Alphonse Hippolyte Joseph Leveau, né le à Saint-Quentin et mort le à Milan, est un peintre français
Portraitiste et peintre d’histoire, Leveau avait été élève de Léon CognietBénézit mentionne deux peintres sous le nom de Leveau : Alphonse Leveau, portraitiste et peintre de genre à Paris au et son homonyme, Alphonse Hippolyte Leveau. Mais il s'agit en réalité des mêmes personnages..
Biographie Carrière
Famille et vie personnelle Fils de Philippe Gérard Leveau (Paroisse Sainte Madeleine de la Ville l’évêqueLe bourg de La Ville l'Évêque (ou Culture l'Évêque), domaine octroyé à l'évêque de Paris au temps du roi Dagobert, sera annexé à la Ville de Paris en 1722, et bénéficiera du développement du faubourg Saint-Honoré qui abritait alors de somptueuses demeures., rue de Clichy, - Belleville, « près Paris », et d'Adélaïde Charlotte Françoise Piot (Saint-Quentin, v. 1796 - Paris, , Alphonse Hippolyte Joseph Leveausur l'acte de naissance écrit "Hyppolite", grâce à quelques bons héritages, s'oriente rapidement vers la peinture.
Le , il épouse, à Paris, Marie Margerin du Metz (née à Loos le - Paris, , ), sœur de Pierre Alexandre Margerin du Metz (Paris, ; Hazebrouck, ), riche propriétaire terrien. Un acte de notoriété après le décès du grand-père, Alexandre Louis Quentin Margerin du MetzArch. Nat. ET/XXXIX/909. est l'occasion, en 1851, d'une rectification des patronymes familiaux jusqu'ici mal usités. On apprend ainsi, par un rajout en marge, « que le nom de du Metz ajouté à celui de ses enfants, n’est pas un nom patronimique [sic] et qu’il n’a été donné à Monsieur Margerin père depuis [de] longues années, aussi qu’à ses enfants que pour les distinguer des autres membres de la famille ; ce nom provenant d’une petite propriété lui appartenant, nommé le Metz en deux mots. [...] Et savoir aussi à leur égard que les noms et prénoms de Monsieur Leveau sont et doivent être inscrits comme suit : Alphonse Hyppolite Joseph Leveau. [...] Qui est encore à tort et par erreur [rajout en marge : si on n’a donné à M. Leveau que les seuls prénoms de Alphonse Hyppolite au lieu de ceux-ci : Alphonse Hyppolite [sic] Joseph], dans tous les actes, titres, pièces et notations... »
En 1850, Leveau peint sa belle-sœur, MathildeSon frère, Emilie Louis sera sénateur de 1879 à 1888, dont le fils, Ernest François Margerin du Metz (1846-1940), ingénieur agronome, s’unira à Jenny Charlotte Augustine Lecaisne, descendante par sa mère d'Honoré Fabien Foy, frère du célèbre général.
Leveau expose aux Salons de 1839 à 1869 et reçoit la mention honorable en 1861 et 1863.
Il meurt prématurément à MilanVoir archives Nationales de Paris, retranscription de l’acte en date du 11 juin 1872 ( arr.). V4E 3646. La mort et le lieu de décès de l'artiste était jusqu'à aujourd'hui inconnue., où il avait rejoint, avec sa famille, son gendre, tout juste nommé Consul Général de France :
Toute la famille résidait alors Via San Damiano. Madame Leveau fit faire les déclarations officielles au Consulat de France et donna procuration à son ami, l’ancien préfet Balland, pour gérer ses affaires à Paris, et, notamment, faire faire le début de l’inventaire de l'appartement, en juin. Elle partit se reposer à Aix-les-Bains et ne revint qu’en novembre, pour la poursuite et la clôture de l’inventaire. Elle se rapprocha ensuite de sa fille aînée, qui habitait derrière le palais de l’Élysée, rue d’Aumale, en louant un appartement rue de Penthièvre où elle mourut en 1906.
vignette|Arbre des Leveau - par S. Perreau
Une descendance ministérielle et consulaire
Le couple Margerin du Metz Leveau eurent trois enfants, deux filles et un fils dont les premières firent des mariages socialement avantageux.
