Un Système d'information géographique (SIG) permet une intégration organisationnelle de données de sources différentes (données géographiques et non géographique). Autrement dit, c'est un système qui assure la collecte, le stockage, l’analyse et la visualisation de données. Les SIG nous offrent les outils d'aide à la prise de décision.

Les éoliennes Le Système d'Information Géographique peut servir à cartographier les zones propices à l'implantation de parcs éoliens ou à fournir des informations de base permettant de déterminer ces zones propices. Avec sa capacité de manipulation, d'intégration et de superposition des couches, le S.I.G permet de visualiser et d'analyser plusieurs cartes thématiques en même temps. Des applications du S.I.G peuvent être encore plus précises et détaillées tels que le ArcGIS ou encore le GeoWind.

Le géomarketing

Le géomarketing est la prise en compte, à des fins de marketing, de la réalité géographique des activités économiques. Elle vise l'analyse des comportements des consommateurs dans l'espace, et utilise des données diverses : cartographiques, de marché, et portefeuille (données propres à l'entreprise).

Cette utilisation permet : d'établir le lien client/marché ; de cibler précisément des marchés à fort potentiel ; d'augmenter le taux de réponse des campagnes de communication (Plan média) ; d'améliorer le retour sur l'investissement (ex. : zone de chalandise).

L'intérêt du géomarketing réside dans l'affinage du positionnement géographique de l'entreprise et de sa publicité.

Les enquêtes Origine-Destination

Depuis le milieu du , l’automobile occupe une place prédominante dans le milieu urbain. La majorité des foyers des pays fortement urbanisés disposent d’au moins un véhicule dont la principale utilisation est le transport entre le domicile et le lieu de travail. Ce déplacement quotidien est généralement désigné sous le vocable de migration pendulaire. Dans les grandes agglomérations, la gestion du trafic routier génère des problématiques qui lui sont propres.

S'il a longtemps été très difficile d’étudier les impacts de l’étalement urbain et des migrations pendulaires, car l’analyse repose sur un très grand échantillon de comportements humains observés sur un vaste territoire, le développement des outils informatiques permet désormais le traitement et l'interprétation des données géographiques collectées en nombre.

Depuis 1970, l’enquête « Origine-Destination », relative aux migrations pendulaires dans la région métropolitaine de Montréal, est réalisée tous les cinq ans, par huit grands organismes publics, supervisés par l’Agence Métropolitaine de Transport de Montréal (AMT). Cette enquête couvre 88 municipalités, sur une surface de plus de km² comprenant totalisant déplacements quotidiens.

De nombreux logiciels, développés spécifiquement par la Polytechnique de Montréal, permettent, à partir des données recueillies, de dresser un portrait général de la situation du transport routier dans la région métropolitaine de Montréal, et de produire en temps réel des graphiques, images et cartes. Les chercheurs réalisent des plans (gestion des déplacements, stratégie de développement) et émettent des suggestions qui servent à guider, à différents niveaux, les politiques et les décideurs dans le choix des priorités dans l'organisation du trafic routier et de l'urbanisation de la région.

Jeux vidéo

L'industrie du jeu vidéo utilise parfois des données cartographiques, afin de créer des simulations se rapprochant le plus possible de la réalité. Les simulateurs de vol (Flight Simulator, X-Plane, etc.) et leurs extensions en sont un exemple : l'une des extensions de Flight Simulator, celle concernant la France a, par exemple, été réalisée en collaboration avec l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). Des jeux moins réalistes, comme Midtown Madness, y ont également recours afin de modéliser des mégapoles, comme Londres ou San Francisco.

Le jeu de simulation de gestion d'espace urbain Sim City 4, bien que ne se basant pas sur des villes existantes, met en œuvre des données présentées sous forme cartographique afin de proposer au joueur des schémas indiquant les axes routiers engorgés de sa cité, l'état de la pollution atmosphérique selon les quartiers, etc.

Connaissance et protection de la nature Études d’impact en environnement thumb|right|Une application de SIG mobile (par exemple technologie Field-Map), sur un ordinateur de terrain PC, permet d'effectuer les études d'impact en environnement (et la cartographie et la collecte des données) directement sur le terrain, qui augment la productivité et la qualité du résultat. Une étude d’impact en environnement est un instrument de planification et de recherche qui prend en considération l’ensemble des facteurs environnementaux, d’un point de vue physique, biologique et humain. L’étude d’impact considère également les intérêts des différents partis en vue d’éclairer les prises de décision pour une gestion durable de l’environnement.

Une étude d’impact est composée de 6 grandes étapes : La mise en contexte du projet La description du milieu naturel La description détaillée du projet L’analyse des impacts La gestion des risques d’accidents La surveillance et le suivi environnemental

La multitude de variables analysées peut rendre la compréhension difficile. Les SIG sont donc des outils efficaces afin de synthétiser l’information et faciliter la compréhension globale de l’étude. Les SIG sont particulièrement efficaces pour illustrer les étapes descriptives (étapes 2 et 3) et l’analyse des impacts (étape 4).

Par exemple, les SIG peuvent être utilisés pour le recensement des espèces dans un milieu donné, ainsi que pour localiser l’ensemble des sites potentiels de construction d’un projet. En superposant ces deux variables à l’aide des SIG, il est alors beaucoup plus facile d’avoir une vue d’ensemble des impacts d’un projet de construction sur le milieu naturel.

