette constitue, avec la du général de Vendœuvre, la division de cavalerie commandée par le général Lichtlin. Cette division de cavalerie évolue au sein du d'armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun. Bataille de Beaumont

De 1871 à 1914 de 1879 à 1886, garnison au quartier Ordener de SenlisPlaque commémorative des régiments ayant occupé le quartier Ordener de Senlis. ; en 1891, garnison à Reims au quartier de cavalerie Mars (Caserne Neufchâtel).

Première Guerre mondiale

Le de cuirassiers est formé à Tours au quartier Rannes. 1914 Le régiment commandé par le colonel de Cugnac est mobilisé le . Il fait partie de la de cavalerie. Un bas-relief apposé à l'entrée de la caserne tourangelle mémorise ce départ.

Il gagne la frontière belge et entre en contact pour la première fois avec l'ennemi, à Marville le . En fait c'est à la lisière du bois de Lagrange, au-dessus de Charency-Vézin occupé par l'ennemi, qu'ont eu lieu les premiers engagements de cavalerie à , faisant des morts et des blessés. Le régiment est engagé à La Fosse à l'Eau le et à Château Porcien le lendemain.

1915 En 1915, le régiment connait plusieurs cantonnements : le à Verberie dans la région de Compiègne ; dans la Somme jusqu'au ; en Alsace, à Montreux-Château, à partir du ; près de Somme-Tourbe (Champagne) au moment des attaques de septembre ; le en Lorraine, sur la Moselle ; le il entre en forêt de Parroy et y reste jusqu'en .

1916 Le , le de cuirassiers, est démantelé, devient « régiment de cuirassiers à pied » et prend le nom de de cuirassiers à pied.

Après une période de repos, le régiment est embarqué en camions le et monte au front dans la nuit du 17 au 18 dans le secteur de Lihons. Le régiment est relevé le et transporté à Fay-Saint-Quentin.

1917 Le des éléments du ramènent cinq prisonniers allemands.

À partir du le régiment accomplit une période d'instruction au camp de Mailly puis est placé en réserve dans la région de Roucy - Pontavert. En juin et juillet le régiment tient un secteur très actif : violents tirs de démolition et coups de mains continuels.

Le le colonel Menu de Menil est remplacé par le colonel de Champeaux au commandement du régiment.

1918 En , il devient le de cuirassiers à piedLa stabilisation des fronts entraine la fin de la cavalerie de bataille en 1916 ; l'état-major démantèle les régiments de cuirassiers et les transforme en régiments de cuirassiers à pied (les , , , , , et )., au sein de la division de cavalerie à pied, avec les et de cuirassiers à pied.

En , il est engagé dans la troisième bataille de l’Aisne.

1919

Entre-deux-guerres Aux environs de 1935, l’Armée de terre a dans ses rangs cinq divisions de cavalerie. Il appartenait à la de cavalerie, de cavalerie composée du à cheval puis du de cuirassiers.

Seconde Guerre mondiale

1939

Le de cuirassiers constitue toujours la de cavalerie avec le de chasseurs à cheval.

1940 En , la de cavalerie est affectée à la nouvelle légère de cavalerie. En cas d'intervention en Belgique, cette division doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en avant de la dont elle dépend, en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange. Elle forme deux groupements ; la de cavalerie fait partie du groupement ouest.

Le , la légère de cavalerie fait partie, avec la légère de cavalerie, de la du général Huntziger. Elle entre en Belgique à huit heures en suivant l'itinéraire Virton - Arlon et rencontre les premières troupes allemandes une heure plus tard. Néanmoins, dès le 12, devant la pression allemande, la division rentre en France et le lendemain, elle est placée en réserve d'armée au sein du groupement Roucaud, elle sert alors de flanc garde à l'action sur Stonne. Le , elle est retirée du front puis est mise à disposition de la et part pour Senlis. Sa légère motorisée parcourt en 28 heures et est jetée immédiatement dans les combats pour la Somme. Les jours suivants, elle appuie entre autres la cuirassée, puis la Armored Division britannique. La de cavalerie ne rejoint que le et est alors placée en réserve du d'armée. Toujours en ligne le , la brigade légère motorisée est sévèrement attaquée par la , et subit de lourdes pertes. Finalement, le , elle finit encerclée avec la légère de cavalerie, à Saint-Valery-en-Caux, dos à la mer. À court de munitions et sans moyens d'évacuation, les deux divisions doivent capituler devant la d'Erwin Rommel. Ce dernier rend les honneurs aux cavaliers français et laisse son sabre au général Chamoine qui commande le groupement, à la suite de la mort du général Berniquet, la veille ; les deux divisions ne totalisent alors plus que .

De 1945 à 1992 Il est en Indochine française du au durant la guerre d'Indochine au sein du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Une unité de circonstance, le commando blindé du Cambodge, devient un de ses escadrons en . De 1952 à 1954, il est corps support du Commando 744, stationné au nord-est du secteur de , c'est-à-dire en zone occupée par le Việt Minh..