Fleury François Richard (dit parfois Fleury-Richard), né le à Lyon et mort le à Écully, est un peintre de l'École de Lyon, élève de Jacques-Louis David et l'un des précurseurs, avec son ami Pierre Révoil, du style troubadour.
Biographie Famille Fleury François Richard naît le à Lyon dans une riche famille bourgeoise de six enfants. Son père est conseiller-rapporteur du point d'honneur, ce qui lui donne le droit de porter l'épée. Sa mère fait partie d'une famille d'artistes.
Études Il étudie d'abord au collège de l'Oratoire de Lyon. Sa famille remarque son goût pour le dessin et le destine à devenir dessinateur pour la Grande Fabrique, c'est-à-dire pour l'industrie de la soie. Il rentre vers 1789 à l'école de Dessin de la ville où il a pour professeur Alexis Grognard et où il rencontre Pierre Révoil. Il interrompt définitivement ses études à la fin du printemps 1793 lors du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale, qui déstabilise complètement l'industrie de la soie lyonnaise.
Séjour à Paris Son père l'envoie à Paris en 1794. Il loge chez sa tante et assiste le lendemain de son arrivée au convoi conduisant à l'échafaud Élisabeth de France, sœur du roi Louis XVI. Vingt ans plus tard il lui consacre un tableau, qu'il offre à son frère, le comte d'Artois. Grâce aux relations de sa famille, il obtient un emploi dans la commission de secours publics. Il passe ses loisirs au Louvre et au Cabinet des Estampes et fréquente assidument les théâtres. Il participe, sans bien comprendre comment et pourquoi, aux évènements marquant la fin de la Terreur, et notamment à la chute de Robespierre. Pendant l'hiver 1794-95, Fleury fait la connaissance de Madame Flachat, qui tient un salon rassemblant les Lyonnais habitant Paris. Elle devient sa confidente et il reproduit dans ses Souvenirs plusieurs de ses lettres.
Atelier de David vignette|Lavis de Fleury Richard - François Artaud copiant une inscription dans le temple de Diane à Nîmes, MBA Lyon, inv. H 825. Richard quitte Paris le et revient à Lyon. Avec ses amis il voyage dans les villes voisines et en particulier Vienne. Il y rencontre sa future épouse, Blanche Menut. À la même époque il fait la connaissance de Pierre Toussaint Dechazelle. Négociant et dessinateur en soierie, il est séduit par l'autoportrait que le jeune homme a peint en s'inspirant de Jean-Michel Grobon. Il convainc les parents de Fleury de le renvoyer à Paris.
Tout s'enchaine donc pour qu'en 1796 Fleury rejoigne d'abord à Paris l'atelier du sculpteur Pierre Julien. Puis, à l'automne 1796, il retrouve Révoil à l'atelier de Jacques-Louis David. La vie de Fleury et Révoil à l'atelier de David, nous est connue par plusieurs sources, dont le témoignage laissé par les Souvenirs d'Étienne-Jean Delécluze, publiés en 1855 : Richard monte en grade rapidement au sein de l'atelier, et passe du statut de simple dessinateur à celui de peintre à l'été 1797.
Épuisé par le rythme soutenu de l'atelier, il fait un séjour d'une année à Lyon. Il effectue à cette époque plusieurs commandes et portraits de sa famille et de celle de Dechazelle. De retour à Paris en 1798, il donne, en alternance avec Révoil, des cours de dessins, et continue à peindre au sein de l'atelier de David. Il entre également en contact avec d'autres peintres, dont Jacques Henri Sablet, qui l’influence fortement par la suite. Fort du succès de ses premières créations, il fréquente l'intelligentsia parisienne, où son style troubadour est très en faveur, et devient le peintre de prédilection de l'impératrice qui acquiert plusieurs de ses tableaux alors que la renommée européenne de ses premières œuvres est saluée par Madame de StaëlSylvie Ramond et all, Le Temps de la peinture, 2007.. Vers 1800, il quitte Paris et l'atelier de David qui exerce sur lui une influence qui durera toute sa vie. La même année, il est nommé Émule de l'Athénée de Lyon puis Membre de l'académie d'Anvers.
