L'université Lille-I était l'une des trois universités publiques françaises qui formaient l'organisation universitaire de Lille (Métropole européenne de Lille, Hauts-de-France) entre 1970 et 2017 ; elle était alors chargée de l'enseignement supérieur public dans le domaine des sciences et technologies. Originellement fondée comme faculté des sciences de Lille en 1854 et intégrée dans l'université de Lille en 1896, elle était devenue université indépendante en 1970 sous le nom d'université des sciences et technologies de Lille (USTL) puis université Lille-I en 2009; avant de provisoirement s'appeler université de Lille, sciences et technologies pour amorcer la réunification (mais ce dernier nom n'était pas officiel et n’apparaît pas dans les décrets).

Elle s'est réunifiée avec les universités Lille-II et Lille-III en 2018 pour former une seule grande université de Lille pluridisciplinaire de . La majorité de ses Unités de Formation et de Recherche (UFR) ont alors été transformés en Départements de la nouvelle faculté des sciences et technologies de l'université réunifiée.

L'université Lille-I tient ses origines dans l'université de Douai de 1559 puis dans la faculté des sciences de Lille de 1854 dont Louis Pasteur était le doyen; elle est associée à plusieurs découvertes et inventions majeures - notamment à celle de la microbiologie par son doyen - ou encore à l'invention du VAL : le premier métro automatique sans conducteur au monde, désormais exporté dans le monde entier. En 2017, elle comprenait huit UFR, deux départements, deux instituts (IAE, IUT A) et deux écoles d'ingénieurs (Polytech' et Télécom).

L'université délivrait en 2015 plus de nationaux dans les domaines des sciences et technologies. Elle accueillait alors dont 21 % d'étudiants internationaux, ainsi que dont 30 % de doctorants internationaux, ce qui en faisait la principale université scientifique de France dans la mobilité internationale ( labellisés par la Commission Européenne). Plus de chercheurs étaient regroupés en dont les trois quarts étaient associés au CNRS. Située au cœur du étudiant de France (Lille), elle était membre de la COMUE Lille Nord de France de , et du collège doctoral européen associé.

Elle était la première université en région par le volume de sa formation scientifique et la première université française par le volume de sa formation continue. Son offre de formation a été évaluée par l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) au plus haut niveau : 70 % des spécialités de master ont obtenu la note A+ ou A, c'est une des rares universités à obtenir cette reconnaissance. De renommée mondiale, elle possédait en 2014 un taux d'insertion des diplômés de master de 91 %.

Lille-I se trouvait à Villeneuve-d'Ascq, ville technopole du sud-est de la métropole lilloise, sur un campus de et d'une centaine de bâtiments appelé Cité scientifique qu'elle partageait avec de nombreuses autres écoles (École centrale de Lille, Chimie Lille) et entités scientifiques (CNRS, IEMN, IFSTTAR, ITEEM, ICARE/CNES, Météo France); le tout à proximité directe du parc scientifique de la Haute-Borne (parc scientifique de à dimension européenne avec de nombreux sièges d'entreprises et laboratoires, l'ensemble formant ainsi un complexe scientifique de ) mais également du stade Pierre-Mauroy ( grand stade de France) et des zones commerciales V2 et Héron Parc (plus grand espace commercial au nord de Paris), ainsi que des autoroutes A1, A23, A27 et de la N227.

Histoire La faculté des sciences de Lille

vignette|Facultés de la rue Jeanne d'Arc. vignette|Institut de physique (1877), rue Gautier de Châtillon et rue Jeanne-d'Arc. vignette|Bibliothèque universitaire (1907), vue de la rue Jean-Bart. La création de la faculté des sciences de Lille en 1854 a été précédée par de nombreuses initiatives de diffusion des sciences et technologies à Lille depuis le milieu du : après des débuts élitistes avec Jean-Baptiste Lestiboudois professeur de botanique à partir de 1770, et avec Charles-Joseph Panckoucke fondateur du collège des Philalèthes entre 1785 et 1789 d'où est issue la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, une chaire municipale de sciences a été établie en 1817 pour le professeur Charles Delezenne, suivie par une chaire de chimie en 1823 tenue par Frédéric Kuhlmann, assisté par Théophile-Jules Pelouze à partir de 1830.

