Kifkif est une organisation non gouvernementale maroco-espagnole constituée comme association à but non lucratif et qui porte une lutte pacifique pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes (LGBTI) marocains.
Kifkif est illégale au Maroc, mais pas en Espagne, où elle est enregistrée depuis 2008. Dans son acte constitutif on mentionne que son action comprend tant l'Espagne que le Maroc. Elle se présente comme une association de personnes LGBTI migrantes et réfugiées qui travaillent pour que leurs semblables puissent vivre librement leur orientation sexuelle ainsi que leur identité et expression de genre.
Histoire En 2009, une délégation de la Confédération espagnole LGBT (Colegas) menée par son secrétaire général et par son coordinateur des relations internationales, Samir Bargachi, également président de KifKif, se rend au Maroc pour rencontrer des membres de la société civile et d'autres associations des droits humains. La même année, l'association tente d'organiser une conférence à Marrakech, malgré l'interdiction des autorités. Le , le site web de l'association est piraté. L'association a été violemment critiquée depuis par les éléments les plus conservateurs de la société musulmane.
En , l'association Kifkif lance Mithly (le titre est un jeu de mots signifiant à la fois « homo » et « comme moi »), le premier magazine LGBT marocain, qui paraît en version papier et sur un site Internet dédié. Le premier numéro, imprimé à Rabat, a été diffusé à , de façon clandestine, puisque l'article 489 du code pénal marocain, qui rend l'homosexualité illégale, excluait toute possibilité d'obtenir une autorisation de publication.
En , les militantes LGBT de Kifkif créent le groupe Menna w Fena (« De nous et pour nous »), un groupe interne à l'association Kifkif et consacré spécifiquement aux femmes lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles ou queer ; il a pour objectif de protéger les femmes LGBT au Maroc et de les aider à s'affirmer au sein de la communauté LGBT.
Après les élections à l'Assemblée de Madrid de mai 2019, qui voient les trois partis de droite gagner la majorité absolue des sièges dans la Communauté de Madrid, le parti Vox fait pression sur le Parti populaire et sur Ciudadanos pour que son appui à leur gouvernement de coalition soit conditionné par la suppression des aides aux associations qui , ce sont plusieurs associations d'aide aux migrants qui sont en fait visées, dont KifKif, qui reçoit une aide d'environ 40 000 € annuels lui permettant de financer intégralement son lieu d'accueil des réfugiés. En , le gouvernement Díaz Ayuso I formé après ces élections supprime toute subvention à l'association. En ouvre cependant un centre d'accueil national public pour réfugiés LGBTI de 20 places, géré sous la responsabilité de l’association KifKif et de l'association Red Acoge.
Détournement de fonds Kifkif a fait l'objet d'une ERE et de poursuites judiciaires à l'encontre de son fondateur, Samir Bargachi, accusé de "détournement de fonds, falsification de documents et escroquerie" à l'encontre de sa propre entreprise.
Actions
Une des actions de l'association est d'accueillir et de répondre aux besoins des migrants et demandeurs d'asile pour motif d'orientation sexuelle, en leur proposant notamment un appui juridique et administratif. Elle accueille des migrants en provenance du Proche-Orient et d'Afrique du Nord.
Références
Voir aussi Articles connexes Droits LGBT au Maroc Union féministe libre
Liens externes
Catégorie:Association ou organisme lié à la défense des droits et des libertés des LGBT Catégorie:Association ou organisme lié à la défense des droits et des libertés au Maroc Catégorie:LGBT au Maroc Catégorie:Association fondée en 2005 Catégorie:Association ou organisme LGBT en Espagne