Cycloramphus heyeri est une espèce d'amphibiens de la famille des Cycloramphidae.

Répartition Cette espèce est endémique du Sud-Est du Brésil. Elle se rencontre entre et d'altitude. Sa présence n'est aujourd'hui attestée qu'à Campos do Jordão, dans l'État de São Paulo ; à Itatiaia, dans l'État de Rio de Janeiro, elle est considérée comme possiblement éteinte.

Description Les mâles mesurent de 58 à Heyer, 1983 : Variation and systematics of frogs of the genus Cycloramphus (Amphibia, Leptodactylidae). Arquivos de Zoologia, São Paulo, , , (texte intégral).. Il s'agit d'une espèce dépourvue de palmure, dont les orteils sont libres et le dos lisse — deux caractères qui la distinguent des espèces voisines dont les orteils sont carénés ou frangés et le dos verruqueux. Ses pattes sont plus courtes que celles de Cycloramphus diringshofeni et de Cycloramphus eleutherodactylus.

Le museau est arrondi vu de dessus et incliné de profil ; le tympan est caché et il n'existe ni fente ni sac vocal. La glande inguinale est grande, en forme de disque, et son diamètre dépasse la moitié de la longueur du fémur. Le dos est brun lichéneux sombre, marqué d'une tache fauve clair dans la région scapulaire et d'une barre interorbitaire claire bien nette ; la lèvre supérieure porte des bandes claires, le menton et le ventre sont d'un brun clair uniforme.

Écologie À Campos do Jordão, l'espèce a été collectée dans la litière de feuilles en forêt tropicale humide de montagne à canopée fermée. L'absence de cours d'eau et de points d'eau à proximité du site laisse supposer un développement direct.

Le chant nuptial de l'espèce n'est pas connu, et ses larves n'ont jamais été décrites.

Conservation L'espèce est classée en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature lors de son évaluation d'avril 2021.

Collectée à sa localité type en 1951 et 1959, elle n'y a plus été observée depuis, malgré de nombreuses prospections incluant des recherches d'ADN environnemental dans les cours d'eau. La seule population subsistante connue se trouve à Campos do Jordão, où l'espèce a été recensée en 2005, 2012 et 2017.

Les menaces identifiées sont l'extension urbaine, les plantations sylvicoles et les incendies, ainsi que le réchauffement climatique, qui devrait dégrader les forêts d'altitude dont l'espèce dépend. Le champignon pathogène Batrachochytrium dendrobatidis constitue une menace potentielle, soupçonnée d'être impliquée dans le déclin d'espèces voisines.

Taxinomie Cette espèce est décrite en 1983 par Ronald Heyer sous le nom de Cycloramphus carvalhoi. En 2021, le placement du genre Zachaenus en synonymie de Cycloramphus par Dubois, Ohler et Pyron rend ce nom homonyme de Cycloramphus carvalhoi (Izecksohn, 1983), décrit un an plus tôt et donc prioritaire. Segalla et al. proposent alors le nom de remplacement Cycloramphus heyeri.

L'holotype, le spécimen MNRJ 33852, est un mâle adulte. La localité type est Brejo da Lapa, dans le parc national d'Itatiaia, commune d'Itamonte au Minas Gerais, à d'altitude.

Étymologie Le nom spécifique d'origine, carvalhoi, honorait Antenor Leitão de CarvalhoBeolens, Watkins & Grayson, 2013 : The Eponym Dictionary of Amphibians. Pelagic Publishing Ltd, . Le nom de remplacement heyeri fait référence à Ronald Heyer, auteur de la description originale. Publication originale Heyer, 1983 : Variation and systematics of frogs of the genus Cycloramphus (Amphibia, Leptodactylidae). Arquivos de Zoologia, São Paulo, , , (texte intégral).

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Notes et références

Catégorie:Anoure (nom scientifique) Catégorie:Cycloramphidae Catégorie:Faune endémique du Brésil