La faculté des sciences de Lille est officiellement fondée en 1854 avec Louis Pasteur comme doyen. Ses premiers professeurs nommés par décret impérial du sont Gabriel Alcippe Mahistre (mathématiques et mécanique), Claude Auguste Lamy (physique), Louis Pasteur (chimie) et Henri de Lacaze-Duthiers (sciences naturelles).. La faculté des sciences de Lille est réputée pour ses relations recherche-industrie dès l'époque de Louis Pasteur, son premier doyen. La première chaire de géologie et minéralogie est attribuée à Jules Gosselet en 186415 décembre 1864 : Décret impérial qui crée à la faculté des sciences de Lille une chaire de géologie et minéralogie en remplacement de la chaire de mathématique pure.. La station marine de Wimereux est créée en 1874 par Alfred Giard pour des études de zoologie et botanique.

La faculté des sciences s'établit en 1854 dans l'ancien couvent des Récollets, rue des Arts et rue des Fleurs (actuel boulevard Carnot), au centre de Lille, où se trouve déjà le lycée impérial et les collections du musée des beaux-arts de Lille. De nombreux bâtiments sont ensuite construits dans le quartier Saint-Michel pour accueillir les étudiants entre la rue Jean-Bart, la rue Jeanne-d'Arc et le boulevard Jean-Baptiste Lebas. En 1875, l'institut industriel du Nord quitte la rue du Lombard et s'installe rue Jeanne-d'Arc. Les locaux de la faculté des sciences de Lille, situé sur la place Philippe Lebon, sont inaugurés par Géry Legrand en 1892. En 1894, l'institut de physique de la faculté des sciences de Lille quitte ses locaux rue des Fleurs utilisés depuis 1854 et s'installe rue Gautier-de-Châtillon (actuelle rue Angellier) ; l'Institut de chimie de Lille s'installe rue Gauthier-de-Châtillon et rue Barthélémy-Delespaul.. En 1895, l'institut des sciences naturelles de Lille s'installe rue Malus, rue Nouvelle et rue Brûle-Maison.

En 1886-1887, tandis que la faculté de médecine de Lille compte . et l'Institut industriel du Nord compte Annuaire des Centraliens de Lille sur www.centraliens-lille.org, effectif cumulé des promotions de diplômés en 1887, 1888 et 1889, donc inscrits durant l'année universitaire 1886-1887., la faculté des sciences de Lille compte seulement inscrits, auxquels il faut ajouter plus de libres.. Initialement, les doctorants lillois de la faculté des sciences effectuaient leur soutenance de doctorat à Paris (e.g. Henri Padé). Charles Barrois (1876) et Paul Hallez (1878) sont parmi les premiers docteurs es sciences ayant soutenu leur thèse à Lille sous la direction de Jules Gosselet, la première thèse de mathématiques est soutenue à Lille en 1911 par Eugène Barre sous la direction de Gustave Demartres, Albert Petot et Auguste Boulanger.. L'agrégation de sciences physiques et naturelle est préparée à Lille à partir de 1885, celle de mathématiques à partir de 1890..

En 1887, toutes les facultés nordiques sont regroupées à Lille et sont unifiées en 1896 pour devenir l'université de Lille.

En 1891, la faculté des sciences comprend neuf chaires, sur un total de des facultés de Lille.. En 1914, les étudiants de la faculté des sciences sont 278 sur un total de de l'université de Lille .

