(typographié ) est le cinquième album studio de George Harrison en solo, sorti fin 1976. Enregistré alors que son auteur a tout juste 33 ans et un tiers (d'où le titre qui rappelle aussi la vitesse exacte de la révolution d'un disque 33 tours), il marque la fin d'une période difficile pour le guitariste après son divorce. Il fréquente désormais sa future épouse Olivia, et aborde la composition de façon moins plaintive que sur ses albums précédents.

Ce nouvel opus comprend donc un certain nombre de chansons toniques et optimistes, dont , qui fait allusion de façon détachée aux soucis juridiques de Harrison vis-à-vis de sa chanson . Comme à son habitude, le musicien se fait accompagner de plusieurs de ses amis, notamment Billy Preston, Tom Scott… et se charge lui-même de toutes les parties de guitare.

S'il est souvent considéré par la critique comme un album appréciable de George Harrison, il peine à trouver un public déçu par les albums précédents. Il devient cependant disque d'or aux États-Unis avec une onzième place dans les charts, et se hisse en des charts britanniques. Les singles qui l'accompagnent connaissent un succès honorable aux États-Unis, mais aucun n'entre dans les classements britanniques.

Analyse musicale Cet album s'appelle "Thirty Three & 1/3" parce que "Trente-trois ans 1/3" était l'âge exact de George Harrison à sa parution. Sa particularité est d'être le plus autobiographique des albums de l'ancien Beatle.

La chanson fait notamment référence, avec ironie, au procès que le groupe The Chiffons lui intenta pour plagiat après la sortie de My Sweet Lord quelques années plus tôt. Le clip de cette même chanson , réalisé par ses amis les Monty Python, est d'ailleurs une satire mordante contre l'Institution juridique en Grande-Bretagne. En 1966, George Harrison ouvrait l'album des Beatles par , chanson écrite par amertume après que le célèbre groupe avait été la proie facile du fisc. Harrison récidive dans Thirty Three & 1/3 en composant la provocante chanson . est un manoir situé à Henley-on-Thames, en Grande-Bretagne, et que Harrison achète à prix d'or à la famille du juriste millionnaire Sir Frank Crisp (qu'il évoque dans son monumental ), après sa rencontre avec le comédien américain Lord Buckley, qui lui présenta la résidence. est ordinairement citée comme étant avant tout un pied-de-nez au fisc. C'est d'ailleurs là qu'il enregistre son album dans le nouveau studio qu'il s'est fait construire et qu'il prénomme FPSHOT pour . Certainement un jeu de mots dont George Harrison avait le secret.

Liste des chansons

Fiche technique

Personnel George Harrison : chant, guitare, synthétiseur, percussions Willy Weeks : basse David Foster : Fender Rhodes, clavinet Billy Preston : piano, orgue Hammond, synthétiseur Richard Tee : piano, Fender Rhodes, orgue Gary Wright : claviers Tom Scott : saxophone, flûte, lyricon Alvin Taylor : batterie Emil Richards : marimba

Notes et références

Liens externes

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