Horatia Nelson Thompson, née le à numéro 23 Piccadilly, Londres, et morte le à Pinner, est la fille illégitime d'Emma Hamilton et Horatio Nelson.
Biographie
Jeunesse
Alors que son père, à l'ancre à Torbay, se préparait à faire voile vers la bataille de Copenhague, Horatia Nelson naquit le dans la maison de Sir William Hamilton (le mari d'Emma) au 23, Piccadilly. Âgée d'une semaine, elle fut confiée à une nourrice appelée Gibson, à qui il fut dit que l'enfant était né six semaines plus tôt, alors qu'Emma était à Vienne. Après la mort du mari d'Emma, le , et avant que Nelson ait dû rejoindre le le de cette année, Horatia est baptisée à l'âge de deux ans en l'église paroissiale St Marylebone, avec Emma et Horatio en guise de "parrain et marraine". Une histoire de façade fait d'Horatia la fille du vice-amiral Charles Thompson, de la base navale de Portsmouth, avec sa permission. Ses parents naturels l'adoptent plus tard comme orpheline.
Nelson était ravi de la naissance d'Horatia (d'autant plus que son deuxième enfant d'Emma, une autre fille, mourut à quelques semaines, au début de l'année 1803), et il passa autant de temps qu'il pouvait lors de ses brefs séjours à terre entre 1803 et 1805 auprès d'elle et d'Emma, savourant une vie de famille à Merton Place, plus fréquemment et plus facilement après la mort de Sir William.
À l'approche de la bataille de Trafalgar, Nelson écrivit une lettre à Horatia, avec sa bénédiction parentale :
Dans sa lettre à Emma du même jour, il écrit : L'un des derniers souhaits de Nelson fut qu'Horatia prît le nom de Nelson, lui laissant par an dans son testament et ajoutant : "Lord Nelson's Letters and Dispatches", review, du Tait's Edinburgh Magazine, XIII (1846) ; également dans , Boston, v. 12 (1847); tous deux en ligne..
Bien qu'Horatia ait très tôt appris qui était son vrai père et exauçât son souhait, elle n'accepta jamais qu'Emma soit sa mère. C'était dû en partie au fait qu'elles avaient passé dix mois en prison, conséquence des difficultés financières d'Emma après la mort d'Horatio, et en partie à l'insistance d'Emma, après la mort de Nelson, à affirmer qu'elle n'était pas sa mère, mais sa gouvernante. Avant que les dettes ne s'installent, Emma introduisit Horatia dans la haute société. Emma mourut en et Horatia, qui vivait encore avec elle, s'occupa de ses funérailles avec le consul britannique, puis retourna en Angleterre déguisée en garçon pour échapper à l'arrestation pour les dettes d'Emma en France. À son arrivée à Douvres, elle fut reçue par l'un des beaux-frères de Nelson (les sœurs de Nelson aimaient beaucoup Horatia) et elle demeura jusqu'à son mariage auprès de la sœur de Nelson, Catherine Matcham, dans le Sussex. Ses biographes la décrivent, dans sa jeunesse, comme grande, intelligente, franche et étonnamment érudite. Elle était douée pour les langues (Emma lui avait appris l'italien, le français et l'allemand), la musique et la couture, avec un caractère très vivant.
Mariage et enfants
Le , Horatia épouse le révérend Philip Ward (1795-1861) en l'église de Burnham Westgate, où il était alors vicaire, près du village natal de son père, dans le nord du Norfolk. Le grand-père d'Horatia avait aussi été homme d'église. Prêtre anglican de troisième génération, Philip était poète et érudit, et le couple était décrit comme beau et intelligent à son mariageSt Mildred's, Tenterden. Les biographes d'Horatia décrivent le mariage comme « la meilleure chose qui soit arrivée » à HoratiaWinifred Gérin, Horatia Nelson, Clarendon, 1970. Leurs dix enfants furent :
Horatio ou Horace Nelson Ward, né le à Norfolk, baptisé à Norfolk le jour du d'Horatia en , qui obtint plus tard un diplôme de Cambridge, puis revint à Tenterden, près d'Ashford, comme vicaire de son père de 1847 à 1853. Il mourut en 1888. Eleanor Philippa Ward (née en à Norfolk). Marmaduke Philip Smyth Ward (né le à Norfolk), qui devient plus tard chirurgien dans la marine royale. John James Stephen Ward ( – 1829 à Norfolk). Nelson Ward (né le à Norfolk), mis en apprentissage pendant cinq ans auprès d'un notaire de Tenterden, devint plus tard rapporteur à la Court of Chancery et vécut à West Lodge, Pinner, dans le Middlesex. William George Ward (né le à Norfolk), plus tard major dans l'armée indienne. Edmund Nelson Ward ( – 1833), mort à l'âge de six mois. Horatia Ward, née le à Tenterden, se remit du choléra à l'âge de treize ans, épousa un notaire de Lincoln's Inn, William Johnson (un ami et collègue de Nelson Ward, comme lui joueur de cricket) à Tenterden en 1858. Leurs descendants vivaient encore à Tenterden dans les années 1970. Philip Ward ( - ), né à Tenterden, servit en Inde comme lieutenant dans le d'infanterie bengalais. Caroline Mary Ward, née en à Tenterden.
Bibliographie Winifred Gérin, Horatia Nelson, Clarendon, 1970 Tom Pocock, Nelson’s Women, Andre Deutsch, 1999 (chapitres 10 et 11) Kate Williams, England's Mistress - The Infamous Life of Emma Hamilton, Hutchinson, London, 2006
Notes et références
Catégorie:Naissance en janvier 1801 Catégorie:Naissance à Westminster Catégorie:Décès en mars 1881 Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Décès à Harrow (borough londonien) Catégorie:Horatio Nelson Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Brookwood