La Chapelle-Caro est une ancienne commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Val d'Oust.

Géographie Situation Commune située sur l'axe Ploërmel – Vannes, La Chapelle-Caro se situe à quelques kilomètres de Ploërmel, mais également de Malestroit et de Lizio, deux communes classées « petite cité de caractère ».

Relief et hydrographie L'Oust longe l'ouest de cette ancienne commune et la séparait, avant la création de la commune nouvelle du Val d'Oust, de l'ancienne commune de Roc-Saint-André.

Le ruisseau du Coudray, affluent du Ruisseau de Raimond, lui-même affluent de rive gauche de l'Oust, a sa source à l'est du bourg et traverse la partie orientale de La Chapelle-Caro.

Le relief de cette ancienne commune présente une pente générale vers l'ouest en direction de la vallée de l'Oust ; le dénivelé est notable entre le point le plus haut (116 mètres d'altitude) situé dans l'angle nord-est de son finage (au sud du lieu-dit La Boare) et la vallée de l'Oust (17 mètres d'altitude). Le bourg est vers 80 mètres d'altitude.

Transports La commune est longée, côté ouest, par le canal de Nantes à Brest.

La commune fut desservie par une ligne de chemin de fer (Ligne de Questembert à Ploërmel), ouverte en 1881 et fermée au trafic voyageur en 1946 et au trafic marchandises en 1991, et disposait d'une gare commune avec Roc-Saint-André. Son tracé a été reconverti en voie verte. Le Roc-Saint-André a disposé d'une gare, située en fait sur le territoire de la

La route nationale 166 (axe routier Vannes - Ploërmel), aménagée en voie expresse, traverse la commune, desservie par les deux échangeurs du Val d'Oust (D 464) au sud et du Vent (D 766a) au nord. Cet axe routier passe juste à l'est du bourg.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous la forme La Chapelle en 1793 et devient La Chapelle-Caro en 1985. Elle est encore surnommée « La Basse-Chapelle » ou « La Chapelle-sous-Ploërmel »..

La paroisse de La Chapelle, érigée en 1802, a pris le nom de « La Chapelle-Caro » du fait de sa proximité avec la commune de Caro.

Ce toponyme composé provient de la famille La Chapelle.

Caro est donné pour avoir le sens de Karv, ar c'harv, substantif masculin prononcé « Karo » et signifiant le cerf. Caro pourrait aussi venir du mot Carrofum, qui équivaut au mot latin quadruvium (carrefour)..

Le nom de la localité est attesté en breton sous la forme Chapel-Karozh depuis 1995. Il s'agit de la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 21,8 % des toponymes de l'ancienne commune sont bretons.

Histoire

Préhistoire L'ancienne commune de La Chapelle-Caro possède plusieurs monuments mégalithiques, notamment l'allée couverte du Bignon, le dolmen de la Maison Trouvée (ou Maison Trouée) ; A. Marteville et P. Varin décrivent en détail son état en 1843 et signalent aussi, à cette date, « sur la lande dite de Saint-Méen, huit ou dix peulvens isolés, dont les plus grands n'ont pas plus de 1 m 70 »..Le Pas de Gargantua est le seul menhir, désormais couché, subsistant d'un alignement qui en comptait encore 4 en 1909 selon Louis Marsille..

Moyen-Âge C’est un démembrement de la paroisse de Ploërmel. Elle est encore surnommée La Basse-Chapelle ou La Chapelle-sous-Ploërmel. Après avoir appartenu à la grande seigneurie de Porhoët, La Chapelle-Caro entre dans le domaine ducal en 1168. Le château de Creveix [Crévy], ancienne sergenterie féodée de Ploërmel, était la seigneurie de La Basse-Chapelle.

Temps modernes La Chapelle-Caro est érigée en vicomté en 1576, en comté au , et réunie à la seigneurie de Crévy en 1630.