Blanche Alexandrine (Paris, – Paris, arr., Elle meurt rue d’Aguesseau. État civil de Paris, décès V4E 8768, . Elle est enterrée au Cimetière du Père-Lachaise. s'était mariée à Paris, arr., le avec Charles Louis Edouard Bouillat (Paris, -1918), ministre plénipotentiaire, consul de France à Glasgow, Anvers, Milan, officier de la Légion d’honneur. Il demeurait, à son mariage, 15 rue du Helder avec ses parents, Adolphe Charles Louis BouillatFils de Louis Edme Joseph Bouillat et de Victorine Jeanne Gerbet. (Paris, – Château de Soucy, Fontenay-les-Briis, ), avocat à la cour et Charlotte Louise Marguerite Malvina d’Est (1810 – Paris, arr., ), propriétaires. Les parents de Blanche Alexandrine sont présents et son père n’est pas qualifié de peintre. Sont témoins : François Pierre André Théophile Balland (Saint-Etienne-de-Montluc, – Roujan, , ancien Préfet de l’Hérault ( - ), chevalier de la légion d’honneur (), commandeur de l’ordre d’Isabelle-la-Catholique, âgé de 58 ans et demeurant au 2 rue de GrétryBalland, grand ami des Leveau, licencié en droit, sous la Restauration, fut condamné à mort pour avoir dressé le drapeau tricolore sur les bords de la Bidassoa. Il se réfugia en Grande-Bretagne où il se maria et fut gracié en 1828. Il séjourna à Guernesey et retourna en France où il monta un établissement commercial qui fit faillite. Le , il est nommé sous-préfet à Semur mais destitué en 1831. Sous-préfet d’Ussel (), le il est muté à la sous-préfecture de Condom, puis à Béziers (), à Saint-Quentin (). Révoqué en 1848, il est nommé le 21 décembre de la même année préfet des Pyrénées-Orientales puis, le de l’Hérault. Il quitte ce poste pour devenir directeur au ministère de la Police générale chargé du premier arrondissement () puis membre de la commission chargée de la répression du banditisme en Corse (). En avril 1855 il cesse ses fonctions et obtient une pension de 2942 francs à partir de juin 1853.Élisabeth Barge-Meschenmoser, L'administration préfectorale en Corrèze (1800-1848): limites et effets de la centralisation, Presses universitaires de Limoges, 2000, p. 388, 389. Cf dossier personnel, AN F/IbI/156/2. Armand Louis Pierre Bouillat (1807 – Paris, ), 54 ans, propriétaire au 6 boulevard de Strasbourg, oncle de l’épouxIl était frère d’Adolphe Charles Louis Bouillat et épousa Clémence Sophie Eléonore Parquin-Pasquier (Paris, 1818 – Paris, ). ; Pierre Louis Josias Le Serurier (Saint-Quentin, – Paris, , , 64 ans, chef de bureau au ministère des finances, chevalier de la légion d’honneur, cousin de l’épouse demeurant au rue de la PaixAvec son frère, il était le fils de Louis Nicolas Le Serurier (Saint-Quentin, - Saint-Quentin, ), négociant et de Marie Louise Adélaïde Margerin du Metz (-v.1858), fille de Pierre Alexandre François Margerin du Metz, mayeur, seigneur de Dallon et de Jeanne Louise Charlotte Dorigny. Pierre Louis Josias fut chef de bureau au ministère des Finances. Officier de la Légion d'honneur et finit sa vie aveugle. Les frères Le Serurier furent célibataires et bienfaiteurs de la ville de Saint-Quentin. ; Pierre Alexandre Margerin du Metz, 41 ans, propriétaire à Hazebrouck, oncle de l’épouseBeau-frère de Leveau et époux de Mathilde Massiet du Biest (voir illustration). Blanche Alexandrine et son époux auront deux enfants : Charlotte Louise (quartier Anderston, Glasgow, – Paris, Avis paru dans Le Figaro du jeudi : « Nous avons annoncé [le mars 1938] la mort de Mme veuve Emile Jacquemin, née Bôuillat, survenue le 28 février. Les obsèques auront lieu en l'église Saint-Thomas d'Aquin, samedi 