La renommée Il expose pour la toute première fois au Salon en 1801, avec deux œuvres: un tableau intitulé Sainte Blandine<ref name="Les Muses de Messidor">
Œuvres 1802 ca : Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans, assassiné en 1407, par Jean, duc de Bourgogne , musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg 1803 : L'Atelier du peintre, collection particulière 1804 : Vert-Vert, musée des beaux-arts de Lyon 1804 : François Ier montre à Marguerite de Navarre, sa sœur, les vers qu'il vient d'écrire sur une vitre avec son diamant , Arenenberg, Salenstein 1804 : Charles VII écrivant ses adieux à Agnès Sorel , musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison 1805 : Un Chevalier en prière dans une chapelle, se préparant au combat, musée des beaux-arts de Lyon 1805 : Mlle de la Vallière carmélite, tableau commencé en 1804, achevé en 1805. Première version et réplique autographe (Arenenberg, Salenstein et collection particulière). Version définitive présentée au Salon de 1806 (Musée Pouchkine de Moscou) 1806 : Jacques de Molay, grand maître des Templiers, château de Malmaison, Rueil-Malmaison 1808 : La Déférence de saint Louis pour sa mère, Arenenberg, Salenstein 1810 : La Mort de saint Paul ermite, musée Gassendi, Digne-les-Bains 1817 ca : Le Peintre et sa famille, musée des beaux-arts de Lyon 1819 : Tannegui du Chastel sauvant le Dauphin, musée national du château de Fontainebleau 1819 : L'Ermitage de Vaucouleurs, musée du Louvre, Paris 1820 ca : Le Petit Chaperon rouge, musée du Louvre, Paris 1821 : Le Tasse en prison visité par Montaigne, musée des beaux-arts de Lyon 1822 ca : La Mort du prince de Talmont, musée municipal de Bourg-en-Bresse 1822 : La Chartreuse de St Bruno, musée de Grenoble 1825 : Jeune fille à la fontaine, musée des beaux-arts de Lyon 1844 : Comminges et Adélaïde au couvent de la Trappe, musée des beaux-arts de Lyon Sans date : Intérieur de couvent, musée des beaux-arts de Lyon Scène dans une chapelle ruinée, musée des beaux-arts de Lyon Entrée de couvent, musée des beaux-arts de Lyon Galerie du cloître de l'ancien couvent des Cordeliers de l'Observance, à Lyon, musée des beaux-arts de Lyon Le Cloître Saint-Trophime d'Arles, musée des beaux-arts de Lyon Madame Elisabeth de France, sœur du roi, assistant à la distribution du lait dans sa maison de Montreuil, musée des beaux-arts de Lyon Madame Elisabeth dans son jardin de Montreuil, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie Jean-Christophe Stuccilli, « "Une œuvre d’art et de conscience" : le dessein Renaissance de Fleury Richard, de l’atelier-musée d’Écully à la maison dorée de Louis Gaspard Dupasquier », dans La Renaissance réinventée. Historiographie, architecture et arts décoratifs à Lyon aux , actes du colloque organisé par l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon au musée des Beaux-Arts de Lyon, 6-7 octobre 2017, Philippe Dufieux (dir.), préface de Sabine Frommel, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2021, p. 131-146
Sylvie Ramond (dir.), Gérard Bruyère et Léna Widerkher, Le Temps de la peinture : Lyon, 1800-1914, Lyon, Fage éditions, 2007, 335 p., ill. en coul.
Gerard Bruyère, "RICHARD Fleury François", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, rue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 1131-1134. Gérard Bruyère, "Portrait de l’artiste en collectionneur : Pierre Révoil et Fleury Richard, peintres 'troubadour'", dans Sylvie Ramond et Sophie Duplaix (dir.), Musée sentimental'', catalogue de l’exposition, musée des beaux-arts de Lyon, 11 septembre 2026 - 14 mars 2027, Paris, Centre Georges-Pompidou, Lyon, Musée des beaux-arts de Lyon, 2026, p. 75-89, ill. en coul. ISBN=978-2-38654-043-1.
Articles connexes :Catégorie:Tableau de Fleury François Richard École de Lyon (peinture) Peinture de style troubadour Pierre Révoil
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