Le fief de La Chapelle, paroisse de La Chapelle-sous-Ploërmel, fut tenu chronologiquement : en qualité de seigneur, par les : La Chapelle Rosmadec, par mariage, le au château de Blois, de Jean III de Rosmadec et de Jeanne de La Chapelle ; en qualité de comte, par les : Rosmadec, par érection, en 1576..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi La Chapelle en 1778 :

Révolution française En 1790, La Chapelle-Caro est détachée de Ploërmel et érigée en commune du canton de Caro pour être rattachée par la suite au canton de Malestroit.

Le

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi la commune en 1843 :

En 1873 « des habitants de La Chapellle, de Caro, de Lizio, de Quily, de Plumelec (Morbihan) demandent le rétablissement, dans le plus bref délai, de la royauté en la personne de Henri V, héritier légitime de la couronne de France »..

Le

La Belle Époque

Le eut lieu l'inventaire des biens d'église de Roc-Saint-André, La Chapelle et Sérent. « L'un des vicaires de Sérent et celui de Lizio ont été arrêtés et conduits, menottes aux mains, et sous escorte, au tribunal de Ploërmel pour y être jugés le soir même »..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de La Chapelle-Caro porte les noms de 60 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux deux au moins sont morts en Belgique (Pierre Gru dès le à Rossignol et Pierre Le Gal le à Zonnebeke) ; la plupart des autres sont morts sur le sol français, dont 4 ( Pierre Brogard, Auguste Daniel, Jean Guerrier et Louis Thétiot) décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Joseph Noël a été décoré de la Médaille militaire..

L'Entre-deux-guerres Le devis pour la construction du monument aux morts est établie le et la réception du monument est acceptée par la municipalité le ; le monument a la forme d'un pilier commémoratif orné de palmes ; d'une croix de guerre et d'une croix latine ; il est entouré de 4 bornes reliées par des chaînes ; les travaux furent effectués par Auguste Jouvance, entrepreneur à La Gacilly..

La Seconde Guerre mondiale thumb|Monument commémoratif en hommage aux résistants qui furent fusillés à cet endroit. Le monument aux morts de La Chapelle-Caro porte les noms de 7 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Parmi elles, Henri Le GalHenri Le Gal, né le au Coudraye en La Chapelle., résistant FFI, fusillé au fort de Penthièvre en Saint-Pierre-Quiberon le . ; André PondardAndré Pondardx né le à Pleucadeuc., cultivateur, membre du groupe de résistants de La Chapelle-Quily, tué par les Allemands le , âgé de 24 ans..

L'après Seconde Guerre mondiale

Cette commune n'a pris le nom de La Chapelle-Caro qu'en 1985, du fait de sa proximité avec Caro et afin de mieux la différencier des autres lieux dénommés « La Chapelle ».

Le La création de la commune nouvelle du Val d'Oust La Chapelle-Caro fusionne avec les communes de Le Roc-Saint-André et Quily au sein de la commune nouvelle de Val-d'Oust le .. Les trois conseils municipaux ont voté la fusion avec seulement deux abstentions et deux votes blancs sur 41 votants..

La commune nouvelle du Val d'Oust n'atteint à sa création que 2.693 habitants. Le maire de la Chapelle-Caro, Michel Guégan, qui fut le fondateur de la première communauté de communes en France, n'a pas dû se forcer pour chercher l'union des trois communes qui se sont regroupées. Un nom fédérateur a été trouvé pour la commune nouvelle..

Michel Guégan avait été à l'origine d'un premier projet de regroupement en 2013 qui concernait les trois communes de La Chapelle-Caro, Saint-Abraham et Le Roc-Saint-André (ces trois communes étaient déjà associées depuis 1999 dans le cadre d'un Sivu de l'école publique Pablo-Picasso, un regroupement pédagogique intercommunal), expliquant « qu'il n'y aurait plus besoin que d'un secrétaire de mairie au lieu de trois, et l'échelle des 2 500 habitants permettrait à la commune nouvelle de s'équiper d'un matériel d'une autre ampleur que celui utilisé par les trois petites entités ». Mais ce projet avait échoué en 2014..

