Élisabeth de Miribel, née le à Commercy (Meuse) et morte le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est une résistante, biographe et diplomate française.

Biographie Origines Arrière-petite-fille du troisième président de la République Patrice de Mac-Mahon, Élisabeth de Miribel appartient à une famille de tradition catholique, les Copin de Miribel. Elle s'engage personnellement dans les mouvements sociaux chrétiens.

La Seconde Guerre mondiale : la secrétaire du général de Gaulle

Dès la déclaration de la guerre en , elle se présente volontairement au ministère des Affaires étrangères et est affectée à Londres au sein de la « mission française de guerre économique » que dirige l’écrivain et diplomate Paul Morand. En , au moment de la bataille de France, elle décide qu'elle ne reviendra pas en France une fois l'armistice signé.

Le , elle est sollicitée par Geoffroy Chodron de Courcel, un ami de jeunesse, qui est alors officier d'ordonnance du général de Gaulle, arrivé le matin même à Londres, pour effectuer des travaux de secrétariat : sa première tâche sera de taper à la machine le texte de l'appel du 18 juin 1940L'Appel du 18 juin, témoignage d'Élisabeth de Miribel.. Elle raconte dans son autobiographie : Élisabeth de Miribel, La liberté souffre violence, Paris, Plon, 1981 ; cf. Charles-de-Gaulle.org.. Elle reste ensuite au service des Forces françaises libres comme secrétaire du général de Gaulle.

Le 19 du même mois, le général de Gaulle lui fait taper le texte destiné au général Charles Noguès, dans lequel il l'invite à rejoindre la Résistance, avec l'assurance de se placer sous ses ordresForum de la Seconde guerre mondiale : Elisabeth de Miribel.. En 1942, elle est envoyée en mission au Québec, avec la charge de rallier les Canadiens à la cause de la France libre et de collecter des fonds. Elle devient ensuite correspondante de guerre en Italie, auprès du général Joseph de Goislard de Monsabert, et en Afrique.

Elle fait la connaissance du général Leclerc en mai 1944 et lui fait part de sa volonté d'être affectée en tant que correspondante de guerre au sein de la DB. Au départ réticent, mais admiratif devant sa détermination, il lui répond : . Le , elle soutient le défi lancé par le général en rejoignant la DB stationnée dans les jardins de la préfecture d’Alençon (Orne). Elle couvre alors pour la presse la libération de Paris.

Elle est chargée du service de presse du général de Gaulle à la présidence du gouvernement provisoire en novembre 1944.

L'après-guerre : religieuse, puis diplomate Elle intègre en 1945 le ministère des Affaires étrangères.

Proche des milieux thomistes, en particulier de Jacques Maritain et de son entourage, elle entre en 1949 au Carmel, dans un couvent de l'ordre à Nogent-sur-Marne. Elle le quitte cependant au bout de cinq ans, pour raisons de santé. Elle s'était mise en disponibilité du ministère des Affaires étrangères puis avait été radiée de ses cadres, à compter du 13 janvier 1952« Informations diverses », Le Monde, 24 octobre 1953.

Élisabeth de Miribel rejoint à nouveau, fin 1954, le Quai d'Orsay comme attachée au cabinet du ministre Mendès-France.

Elle est nommée au Maroc (deuxième secrétaire entre 1957 et 1961). Elle rejoint ensuite l'administration centrale aux Affaires culturelles et techniques en 1961 et 1962, puis au poste privilégié des archives et de la documentation entre 1962 et 1964, avant d'intégrer la direction Amérique au moment où De Gaulle prépare les rapprochements avec le Québec. Elle est à la direction Amérique du Quai d'Orsay sous la direction de Jean-Daniel Jurgensen en 1964 et 1965 puis est nommée comme deuxième secrétaire à Santiago du Chili. Elle revient à l'administration centrale à la direction Amérique au moment où de Gaulle prépare son coup d'éclat au Québec. Puis elle est affectée à Innsbruck, en Autriche et termine sa carrière comme consul général de France à Florence.

Elle a publié une autobiographie, La Liberté souffre violence, prix Saint-Simon 1982, ainsi que les biographies de plusieurs personnalités historiques.

Elle meurt en 2005 et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (), à Paris. Elle repose avec son arrière-grand-père Charles, duc de La Croix de Castries (1756-1842), lieutenant-général, et avec sa grand-mère, Élisabeth de Mac Mahon, née de La Croix de Castries, duchesse de Magenta (1834-1900), épouse du maréchal de Mac Mahon.

Décorations

(décret du 31 août 1943)

Dans la fiction Dans la mini-série De Gaulle, l'éclat et le secret (2020), son rôle est interprété par June Assal et dans le film De Gaulle (2020) par Marilou Aussilloux.

Publications Préfaces de Henri-Irénée Marrou, de Christian Chabanis, de Didier-Marie Golay, Comme l'or purifié par le feu. Edith Stein (1891-1942), Éditions Plon, 1984, Éditions Perrin, 1998, Éditions du Cerf, 2012. Edith Stein, 1891-1942, préface d'Henri-Irénée Marrou, Seuil, 1961. . La Mémoire des silences : Vladimir Ghika, préface de Maurice Schumann, Fayard, 1987. Giorgio La Pira, Desclée De Brouwer, 1992.

Notes et références

Liens externes

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