L', littéralement Union Football Sampdoria, abrégé en UC Sampdoria, couramment appelée Sampdoria, est un club de football italien fondé en 1946 et basé à Gênes en Ligurie.

Le club est créé par fusion des sections football de la SGC Sampierdarenese, du nom du quartier génois de Sampierdarena, et de la SG Andrea Doria, du nom du condottiere génois Andrea Doria. Le nom Sampdoria est un mot-valise reprenant la dénomination des deux clubs à l'origine de sa fondation. C'est une S.p.A., société par actions.

De la saison 2011-2012 à la saison 2022-2023, le club a évolué en Serie A.

Histoire Le club est fondé le de la fusion de la section football de deux clubs : l'« Andrea Doria » (fondé en 1895) et la « Sampierdarenese » (fondé en 1899) rebaptisée « Liguria » entre 1937 et 1944. Le club devient le rival du Genoa, l'autre club de la ville.

L'âge d'or de la "Samp" s'est sans conteste déroulée durant le milieu des années 80 jusqu'au milieu des années 90. Impulsé par l'incontournable duo Roberto Mancini - Gianluca Vialli, la Sampdoria remporte son premier Championnat d'Italie et quatre coupes d'Italie. Sur le plan européen, le club doit se contenter d'une victoire en Coupe des coupes 1990, échouant à la dernière marche en finale de Coupe des clubs champions 1992 face au FC Barcelone. En quelques années, la Sampdoria de Gênes se fait un nom au niveau italien et surtout européen, en construisant année après année une équipe solide et compétitive. Le départ de Gianluca Vialli vers la Juventus durant l'été 1992 marque la fin de l'heure de gloire de la Samp malgré une victoire en coupe d'Italie de football en 1994, dernier trophée remporté par le club.

Depuis 2014, le club est présidé par Massimo Ferrero.

La Sampdoria de 1946 à 1979 thumb|upright=1.3|Le premier Sampdoria en 1946

La Sampdoria de Paolo Mantovani (1979-1993) En 1979, le club est racheté par Paolo Mantovani, un entrepreneur ayant fait fortune dans le pétrole. La Samp végète à cette époque en Serie B depuis deux ans. Le nouveau patron est ambitieux mais ne parvient pas immédiatement à faire remonter le club en Serie A. Celui-ci n'obtient en effet que la septième place en 1979-1980 et la cinquième l'année suivante. La troisième tentative est la bonne pour la Sampdoria qui finit à la deuxième place en 1981-1982, à un point du champion le Hellas Vérone. Après cinq ans en Serie B, le plus long passage de l'histoire du club loin de l'élite, la Sampdoria est donc de retour.

Pour se maintenir, le club fait signer deux joueurs renommés : le milieu de terrain irlandais Liam Brady (en provenance de la Juventus) et l'attaquant anglais Trevor Francis. Un troisième joueur important débarque à Gênes en 1982. Il n'a que 17 ans et va devenir un des meilleurs joueurs de l'histoire du club : l'emblématique attaquant Roberto Mancini, qui demeurera quinze ans chez les Blucerchiati. Grâce à ces renforts de poids, la saison 1982-1983 est très satisfaisante pour un promu avec une belle septième place.

En 1983, le club achète deux joueurs qui vont s'avérer déterminants. Le premier est un milieu de terrain de devoir du nom de Fausto Pari et le second un défenseur central, Pietro Vierchowod. Ce dernier sera si impressionnant à Gênes qu'il gagnera le surnom de tsar. Une autre arrivée est celle du gardien de but international italien de l'Inter Milan Ivano Bordon. Le futur joueur de la Juventus Roberto Galia débarque aussi à la Samp'. La saison 1983-1984 est dans la lignée de la précédente avec une sixième place en Serie A.

