La Bolloré Bluecar est une petite voiture électrique de ville conçue par le fabricant de batterie Batscap (Bolloré 80 % et EDF 20 %) installé à Ergué-Gabéric, commune périphérique de Quimper, en Bretagne, et à Boucherville près de Montréal au Canada, modèle dérivé de la Bluecar du groupe Bolloré. Sa commercialisation a démarré en .
Historique Prototype La Bluecar est une voiture en forme de bulle conçue par l'ingénieur Philippe Guédon, ancien PDG de Matra Automobile, père de l'Espace, et a été réalisée par le constructeur pour présenter un nouveau type de batteries au lithium-métal polymère. La première version, initialement connue sous le nom de code VBE1 ou Blue Car 1, a été présentée lors de salons automobiles. Une évolution du modèle, la Blue Car 2, a été produite à 6 exemplaires (). Le véhicule comporte 3 places à l'avant et 2 places à l'arrière.
La Blue Car a été homologuée pour rouler sur la voie publique en Le Parisien, 17 novembre 2007, édition de Paris, , article de Guillaume Zambaux citant Jean-Marc Metais, Avec la Blue Car la voiture électrique devient accessible.
En 2012, la Bolloré Bluecar était le modèle de voiture électrique le plus vendu en France, grâce à son marché avec Autolib.
Modèle de série 2013 Batscap, après avoir été en discussion avancée avec différents constructeurs automobiles, a finalement signé un partenariat avec Pininfarina et créé une société commune avec le constructeur italien pour ce projetLa voiture électrique conçue par Pininfarina et Bolloré prend forme, Les Échos, 29 janvier 2008. La voiture est fabriquée à Turin dans les ateliers de Pininfarina et siglée du nom du carrossier italien.
Les batteries sont produites dans les deux usines du groupe Bolloré, à Quimper et près de Montréal. L'usine de Quimper a été inaugurée en Vincent Bolloré. "La crise est devant nous !", 15 juin 2009, Le Journal des Entreprises et celle de Montréal peu de temps après. La mise en production des batteries est lancée en . La société espère .
Modèle de série 2015 Le , Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie, annonce que les Bluecar seront construites à Dieppe dans l'usine de Renault à partir du second semestre 2015Renault et Bolloré rapatrient la production des Bluecar à Dieppe, Challenges, 9 septembre 2014.
Technique Le stockage d'énergie s'appuie sur l'association d'une batterie et de supercondensateurs chargés de gérer les pics de puissance en accélération comme en récupération d'énergie. Au total la puissance peut atteindre pendant un pic limité à (voir archive). La batterie, qui pèse , est de type LMP (lithium métal polymère). Elle a une tension de et une capacité de ( à C/4). Elle se recharge en treize heures sur une prise domestique de ou en huit heures sur un boîtier mural (Bluebox) de . Elle est garantie pour une durée de , selon le constructeur. Elle peut fonctionner à une température comprise entre -20 et +L'innovation technologique au service de l'environnement - Voiture Electrique Populaire (brochure Bluecar Bolloré) .
Contrairement aux autres véhicules électriques employant des batteries au lithium fonctionnant à température ambiante, la Bluecar se démarque par l'utilisation d'une batterie LMP qui doit être maintenue entre 60 et . Ce maintien à température induit une consommation en continu, même lorsque le véhicule est en stationnement. Cet inconvénient a fait l'objet de critiques. estimant que la consommation globale s'en trouvait doublée pour un kilométrage moyen en milieu tempéré.
L'autonomie annoncée est de en cycle urbain et en cycle mixte extra-urbain. Une interface pourrait être conçue pour visualiser à distance l’état de charge de la batterie du véhicule via un smartphone. Une heure de charge à permet de recharger la batterie de 2 %. L'utilisation du chauffage sur une heure de route fait baisser l'autonomie d'environ 10 %. Selon la température extérieure, l'autonomie peut également être différente d'environ 5 %.
