La promenade du Peyrou, également appelée place royale du Peyrou, est une esplanade de Mesures effectuées, sur le site cadastre.gouv.fr (consulté le 16 juin 2017) située à l'ouest du quartier de l'Écusson dans la ville de Montpellier (Hérault), en bordure de l'ancienne enceinte « commune-clôture ». Cet ensemble, classé parmi les monuments historiques, représente une conjonction de cinq œuvres : la promenade et ses terrasses permettant de contempler les Cévennes et les Pyrénées qui a été aménagée en 1689, la porte du Peyrou ou l'Arc de Triomphe avec son pont et ses rampes d'accès, réalisés en 1691, la statue équestre de Louis XIV érigée en 1718, l'aqueduc Saint-Clément et son réservoir construit à partir 1753, le château d'eau dont le projet fut retenu en 1766, les statues enfant et lion d'Injalbert et les grilles des entrées en 1883. Plus tard, en 1927, la construction d'un cadran solaire analemmatique, réalisé à l'initiative du Pierre Humbert et en 1939, la prise de la photo symbolique du résistant Jean Moulin. thumb|Promenade du Peyrou à Montpellier en 2021. D'importants travaux de rénovation ont été effectués depuis les années 1980 pour préserver les lieux.

Situation et accès La promenade est située dans le sous quartier du « centre historique » appartenant au quartier « Montpellier centre ». D'une longueur de pour une largeur de , représentant , elle possède quatre portes d'entrées, trois sur sa partie est et une en haut des escaliers sur sa partie ouest (). L'entrée principale () est située sur la rue François Franque, suivie (dans le sens horaire) de la place Giral et des rues : Clapiès, du Maréchal de Castries, Hilaire Ricard, Pitot et de la BlottièreFrançois de La Blottière, sur le site data.bnf.fr (consulté le 18 juin 2017)« Au pied de l’arc de triomphe, ça dérape les jours de pluie », publié le 11 février 2017 par Aurélia Valarie, sur le site du Midi-Libre (consulté le 18 juin 2017).

Accès thumb|upright=0.6|left|Ligne 4 du tramway. La promenade du Peyrou est accessible, côté est, à la station Peyrou - Arc de Triomphe par la ligne 4 du tramway de Montpellier. Côté ouest, les lignes 6 et 10 des autobus de Montpellier desservent le lieu à l'arrêt Paladilhe« Plan interactif du réseau de transport » (consulté le 18 juin 2017) (). Trois stations de Vélomagg' sont disponibles. L'une au de la rue Foch, l'autre au bas de l'avenue Ledru-Rollin et la dernière sur le parking des Arceaux (place Max-Rouquette). Étant sur la partie haute de Montpellier, deux ascenseurs« La nouvelle avant-place du Peyrou se dévoile », publié par Nicolas Bonzom, le 29 juin 2016, sur le site 20minutes.fr (consulté le 18 juin 2017) () ont été aménagés pour offrir l'accès à l'Arc de Triomphe pour les personnes à mobilité réduite« Carte d'aide à l'accessibilité », sur le site handimap.org (consulté le 18 juin 2017). Deux espaces Modulauto« Stations et voitures », sur le site modulauto.net (consulté le 18 juin 2017) sont accessibles aux parkings de l'Arc de triomphe et des Arceaux (place Max-Rouquette).

Origine du nom Le nom « Peyrou » (prononcé localement en français), que l'on retrouve dans de nombreux noms de lieux d'Occitanie, vient de l'occitan (prononcé en languedocien), signifiant « socle, piédestal de pierre », diminutif de (« pierre »)...

Historique Histoire des lieux thumb|left|La promenade à la fin du . Jusqu'au , le « Puy Arquinel » était composée de garrigue (cade, thym, romarin, lavande…). Balayée régulièrement par la tramontane avec une vue dégagée jusqu'à l'horizon, pour être situé à d'altitude, cet espace représentait le promontoire végétatif immédiat pour les habitants de la commune.

Habitué des lieux, Louis XIII a ordonné le au duc de Montmorency de canonner la rébellion protestante menée par le duc de Rohan. Le traité de Paix (l'édit de Montpellier) y a été signé le , après la destruction de la moitié de la ville (consulté le 25 mai 2017).

Le sol ayant été aplani par la présence de l'armée royale, les commerçants l'ont transformé en espace de foires et de marchés lui donnant le nom de « mont de l'Échine » tant il était dur (s'échiner), côté ouest, d'en gravir la pente pour y accéder. Au nord-ouest de l'aménagement actuel, était installée une aire de dépiquage pour battre le blé avec l'aide du vent qui vannait l'écorce du grain.

Vers 1156, le terme de « Peyrou » désignait primitivement un quartier de la ville « al pèyrou » situé à la place de l'actuel Palais de Justice. La place prit naturellement le nom dans la continuité de la porte du Peyrou et de l'actuelle rue Foch dont le premier nom était rue Porte-du-Peyrou.

Création de la place L'histoire de la promenade du Peyrou débute le avec le vote des États de Languedoc pour la mise en place d’une statue équestre à la gloire de Louis XIV. Dans une délibération du , le Conseil de ville décide d'établir une promenade au point culminant de Montpellier.

