Albert Gau, né le à Conques-sur-Orbiel dans l'Aude et mort le à Bram, est un prêtre, résistant, journaliste et homme politique français.
Biographie Jeune prêtre, il sauve des milliers de juifs, au péril de sa propre vie. Face au nazisme, Albert Gau a prêché toute sa jeunesse durant « le devoir de désobéissance ». Il en résulte le caractère atypique de ce prêtre qui serait "républicain", patriote.
Albert Gau devient député de l'Aude sous l'étiquette MRP. Il siège au Palais Bourbon de 1945 à 1956. Il est le meilleur ami du député socialiste Francis Vals, député-maire de Narbonne, responsable du PSE au Parlement européen. Il siège également avec deux autres amis de la Résistance : le communiste Félix Roquefort ainsi que le socialiste Georges Guille qui est président du Conseil général durant plus de vingt ans.
Militant pacifiste et anticolonialiste, il lutte contre le racisme et l'antisémitisme durant toute sa carrière journalistique, à la tête de rédaction audoise de La Croix du Midi. C’est donc tout naturellement qu’il adhère au Mouvement de la paix cher aux communistes français.
Il est le premier homme politique français à s'insurger contre la pratique de la torture durant la guerre d'Algérie. Il va souvent s'enflammer à la tribune de l'Assemblée nationale, pour supprimer la peine de mort..
Il participe à une polémique qui oppose Guy-Marie Riobé, évêque d'Orléans et l'amiral Marc de Joybert. Il écrit dans une lettre ouverte :« Nous souhaitons qu'une immense clameur s'élève partout dans le monde contre cette monstruosité de l'arme nucléaire et nous espérons que la France donnera au monde un autre visage que celui d'aujourd'hui. » Dans le domaine social, il crée, le centre d'aide par le travail au château de Lordat et le centre d'éducation spécialisé de Sainte-Gemmes, à Bram, afin d'aider la jeunesse en difficulté à s'insérer dans la vie professionnelle.
Intellectuellement, ce prêtre est proche des Semaines sociales de France. Il s’agit de mettre le social au centre. Il est « la tête » de la Jeunesse ouvrière chrétienne et agricole du département de l’Aude. Il met en place le cercle des patrons chrétiens, tout en encourageant les jeunes à se structurer au sein du syndicalisme chrétien naissant.
Mais le travail d’Albert Gau est beaucoup plus universaliste. Aussi, il va œuvrer toute sa vie, pour encourager la fraternité entre tous les hommes quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs convictions. Le seul vrai fil conducteur de son histoire est qu’il faut être intolérant avec l’intolérable. Il en fait le devoir de toute une vie.
Il défend la cause des mineurs de Salsigne, ainsi que celle du monde agricole et viticole audois. Il meurt en 1993 des suites d'une longue maladie. Il repose au cimetière de Conques-sur-Orbiel..
Ses archives sont déposées aux Archives départementales de l'Aude..
Décoration et distinction vignette|Diplôme en français de « Juste parmi les nations ».vignette|L'une des plaques situées sur la voie verte entre le château de Lordat et le Canal du Midi, indiquant la promenade Albert Gau à Bram. (1946). Le , lui est décerné au nom de l’État d’Israël par le mémorial de Yad Vashem, la médaille de Juste parmi les nations Albert Gau sur le site Yad Vashem.. L'année suivante, il part en Israël pour planter son arbre au jardin des Justes à Jérusalem.
Postérité
Le , à la suite d'une délibération du conseil municipal présidé par le maire, Gérard Larrat, une impasse de Carcassonne à son nom lui est attribué.... Le , à la suite d'une délibération du conseil municipal de la ville de Bram, présidé par son maire Claudie Faucon-Méjean, il est décidé d'attribuer son nom à l'allée, située en parallèle de l'avenue Riquet, reliant le château de Lordat au Canal du Midi..
Biographie
vignette|Plaque apposée sur le monument aux morts situé sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel, en hommage aux Juste parmi les nations, natifs de l'Aude.Jérémie Aaron Teisseire Albert Gau (1910-1933), tel fut le juste, tel fut l'homme, 88.p,
Liens externes
Félix Roquefort, "Ils sont entrés dans la légende", Conques sur Orbiel, 1981. Jean Fourié, "Essai de nomemclature général des Audois célèbres", Espéraza, 1975. Journal La Dépêche du Midi. Journal l'Indépendant.. Journal Midi Libre.
Notes et références
Catégorie:Résistant français Catégorie:Juste parmi les nations français Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député de la première législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de l'Aude Catégorie:Personnalité du Mouvement républicain populaire Catégorie:Militant pacifiste français Catégorie:Naissance en juillet 1910 Catégorie:Naissance dans l'Aude Catégorie:Décès en mai 1993 Catégorie:Décès à 82 ans Catégorie:Décès dans l'Aude Catégorie:Décès à Bram