Sengge Rinchen, aussi connu sous le nom de Senggelinqin (, en mongol bitchig : et en ), né en 1811 et mort le , est un mongol, général de l'armée chinoise des Qing, connu principalement pour son rôle durant la Seconde guerre de l'opium et pour avoir arrêté les révoltes des Taiping et des Nian.
En 1825, il hérite du titre de « Prince impérial de second rang » () de la part de son père adoptif, Sodnamdorji (Содномдорж, 索特納木多布濟), sous le règne de l'empereur Daoguang.
Biographie vignette|Sengge Rinchen à la chasse
Naissance Sengge Rinchen et né dans la Bannière arrière gauche de Horqin, en Mongolie-Intérieure, et appartient au clan Borjigin. Il serait descendant masculin de la de Khasar, frère cadet de Gengis Khan. Son nom, Sengge Rinchen, se compose des mots tibétains voulant dire « lion » () et « trésor » ().
Carrière militaire En 1853, Sengge Rinchen met fin à la révolte des Taiping, et s'empare d'un de leurs chefs, (). En 1855, en reconnaissance de ces hauts faits, il est élevé au rang de « Prince de premier rang ».
Quatre ans plus tard, lors de la Seconde guerre de l'opium, il est nommé Commissaire impérial et est chargé de diriger la campagne militaire contre l'invasion britannique et française.
Le 1860, il est vaincu par les britanniques et les français aux forts de Taku.
Le 1860 à Baliqiao (Palikao), son armée perd hommes sur les qu'elle comptait ; le gouvernement Qing lui retire alors son commandement pour l'envoyer lutter contre la Révolte des Nian.
Le , Sengge Rinchen tombe dans une embuscade tendue par un groupe de rebelles Nian et est tué.
Reconnaissance posthume Après sa mort, la cour impériale canonisa Sengge Rinchen en reconnaissance de ses actes au service de la dynastie Qing, et fit de son rang de Prince impérial un titre héréditaire sous le nom du « prince loyal » ().
En 1889, l'impératrice douairière Cixi ordonne qu'un sanctuaire soit érigé à sa mémoire sous le nom de Xianzhongci (), que l'on peut encore voir dans le quartier de Dongcheng à Pékin.
Dans les ouvrages historiques officiels de la République populaire de Chine, l'attitude loyaliste de Sengge Rinchen vis-à-vis de la dynastie des Qing est interprétée comme étant l'expression de son patriotisme chinois, et, en 1955, le gouvernement local de Tongliao, en Mongolie intérieure, a ouvert un musée du souvenir en l'honneur de Sengge Rinchen. .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Seconde guerre de l'opium Révolte des Taiping Révolte des Nian
Liens externes
Bibliographie Hummel, Arthur William : Eminent Chinese of the Ch'ing Period (1644-1912). 2 vols. Washington: United States Government Printing Office, 1943.
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