La ville de Rennes a été assiégée à plusieurs reprises : place forte protégée par ses remparts, elle s'est trouvée être successivement proche de la frontière occidentale du royaume franc, puis, après l'absorption de la Marche de Bretagne par le royaume, puis duché, de Bretagne, proche de la frontière orientale de ce dernier, ce qui lui a donné une certaine importance stratégique jusqu'à l'union de la Bretagne à la France, à la fin du Moyen Âge.
Liste des sièges
Durant les guerres entre et Nominoë : Charles le Chauve s'empare de Rennes, en selon Guy Devailly, en 850 selon André ChédevilleGuy Devailly, dans Histoire de Rennes, éd. Privat, et André Chédeville, dans Histoire de Rennes, PUR, . Les deux auteurs évoquent la possibilité d'une brèche dans les remparts de la ville.. Nominoë et assiègent et prennent à leur tour la ville, en 845 selon Guy Devailly, en 850 selon André Chédeville.
Aux : prend Rennes, contrôlée par Geoffroy Grenonat qui voulait lui en interdire l'accès. En 1155, le futur assiège et prend la ville alors entre les mains de son beau-père qui refuse d'abandonner sa régenceHenri Poisson et Jean-Pierre Le Mat, Histoire de Bretagne, .. assiège la ville, fief de son fils en 1182 ou 1183. Une grande partie de la ville brûle, et le château est détruit avant d'être reconstruitAndré Chédeville, De la cité à la ville (- siècles), in Histoire de Rennes, Presses Universitaires de Rennes, ..
Durant la guerre de succession de Bretagne : La ville est assiégée d' à la mi- par Jean de Montfort, qui prend la ville après avoir capturé son gouverneur Henri de Pennefort lors d'une tentative de forçage du blocus par les assiégés.. Un nouveau siège a lieu durant quelques jours en 1342 par Charles de Blois qui prend rapidement la ville, les bourgeois, qui lui étaient favorables, ayant forcé le capitaine de la ville Guillaume Cadoudal à ouvrir les portesDaniel Pichot, La naissance d'une capitale, in Histoire de Rennes, Presses Universitaires de Rennes, ..
La ville subit ensuite un blocus d' à par le duc de Lancastre Henri de Grosmont qui finit par lever le siège moyennant le versement d'une forte rançon.
À la toute fin de la guerre folle, après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, La Trémoille envisage de porter le siège devant Rennes où se sont réfugiés des soldats bretons. Il doit cependant y renoncer devant la résolution des habitants.
La guerre franco-bretonne se conclut par un nouveau siège de Rennes, de à la mi-, qui se termine avec le mariage d'Anne de Bretagne et de ; le siège oppose les forces bretonnes décimées par la bataille de Saint-Aubin auxquelles s'ajoutent de faibles renforts du Saint-Empire romain germanique et peut-être des troupes anglaises et espagnoles, face à une armée royale française d'environ , accès libre...
Notes et références
Sources
Siege Rennes