est une série de light novel japonais écrits par Keiichi Sigsawa, illustrés par Kōhaku Kuroboshi .
La série originale a été publiée chez MediaWorks dans son magazine de light novel, aujourd'hui disparu, Dengeki hp le . Le premier volume est paru le chez ASCII Media Works dans sa marque de publication Dengeki Bunko. En , 14 volumes ont été publiés, et plus de 5,6 millions d'exemplaires des romans ont été vendus au Japon. Un spin-off sous forme d'une série de light novel appelée Gakuen Kino, a débuté avec son premier tome publié le par MediaWorks. Quatre tomes ont été publiés depuis .
La série a été adaptée en anime par A.C.G.T et Genko, et a été diffusée entre avril et sur la chaine japonaise WOWOW. L'anime contient 13 épisodes. La série a aussi été adaptée en deux jeux vidéo sur PlayStation 2 par Tycoon et ASCII Media Works, le premier en et le second en . Un projet de jeu sur PSP a été aussi prévu mais a été abandonné. Deux films sont aussi sortis respectivement le , et le . Un artbook et un CD drama ont aussi été publiés. En 2017, deux adaptations manga ont été annoncés. Un nouvel anime réalisé par Lerche a été diffusée du au .
Synopsis Dans L'Odyssée de Kino, le protagoniste Kino, accompagné par une moto parlante de marque Brough Superior dénommée Hermes, voyage à travers un monde mystique dans de nombreuses campagnes et forêts différentes, chacune étant unique par ses coutumes et ses habitants. Kino ne reste que trois jours et deux nuits dans chaque ville, sans exception. Elle pense que c'est la durée nécessaire pour apprendre tout ce qu'il y a d'important à savoir sur le lieu, tout en se laissant du temps afin d'explorer de nouvelles régions. Par contre, Kino dit dans le premier épisode (nommé Le pays où l'on comprend la douleur des autres) que cette explication est probablement mensongère et évoque une seconde raison : « si je reste plus longtemps, j'ai bien peur de vouloir rester ».
Une phrase répétée dans l'anime et dans les romans est : « Le monde n'est pas beau, il l'est donc ». L'Odyssée de Kino explore ce que le réalisateur Ryūtarō Nakamura décrit comme « un sens radical de la beauté » où la brutalité, la solitude, l'absurdité, l'oppression et la tragédie sont souvent juxtaposées avec la compassion et l'atmosphère féerique.
Pour sa protection et pour chasser, Kino porte un simple révolver .44 (appelé The Cannon, basé sur un Colt M1851) qui utilise des explosifs liquides à la place de la poudre à canon, et un pistolet semi-automatique .22 (appelé The Woodsman, basé sur un Colt Woodsman). Plus tard dans les aventures de Kino dans les romans, Kino utilise également un fusil à pompe (basé sur une Winchester M1897) et un fusil de précision (appelé The Flute, basé sur un fusil Arisaka Type 99), avec une variété d'autres outils notamment des couteaux. Dans l'anime, il en porte pas moins de cinq, dont un qui peut tirer des balles de .22 à partir de sa poignée.
La technologie dans ce monde existe et est parfois digne de la science-fiction, bien que des anachronismes soient courants (par exemple, le même pays ayant des robots semble aussi avoir des phonographes). Le niveau technologique varie également d'un pays à l'autre. L'univers dans L'Odyssée de Kino n'est pas très magique (la seule magie apparente est le fait qu'un pays se déplace ; que des motos parlent ; et qu'un chien, Riku, parle), bien qu'il y ait une certaine dose de conte de fées.
Thèmes et influences Dans un entretien de Keiichi Sigsawa réalisé par Chih-Chieh Chang d'Anime News Network, il a déclaré que Le Petit Prince n'était pas une de ses principales influences malgré les similitudes. En réalité, il n'a lu Le Petit Prince qu'après avoir entendu qu'il y avait des similitudes entre L'Odyssée de Kino et Le Petit Prince. Il se déclare heureux que les gens comparent L'Odyssée de Kino avec « un si bon roman tant renommé ».