La construction de l'équipe se poursuit en 1984 avec la signature de Graeme Souness, le médian international écossais du Liverpool FC. Il remplace Liam Brady qui file à l'Inter. Un jeune défenseur du nom de Moreno Mannini arrive également : il va rester au club pendant quinze ans lui aussi. Mais la meilleure affaire de cette intersaison est le recrutement de l'attaquant de l'US Cremonese, Gianluca Vialli. La Sampdoria vient de mettre en place un duo d'attaquants qui fera son bonheur pendant huit ans Mancini-Vialli, surnommés en italien I Gemelli del Gol (les jumeaux du but) et parfois ironiquement pendant les périodes d'inefficacité combinée, I Gemelli non Gol (les jumeaux sans but). Ces arrivées permettent au club de poursuivre sa progression avec une quatrième place en championnat, à deux points seulement du deuxième, le Torino. L'événement de cette saison est pourtant la première participation du club à une finale de coupe. C'est en Coppa Italia face au Milan AC. La manche aller à San Siro se déroule parfaitement bien puisque les Génois s'imposent 1-0 sur un but de Graeme Souness à la de jeu. Lors du match retour, la Sampdoria s'impose 2-1 grâce à des buts de Roberto Mancini et Gianluca Vialli. La Sampdoria remporte ainsi le premier trophée de son histoire.

Fort de ce succès, le club va donc retrouver la coupe d'Europe après plus de vingt ans d'absence. Lors du premier tour de cette coupe des vainqueurs de coupes 1986, la Samp' élimine les Grecs de l'AEL Larissa mais échoue en huitièmes de finale face au Benfica Lisbonne (défaite 2-0 à l'aller au Portugal et victoire 1-0 au retour). La saison 1985-1986 est assez paradoxale avec une onzième place en championnat très décevante comparée aux précédentes saisons. C'est encore en coupe d'Italie que la Sampdoria fait la meilleure impression en se hissant en finale pour la deuxième année consécutive. Elle s'incline cette fois-ci face à l'AS Rome (2-1 à l'aller et 0-2 au retour).

Le club doit donc réagir après cette saison 1985-1986 décevante. Graeme Souness quitte le club pour retourner en Écosse, aux Glasgow Rangers. Pour encadrer les jeunes promesses de l'effectif, le club engage deux nouveaux étrangers très expérimentés. L'international allemand (32 ans et plus de 70 sélections) Hans-Peter Briegel arrive du Hellas Vérone pour stabiliser la défense. Au milieu de terrain, Souness est remplacé par le Brésilien Toninho Cerezo (31 ans et plus de 50 sélections) de l'AS Rome, bourreau du club lors de la dernière finale de coupe d'Italie. Ayant participé aux coupes du monde 1978 et 1982, Toninho Cerezo n'a pas été retenu pour celle de 1986. Il doit se relancer et apporter une touche technique au milieu de terrain. Le club engage aussi cet été là un jeune gardien du nom de Gianluca Pagliuca. Changement aussi sur le banc où le club choisit de faire venir un homme d'expérience en la personne de Vujadin Boškov. Ancien joueur du club dans les années 60 et dernièrement entraineur du Real Madrid, il doit apporter quelque chose de nouveau aux Blucerchiati. Sur le terrain, l'équipe se comporte bien et finit cinquième à égalité avec le Milan AC. Les deux clubs jouent donc un match de barrage pour déterminer lequel des deux se qualifiera pour la coupe de l'UEFA : la Sampdoria le perd et sera donc privée d'Europe.

L'équipe se qualifie pour une troisième finale de coupe d'Italie en quatre éditions lors de la saison 1987-1988. C'est contre le Torino FC et la Samp' semble faire la différence dès le match aller en s'imposant 2-0 grâce à des buts de Hans-Peter Briegel et Gianluca Vialli. Le retour à Turin est finalement très laborieux puisque le score est de 0-2 à la fin du temps réglementaire. C'est en définitive Fausto Salsano qui donne la coupe à la Sampdoria en marquant à la . Le club remporte donc sa deuxième coupe d'Italie. Cette stabilité de l'effectif et du club est aussi symbolisée par une bonne quatrième place en championnat. 1987-1988 est donc une saison très satisfaisante.

