Louis-David Collenot d’Angremont, dit aussi Dangremont, né en 1748, est un littérateur et un secrétaire de l'administration de la garde nationale de ParisCharles Monselet, Histoire anecdotique du Tribunal révolutionnaire, Paris, D. Giraud et J. Dagneau, 1853, p.119. Il reste un royaliste et contre-révolutionnaire célèbre pour avoir été le premier guillotiné pour ses idées politiques, le Bernard Lerat, Le Terrorisme révolutionnaire : 1789-1799, Éditions France-Empire, 1991, 276 pages, 95.. vignette|Signature de Collenot d'Angremont
Biographie En l'état actuel des connaissances, on en sait peu sur ses origines : peut-être né à Dijon et petit-fils d’un geôlier, voire d’un bourreau provincial. Mais pour certains, il serait issu de la petite noblesse et chevalier de Saint-Louis. Parfois donné pour un parent de Calonne, il est d'abord maître de langues et précepteur auprès de la jeune Marie-Antoinette. On le suit à travers divers documents et registres : secrétaire du roi de Pologne, franc-maçon initié en 1772, avocat au Parlement, président du Musée national et étranger (rue Mazarine) ; enfin il est dit « agent d’émigration ».
À partir de , il est employé dans les bureaux de l'Hôtel de ville de Paris puis devient secretaire de l'administration de la garde nationale en 1792 Bibliothèque d'histoire révolutionnaire, Société des études robespierristes, 1969, série 3, , 88..
Il est accusé d'avoir dirigé pour le compte de la Cour une conspiration d'agents contre-révolutionnaires cherchant à prévenir la prise des Tuileries et le renversement de la monarchie le 10 août 1792Haim Burstin, Une révolution à l'œuvre : le faubourg Saint-Marcel (1789-1794), Champ Vallon, 2005, . ; selon Olivier Blanc, il « avait constitué de véritables bandes organisées de provocateurs qui infiltraient toutes les manifestations publiques pour les faire déraper »Olivier Blanc, La Corruption sous la Terreur, Robert Laffont, 1992, ..
Après 30 heures de procès, il est guillotiné à la lueur des torches, au soir du , sur la place de la Réunion (actuelle place du Carrousel) Liste générale et très-exacte des noms, âges, qualités et demeures de tous les conspirateurs qui ont été condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire établi à Paris par la loi du 17 août 1792.... Numéro 1.
Au dans son Journal durant un séjour en France, le médecin écossais John Moore le dépeint comme le chef d'une « nombreuse troupe d'environ hommes divisée en détachements de dix hommes chacun, dirigés par un capitaine et un lieutenant » et aimant à jouer d'un bâton plombé appelé ironiquement « la Constitution ».
Publications
On lui attribue quelques écrits, non publiés :
une Grammaire française (soumise à l’Assemblée) ; une Grammaire anglaise ; une Méthode pour apprendre l’anglais ; un Discours sur l’éducation ; un drame : Ariane à Naxos ; une correspondance ; des Essais poétiques.
Notes et références
Bibliographie et sources
. .
Catégorie:Personnalité contre-révolutionnaire Catégorie:Naissance en 1748 Catégorie:Décès en août 1792 Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Personnalité de la franc-maçonnerie initiée avant 1800