Sa principale influence est le manga Galaxy Express 999 de Leiji Matsumoto. Ce dernier narre le voyage de Tetsuro Hoshino et le train de l'espace Galaxy Express 999 qui s'arrête sur plusieurs planètes avec des conditions très différentes. L'histoire se déroule dans un futur lointain, où les gens peuvent acheter des corps humanoïdes indestructibles pour devenir immortels. Toutefois, le prix de l'immortalité est de renoncer à son humanité. La grande diversité des planètes rendant une sensation épisodique est similaire à celle de L'Odyssée de Kino. La série est aussi réputée pour son côté philosophique.
Personnages Les personnages principaux
(premier animé) puis Aoi Yūki (second animé)
Kino est le principal protagoniste de la série et voyage dans différents pays avec sa moto parlante Hermes, découvrant les populations et leurs cultures. Dans l'anime le sexe de Kino est ambigu au début, mais elle apparaît dans l'épisode quatre Le pays des adultes comme étant une fille à la veille de son douzième anniversaire. Kino est un nom qu'elle adopte après avoir rencontré Hermes, même si son nom d'origine Sakura fait allusion à celui d'une fleur dans Le pays des adultesSakura est le nom du cerisier mais aussi de la fleur de cerisier.. Le prénom Kino viendrait de l'allemand Kinematograph, le cinématographe, dont l'abrégé Kino, signifie Cinéma. Keiichi Sigsawa a donc tout simplement repris cette abréviationキノの旅XIIIのあとがきp253より.
(premier animé) puis Soma Saito (second animé)
Hermes est une moto parlante Brough Superior qui est la fidèle compagne de Kino, mais elle est parfois réticente. Elle accompagne fidèlement Kino à travers tous ses voyages. La relation entre Kino et Hermes est présentée comme symbiotique, comme cela est expliqué dans Le pays des Adultes où Hermes offre la vitesse et Kino l'équilibre. Dans les deux premiers épisodes de l'anime et dans la quasi-totalité des chapitres dans les romans, elle a tendance à mal prononcer les mots et les phrases. Son nom est une référence au dieu grec Hermes. Bien que son nom soit épelé Hermes, dans le troisième livre Keiichi Sigsawa souligne que le "H" est muet.
Les autres personnages Kino (original) (premier animé) puis Daisuke Ono (second animé)
Peu de choses sont connues au sujet de l'original Kino, mais seulement qu'il est un jeune homme qui a voyagé par la même règle de trois jours que le personnage principal : Kino. Il est très calme et porte des lunettes, et est vraisemblablement la principale raison du voyage de Kino, après qu'il soit mort en la protégeant des coutumes de son pays. Elle fait souvent des déclarations similaires à celles du Kino originel, et le cite même à l'occasion. Dans les romans, le Kino originel explique qu'il gagne sa vie en vendant des herbes médicinales et des éléments inhabituels qu'il trouve tout en voyageant.
(premier animé) puis Yūichirō Umehara (second animé)
Shizu est un jeune homme avec un grand talent pour l'escrime. Il voyage dans un buggy avec Riku, son compagnon, un chien qui parle. Dans l'anime il apparaît que dans un seul épisode, mais il apparaît dans de multiples histoires centrées sur lui et Riku dans les romans. Dans ces histoires Riku est le narrateur, à l'exception d'une histoire. Plus tard dans les romans, Kino et Hermes rencontrent Shizu et Riku à nouveau, mais Kino ne semble se souvenir que du nom de Riku.
(premier animé) puis Kenichirō Matsuda (second animé)
Riku est un chien qui parle voyageant avec Shizu. Il est grand, blanc, et sourit tout le temps. Apparemment dans l'anime, Riku a seulement parlé à Hermes, et quand Hermes lui parla de sa discussion avec Riku Kino ne la croit pas. Pourtant dans les romans Riku parle à Kino et à Hermes.
(premier animé) puis Kokoa Amano (second animé)
Sakura est une jeune fille du pays visité par Kino dans le dernier épisode de la série animée. Elle partage de nombreuses similitudes avec Kino, comme ses parents qui sont aussi propriétaires d'une auberge.