Il y a trois ans, le retour du club en coupe d'Europe s'était achevé face aux expérimentés Portugais de Benfica en huitièmes de finale. Le club espère faire mieux cette fois en coupe des vainqueurs de coupes. Lors du premier tour, il élimine les Suédois de l'IFK Norrköping (1-2 à l'aller et 2-0 au retour à Gênes) puis en huitièmes de finale le FC Carl Zeiss Iéna, représentant de la RDA (1-1 et 3-1). Le club participe donc pour la première fois de son histoire à un quart de finale continental. C'est face au Dinamo Bucarest de Mircea Lucescu et la double confrontation est serrée. Après un match nul 1-1 à Bucarest, les deux équipes font 0-0 au retour et les Génois se qualifient donc grâce à la règle des buts à l'extérieur. La demi-finale les oppose aux tenants du titre, le FC Malines. Les Belges s'imposent 2-1 à l'aller mais se voient infliger un sévère 3-0 au retour à Gênes. La Sampdoria gagne le droit d'affronter le FC Barcelone en finale à Berne. Les hommes de Johan Cruijff s'imposent 2-0 et la belle campagne européenne de la Sampdoria s'achève. La saison 1988-1989 ne se résume pas à la seule épopée européenne : il faut aussi signaler la signature en début de saison de l'international italien Giuseppe Dossena ou encore la prise de pouvoir dans les buts de Gianluca Pagliuca. En championnat, le club finit à la cinquième place. En coupe d'Italie, la Sampdoria parvient à conserver son trophée en finale face au SSC Naples de Diego Maradona. Les conditions n'étaient pourtant pas favorables avec une défaite à l'aller à Naples 1-0 et l'indisponibilité du stade de Gênes pour le retour. C'est donc à Crémone que la Sampdoria renversa la vapeur sur le score imposant de 4-0. 1988-1989 fut une saison chargée et pleine d'émotions.

Outre cette victoire en coupe d'Italie, le président Paolo Mantovani profite du voyage obligé à Crémone pour négocier un transfert avec l'US Cremonese. Cinq ans après l'arrivée de Gianluca Vialli, c'est le milieu droit Attilio Lombardo qui fait le chemin de Crémone à Gênes. Le club engage également le polyvalent Giovanni Invernizzi de Côme et le milieu international yougoslave Srečko Katanec du VfB Stuttgart. Ces arrivées permettent à la Sampdoria de finir à nouveau à la cinquième place du championnat, à un petit point du podium. En coupe des vainqueurs de coupes, le club élimine les Norvégiens du Brann Bergen en seizièmes de finale puis le Borussia Dortmund au tour suivant. En quart de finale, la Samp' vient à bout des Grasshopper Zurich d'Ottmar Hitzfeld et Alain Sutter. La demi-finale se joue face à l'AS Monaco d'Arsène Wenger. À l'aller en principauté, George Weah ouvre le score pour Monaco mais un doublé de Gianluca Vialli en trois minutes ( et ) remet la Sampdoria en selle. Malgré l'égalisation en fin de match de Ramón Díaz, les Génois sont en position favorable avant le retour. À Gênes, Pietro Vierchowod et Attilio Lombardo permettent à la Sampdoria de s'imposer 2-0 et de se qualifier pour la finale pour la deuxième année consécutive. Sur la pelouse de l'Ullevi de Göteborg, les hommes du président Mantovani battent le RSC Anderlecht 2-0 après prolongation. C'est Gianluca Vialli qui inscrit les deux buts décisifs aux et minutes de jeu. C'est la première coupe d'Europe remportée par la Sampdoria.

Fort de ces succès, la Sampdoria de Paolo Mantovani, toujours entrainée par Vujadin Boskov et possédant un groupe de joueurs fidèles et de talent (Vialli, Mancini, Vierchowod, Lombardo, Pagliuca, Cerezo, etc.), entame la saison 1990-1991 avec ambition. L'effectif est en plus renforcé par l'international soviétique Alexeï Mikhaïlitchenko en provenance du Dynamo Kiev, ou encore l'attaquant de l'Udinese Marco Branca pour faire souffler de temps en temps le duo Vialli-Mancini. Cette saison va être celle de la consécration pour cette génération dorée de la Sampdoria.

thumb|upright|left|L'entraîneur serbe Vujadin Boškov permet à l'équipe de remporter son seul titre de Serie A en 1991.