Politique et administration

La création de la commune nouvelle de Val d'Oust entraîne la création d'une commune déléguée gérée par un maire délégué :

Démographie

Enseignement École publique Pablo Picasso (située à La Chapelle-Caro, mais dans le cadre d'un RPI regroupant Saint-Abraham, La Chapelle-Caro et Le Roc-Saint-André géré par un SIVU et désormais dénommé "Syndicat intercommunal à vocation unique pour l'école publique de Val d'Oust - Saint-Abraham". École privée Sainte-Thérèse, située à La Chapelle-Caro (regroupement pédagogique avec l'école privée Notre-Dame de Lourdes de Saint-Abraham) ; 87 élèves en 2022.

Culture et patrimoine Lieux et monuments Château de Crévy, . Le Crévy (ou Créveix) est une ancienne sergenterie féodée de Ploërmel. Il s'agit d'un ancien oppidum romain. Propriété successive des familles Bonabes (vers 1149), Derval, Rougé (au ), Châteaugiron, alias de Malestroit (au ), Chastel, Montejean, Tournemine, Quelenec (en 1563), Rogier (en 1602), Descartes (en 1644), Brilhac (en 1741), Humbert, Brilhac (en 1809), Poulpiquet du Halgouët (en 1812), Breil de Pontbriand de La Caunelaye (en 1816). La seigneurie est érigée en comté, en 1697, au profit de François Rogier. Le château est au cœur du conflit (durant les guerres de religion) qui oppose la famille Malestroit qui est catholique à la famille Rohan de Josselin qui est protestante. Le duc de Mercœur y avait garnison ; le parti du roi tenta vainement de s'en emparer. Le château a été très remanié au par la famille de Brilhac et en 1855 par l'architecte Jacques Mellet (ajout d'un corps de logis à l'ouest, encadré de deux tours). L'ensemble, restauré en 1966 par Monique Dunan (déjà créatrice de costumes pour Sacha Guitry, Marcel Carné, Jean Renoir, Claude Autant-Lara, et pour la série télévisée (version 1972) Les Rois maudits), a abrité un musée du Costume, aujourd'hui disparu à la suite du décès des propriétaires ;

La chapelle Saint-Méen . Cette chapelle est remaniée en 1753 et en 1843. Le chœur et la croix datent du . Le clocher est de forme carrée. La chapelle abrite deux statues en bois polychrome de saint Méen : l'une est datée de 1618, et l'autre est datée du ;

L'église Notre-Dame (1868), édifiée en remplacement d'une ancienne église tréviale puis paroissiale du , remaniée en 1711. L'église actuelle est en forme de croix latine. Une tour carrée se trouve au bas de la nef. Les vitraux sont postérieurs à 1870. L'église abrite une statue de saint Fiacre (). Une belle croix processionnelle du (1500-1550), en argent plaqué sur âme de bois, est conservée à la sacristie ; la façade de l'église a été restaurée durant l'année 2007 ainsi que ses vitraux.

Le manoir de la Villeneuve date du . Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Mauléon (en 1426), Houx, seigneurs du Bodel (en 1513) et Rogier. Le fief est réuni à la seigneurie du Crévy. Le château possédait autrefois une chapelle privée bénite le . Il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel ; Le manoir du Bignon . On y trouve un pigeonnier. Le plus ancien bâtiment date du et le second bâtiment date du . Le revers de ce dernier est percé de larges baies et d'une porte en plein cintre. Il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel en 1967 ; L'allée couverte du Bignon, le tumulus avec dolmen de la Maison Trouvée ((datant de l'époque néolithique et situé à La Ville-au-Voyer, il se compose d'une chambre de de long sur de large et d'un vestibule), le Pas de Gargantua et les rochers de Saint-Méen.

Héraldique

Personnalités liées à la commune Patrick Lecocq, journaliste, dispose d'une résidence dans la commune. Dorian Foulon, coureur cycliste handisport, champion paralympique de la poursuite aux Jeux Paralympiques de Tokyo.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des anciennes communes du Morbihan

Liens externes Site de la mairie de Val d'Oust

La Chapelle-Caro sur le site de l'Institut géographique national Le site de la Communauté de Communes du Val d'oust et de lanvaux

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