La vitesse maximale de la voiture est bridée à .
Commercialisation Bluecar La voiture de série a été présentée au Mondial de l'automobile de Paris en , pour une commercialisation prévue à l'origine pour fin 2009, pour finalement débuter en 2010.
Les prévisions de production étaient de véhicules à la fin 2009 pour atteindre véhicules par an à partir de 2012..
En , lors d'une interview du journal des entreprises, Vincent Bolloré a annoncé qu'il a enregistré plus de réservations depuis la présentation de la BlueCar au salon de Genève en .
« On a déjà réservations. La demande est considérable. (…) C’est plus que nos objectifs. On pensait ou .»
Dans un article du FigaroArticle Bolloré veut accélérer le développement de Havas daté du , Vincent Bolloré annonçait que la BlueCar était en cours de certification.
Depuis février 2013, le modèle quatre places produit par Pininfarina est disponible à la vente.. Il est commercialisé sur Internet et par un réseau de distributeurs locaux. Le prix annoncé est de , ce qui tient compte en France de la prime d'État de pour l'achat d'un véhicule électrique. Le récent super bonus écologique () permet d'acquérir la Bluecar pour . Le véhicule est disponible en LLD (location longue durée) pour une durée de 20 mois renouvelable, moyennant par mois concernant Paris et par mois pour la Province. Le constructeur propose une location de la batterie à par mois (kilométrage illimité). La batterie est échangée gratuitement à . Il faudra également acheter le câble électrique en supplément (non compris dans la vente de la voiture) - et/ou le montage d'une Bluebox à (installation comprise).
En le groupe Bolloré a déposé un dossier du ministère de l'économie pour Véhicules électriques : Bolloré se propose d'installer bornes de recharge, Le Monde, 8 décembre 2014.
Autopartage La Bluecar s'est surtout fait connaître comme l'élément central des programmes d'autopartage développés par le groupe Bolloré dans les années 2010. Initiés en 2011 avec Autolib' à Paris, ces services ont été déployés progressivement dans d'autres villes de France puis du monde. Toutefois la rentabilité n'a jamais été au rendez-vous, et la résiliation du contrat Autolib' par la ville de Paris en 2018 a poussé Bolloré ensuite à se désengager complètement de cette activité dans les autres villes. Ces services sont progressivement cédés ou arrêtés depuis 2020, et ceux de Los Angeles et Singapour ferment en .
Europe Depuis l'arrêt de BlueTorino en , il n'existe plus de service d'autopartage avec des Bluecars en Europe.
France Autolib' (Paris)
Fin 2011, la voiture quatre places est utilisée en libre service dans le cadre du service Autolib' de Paris. Elle se répartit sur de l’agglomération parisienne.
En décembre 2013, la ville de Drancy reçoit 37 véhicules. La ville possède son propre dispositif de recharge en plus des bornes des stations Autolib' de la ville..
En , sont ou seront desservies par le service autolib'. En , le service s'étend sur .
À la suite de la résiliation du contrat par la mairie de Paris le , le service a pris fin le ..
Bluely (Lyon)
En septembre 2013, le Grand Lyon a lancé son service de voitures 100 % électriques, baptisé "Bluely", financé entièrement par le groupe Bolloré. Deuxième grande agglomération après celle de Paris à proposer un tel service, le Grand Lyon met à la disposition des habitants de Lyon et de Villeurbanne, dans un premier temps, une flotte de 130 véhicules, dès 2013. Leur nombre atteint 250 en 2016.. En , le service s'étend sur huit autres communes de l'agglomération lyonnaise.
Bluely s'arrête définitivement le , le groupe invoquant un manque de rentabilité accentué par la crise sanitaire du Covid.
BlueCub (Bordeaux et Arcachon)
En janvier 2014, la Communauté urbaine de Bordeaux lance son service de voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système, nommé BlueCub, porte sur une centaine de véhicules, 40 à 50 stations dans la ville de Bordeaux et six communes voisines..