Estimation de domaines vitaux

Le domaine vital, concept lié à l’étude de la faune, désigne les zones traversées répétitivement par un animalKenward, R.E. 2001. A Manual for Wildlife Radio Tagging. Academic Press, Londres. 311 p.. Les données de localisation, généralement obtenues par suivi télémétrique ou satellital d’individus munis d’émetteurs, peuvent être visualisées et traitées par un SIG afin d’estimer la surface des domaines vitaux. À titre d’exemple, peuvent être citées les applications suivantes :

HRT : Home Range Tools pour ArcGIS 9.x (ESRI) (méthodes d’estimation : MCP et kernel)Rodgers, A.R., A.P. Carr, H.L. Beyer, L. Smith, and J.G. Kie. 2007. HRT: Home Range Tools for ArcGIS. Version 1.1. Ontario Ministry of Natural Resources, Centre for Northern Forest Ecosystem Research, Thunder Bay, Ontario, Canada.. LoCoH pour ArcGIS 9.x (ESRI) (méthode d’estimation : LoCoH)Getz, W.M., S. Fortmann-Roe, P.C. Cross, A.J. Lyons, S.J. Ryan et C.C. Wilmers. 2007. LoCoH : nonparametric kernel methods for constructing home ranges and utilization distributions. PLoS ONE (Soumis).. Une suite de paquets pour R du projet AniMoveAniMove qui font appel à plusieurs méthodes, dans GRASS GIS.

Outre leur puissance d’estimation, les SIG offrent entre autres l’avantage de superposer des domaines vitaux à différentes couches (ex : habitats, routes, sentiers de chasse, etc.) permettant ainsi une analyse plus approfondie des déplacements débouchant sur des réalisations pratiques comme, par exemple : prédictions sur le roadkill et les accidents de la route impliquant la grande faune, probabilités de survie du « gibier » dont le domaine vital entrecoupe des zones fréquentées par des chasseurs, efficacité des zones de conservation ou encore des études sur la sélection des habitats par une espèce ou un groupe d'espèce.

Protection des milieux humides et écosystèmes prioritaires

Les SIG sont beaucoup utilisés dans des cas de protection des ressources naturellesMRNF : Gros plan sur les forêtsMRNF : Gros plan sur la faune , par exemple comme dans le projet de protection des milieux humides dans la région de la Plaine du Saint-Laurent dans les Laurentides au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

L'utilisation de programmes tels ArcMap 9.2 peuvent être utiles dans la réalisation du projet :

Identification d’écosystèmes d’intérêt par leur diversité, leur richesse, leur rareté dans la région Délimitation de ceux-ci grâce à une analyse des différentes composantes du milieu Détermination des écosystèmes prioritaires à protéger selon leur richesse et leur vulnérabilité à la pression humaine Délimitations plus précises des écosystèmes grâce aux photos aériennes (Orthophotos) Anthropisation (déboisement d’écosystèmes, drainage de milieux humides) Évolution naturelle du milieu

Différentes étapes ultérieures sont nécessaires à la réalisation d'un projet de ce type comme :

l'identification des milieux à protéger grâce aux différentes analyses d'information disponibles ; ainsi que l'utilité des photos aériennes récentes pour la mise à jour des données ; l'utilisation de différentes technologies sur le terrain ; Présentation des résultats aux partenaires Soumissions aux Municipalités et MRC par bureaux d'audiences publiques

Processus électoral

L'organisation du système électoral passe par la connaissance mais surtout la gestion efficace d’une très grande quantité d'informations d’ordre démographique et cartographique. Dans un système traditionnel, cela requerrait un travail immense. Le développement des systèmes d’information géographique (SIG), qui permettent d’associer ces deux types de données, rend la tâche possible. Les données démographiques font l’objet de mises à jour régulières, qui suivent l’évolution des populations (la base utilisée contient l’adresse, l’âge et le statut des électeurs potentiels) et peuvent faire apparaître la nécessité d'une révision du découpage électoral. Les SIG sont utiles à trois moments du processus électoral :

Avant le scrutin, pour l'analyse du nombre d’électeurs concernés et l'élaboration d’un découpage qui leur assure une représentation équitable, pour la localisation stratégique des bureaux de vote et pour la préparation logistique. Pendant le scrutin, pour la répartition et la gestion des ressources matérielles et humaines et pour la diffusion des résultats en simultané. Après le scrutin, pour la diffusion et l'analyse des résultats.

Agriculture Apparition des SIG en agriculture

Le domaine agricole subit sans cesse des modernisations permettant une meilleure gestion et de meilleurs rendements. L’informatisation a été un grand pas en avant, qui plus est avec le développement des Systèmes d’Information Géographique (SIG). En Europe par exemple, la PAC (Politique Agricole Commune) a exigé des États membres de l’Union européenne qu’ils utilisent les outils SIG pour le recensement de leurs parcelles agricolesS.I.G. et P.A.C., Le nouveau registre parcellaire graphique (règlement n° 1593/2000, article 4règlement n° 1593/2000, article 4). L’objectif était de mettre à jour les registres européens au plus tard en 2005 et seuls les SIG permettaient une telle opération. Le registre parcellaire graphique est maintenant mis à disposition sous forme anonyme.

Sources d'informations

Les données agricoles destinées aux bases pour les SIG peuvent provenir :

des GPS (Global Positioning System) d’images satellites de photographies aériennes de cartographies existantes de données recueillies sur le terrain (observées par l’exploitant par exemple)

Applications et utilité

Les SIG ont en agriculture de multiples applications autres que l’élaboration de cartes et graphiques, notamment :

Mieux gérer les parcelles (localisation, calcul de surface, historique des cultures…) Assurer la traçabilité des produits issus de l’agriculture (sécurité alimentaire)