Les travaux de la première promenade commencent sous la supervision du marquis de la Trousse, du comte de Broglie et de l'intendant de Basville, le 1689, à la suite d'une adjudication portant sur l'acquisition du terrain, datée du .

L'aménagement du promontoire est confié au jeune architecte d'Aviler ou Daviler, élève de Jules Hardouin-Mansart qui est le premier architecte du Roi. La promenade est aménagée sur une seule terrasse d'une longueur de (140 cannes) pour une largeur de (38 cannes), représentant une surface de . L'ensemble est soutenu par de fortes murailles en pierres en remplacement des palissades de bois. Après l'installation de quelques bancs de pierres et d'espaces verts, l'inauguration est faite le où les membres du consulat font graver sur une plaque de marbre en lettres d'or, l'inscription : traduit par .

En 1983, un projet est élaboré par la mairie de la ville pour réaliser un parking de places sous la statue équestre de Louis XIV..

La porte du Peyrou

L'ancienne entrée fortifiée de la ville, la « porte du Peyrou » est remplacée par un arc de triomphe en 1691. Cette décision est prise dans une volonté politique de propagande monarchique du cardinal de Bonzy afin que le milieu versaillais garde le contrôle des réalisations provinciales. Cette porte d'apparat symbolise la puissance de la royauté pour accéder à la statue équestre dédiée à la gloire du roi Louis XIV, bienfaiteur de la ville.

Statue équestre de Louis XIV

Elle représente d'histoire sur la promenade entre la commande de la première statue le « place Royale dite promenade du Peyrou », sur le site de l'inventaire du patrimoine culturel (consulté le 25 juin 2017), la pose symbolique de la première pierre de la seconde statue le par le comte d’Artois, futur Charles X (consulté le ). et l'inauguration de cette seconde œuvre en toute discrétion, le , moins de dix années après la révolution des Trois Glorieuses et l'avènement de la monarchie de Juillet. Sur la base des dessins créés par le Premier architecte du Roi Jules Hardouin-Mansart, la première statue est réalisée par les sculpteurs Pierre Mazeline et Simon Hurtrelle. La seconde, moins imposante et détaillée, est réalisée par Jean-Baptiste Joseph Debay et Auguste-Jean-Marie Carbonneaux.

La perspective est marquée au centre de l'esplanade par la statue équestre du roi Louis XIV. Il est représenté avec le bras tendu vers l'Espagne, évoquant son acceptation officielle du testament de Charles II d'Espagne et la fameuse phrase « Il n'y a plus de Pyrénées » qui lui a été attribuée à cette occasion. Toutefois, en observant l'orientation de la statue, on remarque qu'il a le bras tendu vers l'Italie.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La première place Royale dite promenade du Peyrou est l'œuvre d'Étienne Giral. Quelques années plus tard, elle fut détruite et réaménagée par son fils Jean-Antoine Giral. Son château d'eau monumental (monument historique) fut construit en 1768, afin de distribuer l'eau potable issue de la source du Lez, de forme hexagonale, orné de colonnes corinthiennes. Il est alimenté par l'aqueduc Saint-Clément réalisé par Henri Pitot, long de 14 kilomètres qui se termine par les « arceaux » de 21,5 m de haut, à double rangée d'arcades superposées. En vis-à-vis de la statue, lui fait face du côté de la ville l'arc de triomphe inspiré de celui de la porte Saint-Martin à Paris.

L'historien moderniste Emmanuel Le Roy Ladurie compte la promenade du Peyrou, aux côtés de la cathédrale Saint-Pierre, de la place de la Canourgue et du Plan-de-l'Olivier, comme un des « quatre sanctuaires de la Pureté Montpelliéraine », c'est-à-dire « les lieux où les Montpelliérains trouvaient, et trouvent encore, la spiritualité d'une ville qui en déborde »Emmanuel Le Roy Ladurie Paris-Montpellier : PC-PSU, 1945-1963, Gallimard, 1982. En effet, son architecture de style antique, rappelant celle d'un ancien temple, en fait l'un des monuments majeurs de la ville.

Protection L'aqueduc des Arceaux et le réservoir des Arcades sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du tandis que l'arc de triomphe, la promenade, les grilles d'entrée, les rampes et les murs de soutènement, le château d'eau, son bassin et les escaliers qui l'encadrent, le pont qui relie le château d'eau à l'aqueduc des Arceaux sont classés aux monuments historiques par arrêté du . L'aqueduc en totalité a été inscrit en 2022.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Liste non exhaustive, classée en ordre croissant d'années d'éditions. .

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Articles connexes

La porte du Peyrou ou l'Arc de triomphe ; La rue Foch ; Le Palais de justice ; Liste des monuments historiques de Montpellier.

Liens externes

Peyrou Catégorie:Monument historique à Montpellier Catégorie:Monument historique classé en 1954 Catégorie:Monument historique inscrit en 1954 Catégorie:Monument historique inscrit en 2022 Catégorie:Parc ou jardin public dans l'Hérault Catégorie:Lieu d'exécution en France