En 1899, l'Institut Pasteur de Lille dirigé par Albert Calmette est inauguré boulevard Louis XIV. L'institut d'électrotechnique fondé par René Swyngedauw à la suite des travaux pionniers de Bernard Brunhes depuis 1892, s'installe rue des Fleurs en 1912. L'explosion des dix-huit ponts détruit des laboratoires en 1916. En 1930 a lieu l'inauguration de l'Institut de mécanique des fluides de Lille dirigé par Joseph Kampé de Fériet. En fait, la mécanique des fluides et l'aéronautique se développent fortement à partir de 1934, via l'Institut de mécanique des fluides de Lille. En 1947, l'université de Lille compte , dont 436 en sciences. Les enseignements de maîtrise en automatique se développent après une conférence internationale fondatrice qui eut lieu à Lille en 1957., à l'initiative des professeurs André Martinot Lagarde, Roger Dehors et Pierre Vidal. L'informatique fait son apparition en 1958 ; se développent ensuite les sciences optiques et la micro-électronique.

L'université moderne Création du campus de la Cité scientifique 200px|vignette|Cité scientifique. En raison de la croissance du nombre d'étudiants dans des locaux devenus exigus, la création d'un campus scientifique « Lille Est » est planifiée dès 1962..

De 1964 à 1967, sous l'impulsion de Guy Debeyre. est créé sur le campus scientifique d'Annappes (devenue Villeneuve-d'Ascq) accueillant les nouveaux locaux de la Faculté des Sciences, autrefois situés dans le centre historique de Lille.

L'Institut universitaire de technologie de Lille A est créé dès 1966 sur le campus. L'institut de chimie de Lille, renommé École nationale supérieure de chimie de Lille en 1953, s'émancipe de l'université et s'installe sur le campus dès 1966, suivi par l'Institut industriel du Nord en 1968, renommé ultérieurement École centrale de Lille. Cependant, le laboratoire d'électrotechnique et d'électronique de puissance de Lille et le laboratoire de mécanique de Lille sont implantés simultanément sur le campus et dans le centre de Lille ; l'Institut d'administration des entreprises de Lille (IAE) est implanté dans le quartier du Vieux-Lille et non pas sur le campus.

C'est en novembre 1970Arrêté du 8 décembre 1969, relatif à la constitution des universités de Lille 1, Lille 2, Lille 3 et Journal Officiel du 5 novembre 1970 pour la parution des statuts de l'USTL. que la faculté des sciences de l'université de Lille devient « université des sciences et technologies de Lille - USTL » (Lille-I), consacrée aux sciences, alors que dans le même temps sont créées les universités de Lille-II (Droit et Santé) et Lille-III (Lettres et Sciences Humaines). Cette transformation est réalisée en application de la loi d'orientation dite « loi Faure ». L'université des sciences et technologies est l'héritière de la faculté des sciences, à laquelle s'ajoutent les unités d'enseignement et de recherche en géographie, sciences économiques et sociologie..

Développements à Villeneuve-d'Ascq et dans la métropole L'université créé de nouvelle composantes. Ainsi en 1974 est créée l'École universitaire d'ingénieurs de Lille (EUDIL), renommée ultérieurement École polytechnique universitaire de Lille (Polytech Lille), jouxtant l'École centrale de Lille. Le a lieu la pose de la première pierre de l'ENIC, établissement de type GIP fondé conjointement par le groupement des Écoles de télécom et l'université Lille-I, en présence du ministre Michel DelebarreChanger la vie publique en France par et avec l'Europe, La Tribune de Villeneuve-d'Ascq, , . ; cette école d'ingénieurs est renommée Télécom Lille ultérieurement.

Le à la station Quatre Cantons sur le campus, a lieu l'inauguration du métro de Lille par François Mitterrand ; il s'agit du tout premier métro entièrement automatique au monde, inventé par Lille-I via un partenariat entre l'université Lille-I et Matra. Le campus est alors à en métro du centre de Lille.

Fin des années 1990 est construit le laboratoire central de l'Institut d'électronique de microélectronique et de nanotechnologie à proximité de l'École centrale de Lille. Au début des années 2000 sont construits de nouveaux bâtiments, tels que le bâtiment SUP-SUAIO (ouvert en 2001), le restaurant universitaire Charles Barrois, le bâtiment SH3 et le bâtiment du Laboratoire d'informatique fondamentale de Lille. (accolé au bâtiment M3).