L'Ultra-Trail du Mont-Blanc ou UTMB, également appelé HOKA UTMB Mont-Blanc par un contrat de nommage depuis 2024, est un évènement sportif composé de sept trails (course à pied) dont quatre en ultra-endurance en pleine nature et de très longue durée, qui traverse trois pays (France / Italie / Suisse), trois grandes régions alpines (Auvergne-Rhône-Alpes / la Vallée d'Aoste / le Valais) et dix-huit communes françaises, italiennes et suisses du pays du Mont-Blanc. Il emprunte principalement le sentier de grande randonnée Tour du Mont-Blanc.

La distance reine () est l'un des quatre monuments de l'ultra-trail avec la Western States, la Hardrock 100 et le Grand Raid de la Réunion.

Origines L'Ultra-Trail du Mont-Blanc a été créé en 2003 en remplacement d'une course de qui faisait le tour du massif du Mont-Blanc à effectuer en relais de sept personnesAudrey Duquenne, « La naissance du mythe », magazine Nature Trail , juillet-août 2021, . Cette course empruntait quelques sections de route. Mais le grave incendie du tunnel du Mont-Blanc en a empêché cette épreuve de se tenir jusqu'en 2002 pour finalement s'éteindre définitivement face à la faible participation.

En , neuf personnes dont Michel et Catherine Poletti décident de créer une épreuve pour remplacer celle-ci sauf que la course se déroulera en individuel. Catherine Poletti est la première directrice de la course, les huit autres figurant parmi les participants de la première édition en 2003. Michel et Catherine Poletti tenaient une boutique de disques à Chamonix et étaient adeptes du ski nordique. Ils avaient par ailleurs été bénévoles en 1987 lors de championnats du monde de parapente et à plusieurs reprises sur le Marathon du Mont-Blanc.

Participation Lors de la première édition courue en 2003, l'objectif était fixé à . Ce fut un succès car 722 répondirent à l'appel et la participation a augmenté rapidement et nettement lors des éditions suivantes avec près de en 2004 et environ en 2005. Pour l'édition 2007, les inscriptions sont complètes en dix heures et en 2008 celles-ci furent clôturées en huit minutes sur la course de l'UTMB. Face au succès grandissant de l'épreuve, les inscriptions sont limitées à pour éviter trop de bouchons sur les sentiers et d'autres courses naissent sur l'évènement: la CCC en 2006, la TDS en 2009.

Malgré l'instauration de points nécessaires pour pouvoir prendre le départ de l'une des courses en 2008, le succès de l'évènement ne se démentait pas, obligeant à procéder dès 2009 à des tirages au sort. En 2017, l'organisation enregistra pour seulement un peu plus de , ( ont pu prendre le départ). Avec disponibles après, de s'inscrire en 2018 et encore .

Lors des inscriptions en 2020, avant l'annulation causée par la crise de COVID-19, étaient représentées. En dehors des Français, les pays les mieux représentés sont européens (Espagne, Italie, Royaume-Uni...) mais on compte d'importants contingents de coureurs chinois, américains et japonais.

Les courses

L'UTMB est un évènement qui comporte plusieurs épreuves et a lieu chaque année la dernière semaine d'août. 2003 - : L'UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) et de dénivelé positifDonnées 2016. 2006 - : La CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) et de dénivelé positif 2008 - : La PTL (La Petite Trotte à Léon) et de dénivelé positif (par équipe de 2 ou 3 personnes) 2009 - : La TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie) et de dénivelé positif 2014 - : L'OCC (Orsières-Champex-Chamonix) et de dénivelé positif 2016 - : La YCC (Youth Chamonix Courmayeur) et de dénivelé positif, challenge destiné aux jeunes qui ont entre 14 et 22 ans. 2018 - : La MCC (De Martigny-Combe à Chamonix) et de dénivelé positif. 2022 - : L'ETC (Experience Trail Courmayeur) 15 km et 1300 m de dénivelé positif

L'UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) gauche|vignette|L'arrivée de l'UTMB en 2015 Épreuve créée en 2003, il s'agit de la course phare de l'évènement. Dès la première édition, elle a été qualifiée de .. et comptait 722 coureurs au départ. Kilian Jornet la considère comme .. Le tracé s'apparente à un tour complet du massif du Mont-Blanc, traversant trois pays (France, Suisse, et Italie). Plus tard, pour l'UTMB, le nombre de coureurs a dû être limité à 2500 ; ceux-ci doivent avoir participé préalablement à des courses qualificatives. Ils doivent parcourir les sans étape pour de dénivelé positif en moins de et .