(premier animé) puis Lynn (second animé)
Shishō est le maître de Kino qui lui a enseigné l'adresse au tir. Elle vit dans la forêt et ne voyage pas. Son véritable nom est inconnu, Shishō est un titre qui signifie mentor ou maître en japonais (même si Kino ne réalise pas cela d'abord). Dans le dernier épisode de l'anime, qui prend place chronologiquement avant la plupart des autres épisodes, l'armurier qui a fait The Cannon dit à Kino qu'il a donné le pistolet à une jeune femme qui a insisté pour que tout le monde l'appelle Shishō. Elle a voyagé entre les pays et a créé des troubles partout où elle allait, ce qui signifie que Shishō a déjà été une voyageuse. Dans les romans, plusieurs histoires sont consacrées à ses voyages à côté d'un homme désigné comme son élève, quand elle arrivait à la fin de sa vingtaine. Elle et son élève sont présentés comme étant incroyablement gourmand, au point même d'être cruel. Ils voyagent dans une voiture jaune cabossée.
Nemia Nemia est une jeune femme que Kino va rencontrer durant sa visite dans un pays peu développé, et dont la principale activité est l'agriculture. Nemia est orpheline et vit seule dans la maison d'un inventeur, décédé. Elle est aussi fiancée à un jeune homme originaire du même pays. Elle est connue pour ses nombreuses inventions (dont la plupart ne fonctionnent pas) et vas réaliser un rêve qu'elle avait depuis son enfance (celui de voler) en construisant une machine capable de voler.
Productions et supports Light novel
L'Odysée de Kino est originellement une série de light novel écrit par Keiichi Sigsawa et illustrée par Kōhaku Kuroboshi . La série a d'abord commencé à être publié dans l'ancien magazine de light novel Dengeki hp de l’éditeur MediaWorks, le dernier numéro du magazine a publié le volume six le . Le premier volume de la série a été publié le par ASCII Media Works dans leur magazine Dengeki Bunko. Le , 14 volumes ont été publiés. Le huitième volume de L'Odyssé de Kino a publié en comme le 1000 light novel publié par Dengeki Bunko. Un volume additionnel a été seulement publié comme un cadeau promotionnel pour le second film anime. Une collection de chapitres spéciaux intitulées Kino no Tabi : The Sigsawa's World a débuté avec la publication du premier volume le , dans le magazine Degeki Bunko.
La série de light novel a aussi été traduit en chinois, coréen, et en allemand. Tokyopop a acquis la licence, sous le titre original Kino no Tabi pour sa publication en Amérique du Nord, le premier volume a été publié le . L'ordre des chapitres diffère chez Tokyopop de la version japonaise. Selon les représentants Tokyopop, il y a eu des problèmes avec le concédant (le détenteur de la licence) qui n'a pas laissé Tokyopop publié de nouveaux volumes de la série. Tokyopop utilise une image de la page titre du sixième chapitre comme couverture pour la publication anglaise des light novel.
Le premier volume du spin-off de la série original intitulé Gakuen Kino a été publié le dans Dengeki Bunko. Le quatre volumes ont été publiés. La série est une collection de parodies qui ont été originellement publiés dans les trois spin-off de l'ancien magazine Dengeki hp : Dengeki p, Dengeki h, Dengeki hpa. Le spin-off montre Kino comme une magical girl dans un milieu scolaire. Gakuen Kino a été traduit en chinois et en coréen.
Artbooks Un artbook de 96 pages contenant des illustrations de Kōhaku Kuroboshi, a été publié par ASCII Media Works en . L'artbook contient des illustrations de L'Odyssée de Kino, mais aussi d'un autre roman nommé Allison, écrit lui aussi par Keiichi Sigsawa. Cet artbook contient aussi des illustrations originales, qui n'ont jamais été publiées dans les romans mais aussi une histoire originale de L'Odyssée de Kino écrite par Keiichi Sigsawa.
Trois autres artbooks ont aussi été publiés par ASCII Media Works, sous leur label Dengeki Bunko Visual Novel. Le premier a été publié en , contient 48 pages et est intitulé . Il est accompagné d'un CD audio contenant les image songs (dont l'un est basé sur l'air du canon de Pachelbel).