En juillet 2015 le service est étendu à la ville d'Arcachon sous le nom de Arcachon Blue Car, regroupant 8 voitures pour 4 stations dans la ville, compatibles avec le réseau BlueCub.
Comme Bluely et pour les mêmes raisons, Bluecub est définitivement arrêté le ..
Italie BlueRoma En , la ville de Rome en Italie annonce l'arrivée du service au deuxième trimestre 2016, avec un objectif de 1000 véhicules et 500 stations pour la fin 2018.. Repoussé d'abord à fin 2016, le projet est gelé en 2017 puis finalement abandonné.
BlueTorino En , la ville de Turin en Italie annonce l'arrivée du service au troisième trimestre 2016, avec un objectif total de 400 véhicules et 200 stations pour la fin 2018. Le service s'arrête définitivement le . et est revendu à la société Leasys qui remplace les Bluecars par des Fiat 500 électriques.
Royaume-Uni Bluecity (Londres)
Lancé en à Londres, ce service d'auto-partage n'a jamais réussi à décoller, confronté à une forte pression concurrentielle et à des négociations administratives complexes avec 33 collectivités locales, qui ont empêché un bon développement du réseau. Après moins de 3 ans d'activité, Bluecity est définitivement arrêté le .
Amérique du Nord États-Unis BlueIndy (Indianapolis) Le , la ville d'Indianapolis aux États-Unis annonce le lancement du premier service de voiture électrique en autopartage en dehors de la France qui sera mis en service sous huit mois. Le système, nommée BlueIndy, porte sur cinq cents véhicules pour mille bornes de recharge. Le groupe Bolloré espère avoir abonnés d'ici trois ans. L'investissement initial est de 35 millions d'euros... Le lancement du service a lieu en à la suite de certains retards logistiques et administratifs. Les opérations ont cessé en .
BlueLA (Los Angeles) Initialement annoncé pour fin 2017, le service d'auto-partage de Los Angeles est finalement lancé en 2018.. Comme à Indianapolis, il utilise une version américanisée de la Bluecar, modifiée pour être conforme à la réglementation fédérale américaine.
Asie BlueSG (Singapour) vignette|Bluecars Bolloré garées dans un site de bornes de recharge BlueSG à Singapour. La Cité-État Singapour annonce l'arrivée de la Bluecar à la suite de l'obtention de l'appel d'offres lancé par la ville. En , Bolloré a signé un accord avec la Land Transport Authority (LTA) et l'Office de développement économique pour développer un programme d'autopartage électrique. Le , BlueSG a annoncé avec LTA le lancement du premier programme de partage de voitures électriques à grande échelle de Singapour, la voiture électrique du service étant fournie par Bolloré. L'entreprise a également ouvert son siège Asie-Pacifique pour ses activités de mobilité électrique, de gestion de l'énergie et d'intégration de systèmes dans la région.. La construction des bornes de recharge a commencé fin et en , le service a été officiellement ouvert au public avec 30 bornes de recharge et 80 voitures réparties sur toute l'île soit le deuxième service de Bluecar après la région parisienne...
En , la société comptait 253 stations avec 1000 points de recharge réparties sur Singapour et une flotte de 530 voitures.. Le , le groupe Bolloré annonce la cession de BlueSG au singapourien Goldbell Group, pour .,
Bluesummer thumb|La Bluesummer lors du défilé du festival de Cornouaille 2014 à Quimper. Depuis la décapotable BluesummerBluesummer - Site officiel est commercialisée.
La Bluesummer peut atteindre une vitesse maximale de avec une autonomie de en cycle urbain et de en cycle extra-urbain pour un prix de .
Elle est montée sur un châssis en acier traité en cataphorèse et repose sur la même batterie LMP (Lithium Métal Polymère) que la Bluecar pour un poids total à vide de .
Dimensions : Hauteur = / Longueur = / Largeur = et un volume de coffre de à (sièges rabattus).
Espionnage industriel