Lors de sa première édition, l'UTMB comptait . Puis, au fil des éditions, l'organisation a cherché le lieu d'arrivée le plus motivant entre Vallorcine et Chamonix-Mont-Blanc. C'est la première raison de cette évolution des distances et dénivelés positifs. En 2006, il est passé à puis à en 2007 et enfin à en 2008. Cette année-là, un jeune Espagnol domine l'épreuve pour la première fois : Kílian JornetRésumé de l'article Une cure de jouvence du numéro de septembre-octobre 2008 in : .. La modification de 2012 () est simplement due à une amélioration des moyens de mesure, le parcours restant le même..

Les coureurs partent de Chamonix-Mont-Blanc le vendrediProfil de l'UTMB 2009.. Ils rejoignent d’abord Les Houches, grimpent au-dessus du col de Voza, descendent vers Saint-Gervais, se dirigent ensuite vers Les Contamines-Montjoie puis les Chapieux par le col du Bonhomme. Le col de la Seigne () les amène à Courmayeur à travers le val Vény et les concurrents entrent en Italie. Depuis 2015, les coureurs enchainent le col de la Seigne par le col des Pyramides calcaires (). Vient ensuite le val Ferret par l'ascension vers le refuge Bertone, une longue section plus roulante avec le passage par le refuge Bonatti et une descente jusqu'à Arnouvaz, la montée du Grand col Ferret (). De là, ils entrent en Suisse. Après La Fouly, les coureurs continuent de descendre avant de remonter vers Champex-Lac. Ils effectuent ensuite la montée des alpages de Bovine, culminant à () au Portalo avant de descendre vers le col de la Forclaz puis Trient. Après l'ascension de la verticale des Tseppes et Catogne (ne pas confondre avec Le Catogne, un sommet voisin plus élevé), les coureurs redescendent vers Vallorcine où ils font leur retour en France. Les coureurs sont ramenés dans la vallée de Chamonix par l'ascension du col de la Tête aux Vents () et le passage à La Flégère avant la descente finale... Au total, les participants franchissent dix cols de plus de d'altitude.

La CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) En 2006, en raison de la forte demande de participation, les organisateurs ont créé une seconde course, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix). D'une distance de lors de sa première édition, elle est ensuite passée à (déclarée à jusqu'en 2011) et constitue la porte d'entrée dans le monde de l'ultra-endurance. La CCC, considérée par la plupart des coureurs comme « la petite », constitue pourtant elle aussi l’un des défis les plus difficiles de l’Hexagone en trail d'ultra-endurance. Le nombre de coureurs est limité à 2100Programme officiel de l'UTMB, édition 2012, .. Ils s’élancent sur les aux de dénivelé, afin de parcourir en un maximum de le parcours..

Le parcours reprend celui de l’UTMB à partir de Courmayeur, en y ajoutant toutefois l’ascension de la tête de la Tronche () en début de parcoursParcours de la CCC 2009 sur le site officiel..

La PTL (La Petite Trotte à Léon) C'est une épreuve par équipe et sans classement final, qui surplombe le tracé de l’UTMB, avec des passages très engagés. Le parcours n'est pas balisé et le plus souvent loin des zones habitées.

Le tracé est le plus long des sept courses. Au départ de Chamonix-Mont-Blanc le lundi à , les trailers ont à parcourir , sur environ de dénivelé positif. Le tout s'effectue en autonomie complète en au maximumPrésentation de la petite trotte à Léon sur le site officiel..

Non compétitive, elle se fait en équipe de deux ou trois coureurs indissociables du début à la fin du parcours.

La TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie) En 2009 l'organisation crée une course : la TDS (Sur les Traces des ducs de Savoie) qui part de Courmayeur pour arriver à Chamonix-Mont-Blanc, (En ligne), consulté le 28 août 2012.. Contrairement à l'UTMB et la CCC, elle s'oriente vers le Beaufortain. Au début, son parcours s'étirait sur à la dénivellation positive de , le tout s'effectuant en maximum. Le nombre de coureurs est limité à 1300. Dès 2013, le parcours est passé à et de dénivelé..

Le départ était donné depuis Courmayeur le jeudi à jusqu'en 2018. La première montée est celle du Col Chécrouit, poursuivie par l'arête du Mont-Favre à plus de et la descente sur le lac de Combal au km 15 où a lieu le second ravitaillement. Pour rejoindre le col du Petit-Saint-Bernard au km 66, les coureurs passent par le col de Chavannes (). Autrefois, la course passait par le col de la Youlaz et La Thuile pour rejoindre ce même col marquant la frontière entre l'Italie et la France. Un ravitaillement s'y tient avant une grande descente vers Séez et Bourg-Saint-Maurice au km 51 où a lieu un autre ravitaillement et un point de contrôle. À partir de là, les trailers s'engagent vers un long tronçon aboutissant au Cormet de Roselend (). Il commence par une montée pénible de deux forts, celui du Truc (à ) puis celui de la Platte (à ). Les kilomètres suivants sont moins pentus, mais après il faut à nouveau passer par une plus courte mais éprouvante ascension, celle du Passeur de Pralognan (). Les premiers hectomètres de la descente de ce col se font grâce à une corde.. Quelques kilomètres plus loin, les coureurs rejoignent le ravitaillement du Cormet de Roselend (Beaufort) au km 66. Les coureurs rejoignent plus loin le ravitaillement du col du Joly (Hauteluce, ) en marchant par le passage du curé, et le lieu-dit "La Gittaz". La plupart des concurrents évoluent désormais de nuit. Suit une descente de vers Les Contamines-Montjoie où se tient un nouveau ravitaillement au km 95. C'est là le point de départ de la dernière principale difficulté du parcours, le col du Tricot (). Après une portion très raide aboutissant aux chalets du Truc, les coureurs effectuent une petite descente vers les chalets de Miage au pied d'une série de lacets pédestres finissant au col. Les coureurs entament ensuite une descente technique mais courte puisqu'il faut remonter un peu après la traversée d'un pont suspendu. avec une vue sur le glacier de Bionnassay plus haut. Après avoir atteint la gare de tramway de Bellevue, les coureurs descendent enfin véritablement jusqu'aux Houches où les attend le dernier ravitaillement. Dès lors, il ne reste plus que sur une large piste avec de faux-plats montants et descendants pour finir sur la ligne d'arrivée à Chamonix-Mont-Blanc.

Cependant le parcours est rallongé en 2019, avec et de dénivelé avec plus de kilomètres encore dans le Beaufortain, le parcours passant notamment Hauteluce. Avec le durcissement en 2019 de l'attribution des points ITRA pour la qualification à l'UTMB, ce parcours rallongé permettrait notamment aux coureurs qui terminent la course d'obtenir comme les années précédentes une dotation de six points.

L'OCC (Orsières-Champex-Chamonix) À partir de 2014, la course OCC est créée avec un départ de Orsières le jeudi matin, une distance prévue d'environ pour de dénivelé cumulé. Elle reprend des éléments de la fin de l'UTMB et de la CCC avec les montées de Bovine (La Giète) et les alpages de Catogne (Les Tseppes) à grimper.. Cependant, une fois le col des Montets franchi, les coureurs se dirigent vers Argentière pour monter vers le téléphérique de La Flégère () sans passer au préalable par la Tête aux Vents.

La MCC (De Martigny-Combe à Chamonix) La MCC est une course créée en 2018. Elle se compose d'un parcours de pour un dénivelé positif de et de deux grandes ascensions, celle du col de la Forclaz () et celle du col de Balme (). Elle part de Martigny-Combe et se termine à Chamonix.

La course est réservée aux bénévoles ainsi qu'aux coureurs locaux.

L'ETC (Expérience Trail Courmayeur)