5 mars, à onze heures. De la part de M. et François Jacquemin, de M. et Bernard Paul-Dauphin et leurs enfants, de M. et Georges Bouillat, de Léon Jacquemin et de toute la famille. Cet avis tient lieu d'invitation »), mariée à Paris ( arr.), le Contrat de mariage passé le, , devant Me Ernest Nottin, notaire à Paris (et. CXV). Sont notamment présent comme témoin Simon Lucien Trône, demeurant à Versailles et Philippe Gérard Leveau, 33 ans, oncle de l’épouse, propriétaire demeurant au 46 rue des petites écuries. On note également Jules Gabriel Herbette, ministre plénipotentiaire, commandeur de la Légion d’honneur, 45 ans, demeurant au 45 rue d’Aumale et Louis Guillaume Tel, propriétaire de 73 ans, demeurant au 75 rue de Seine. à Emile Jacquemin (Paris, -1922), secrétaire d’ambassade, attaché au ministère des affaires étrangères de 1884 à 1890), consul général de France à ZurichEn 1890, le couple Jacquemin-Bouillat habitait au 46 rue de La Borde, dans le ., chevalier de la légion d’honneurParis, Bibl. Nat. LH/1341/56., fils d’Alphonse François Jacquemin (°v. 1816), propriétaire au 65 rue d’Anjou ( arr.)Il est également témoin de la naissance de Marguerite Marie Félicie Jacquemin, en 1890. Il a 74 ans. et de Marie Félicie Faguet (°v. 1825). D'où Marguerite Marie Félicie Jacquemin (Paris, arr., – Paris, arr., ), unie le à Paris ( arr.) avec Bernard Marie Paul-Dauphin. François Louis Edouard (Zurich, -1940). Jean Charles Georges (quartier Anderston, Glasgow, -1940), polytechnicien. Entré le () : « sourcils noirs, front découvert, nez aquilin, yeux gris clair, bouche moyenne, menton à fossette, visage allongé, mesure ». Passé à la de 1885 le sur une liste de 238. Déclaré admissible dans les services publics en 1886, le d’une liste de 234. Admis dans le service d’artillerie en 1886, le d’une liste de 119 élèves., lieutenant au d’artillerie, l’un des futurs administrateurs de la Société générale à partir de 1903, chargé des affaires industriellesChantal Ronzon-Bélot, Banquiers de la Belle Époque, les dirigeants de la Société Générale vers 1900, Paris, Colin, 2004/3, p. 416., habitant à Vincennes, unit le à Paris, arr.Contrat de mariage passé devant Me Alexandre-Paul Albert Cocteau le 21 avril., avec Marie-Louise Madeleine Joséphine Fourchy (Paris, )Elle habitait 17 rue Pasquier, également dans le de Paris, fille d’Henry Fourchy (mort avant 1892) et Zoé Marie Céline Giroux (°v.1841). Sont témoins : Jean-Baptiste Jules VanierJean-Baptiste Jules Vanier (né à Cambrai le ), propriétaire au 109 Boulevard Sébastopol, fils de feu Antoine Louis Paulin Vanier et de Virginie Adélaïde Maximilienne Sandrain. Il se marie le dans le à Paris avec Charlotte Malvina Bouillat (née à Paris, arr, 20 novembre 1839), habitant 15 rue du Helder avec ses parents, Adoplhe Charles Louis Bouillat et Charlotte Louise Marguerite Malvina d'Est., 62 ans, rentier au 107 rue du Faubourg Saint-Honoré, Simon Lucien Trône (ci-dessous), Gustave-Hippolyte RoulandFils d'un ancien sénateur et directeur de la Banque de France, Roulland est Sénateur, Administrateur du Crédit Foncier et Receveur Général des Finances., trésorier payeur général, sénateur de la Seine-Inférieure (résidant à Evreux), Charles Gustave Roussigné (né le à Paris), ancien magistrat, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 8 rue Bayard, respectivement oncle et cousin de l’épouse. On retrouve le couple Bouillat-Fourchy à Paris, en 1911, Boulevard de Courcelles. Le journal Le GauloisParis, Numéro 3453. se fait l’écho de la célébration en l’église de La Madeleine :