Eugène Caillaux, né le à Orléans (Loiret) et mort le à Paris, est un ingénieur et homme politique français.

Biographie vignette|gauche|Le viaduc au début du . Après des études à l'École polytechnique puis à l'École des ponts et chaussées, il devient ingénieur à LavalLe viaduc de Laval a été construit de 1854 à 1856 par les ingénieurs Eugène Caillaux et Jules Hunebelle pour permettre le passage de la voie ferrée qui relie Paris à la Bretagne. puis au Mans, et il est attaché à la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, à Paris, en qualité d'ingénieur en chef en 1862.

Catholique non pratiquant, il se marie en 1860 avec Anna Cécile Dounet, une protestante convaincue, à la suite d'un compromis religieuxLe mariage est célébré dans une église catholique, les fils doivent pratiquer la religion du père, les filles celles de la mère. Voir Fabrice Bin, L'influence de la pensée chrétienne sur les systèmes fiscaux d'Europe occidentale (préface de Pierre Beltrame), Paris, L'Harmattan, 2007, 462 pages, p. 321, ..

Le , il est élu, le sur 9 avec voix sur votants et inscrits, représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale. Donnant sa démission d'ingénieur, il siège parmi les royalistes du centre, avant de participer, au sein du groupe Target, à la chute de Thiers le . Fidèle soutien du gouvernement de Broglie I et II, le maréchal de Mac-Mahon l'appelle au ministère des Travaux publics le dans le gouvernement Courtot de Cissey. Par la suite, il reste dans les divers cabinets qui se succèdent jusqu'aux élections générales de 1876 et quitte ses fonctions le .

Élu le sénateur de la Sarthe, avec ses deux collègues de l'Union conservatrice, dernier sur trois, il siège sur les bancs de la droite monarchiste. Le , il est nommé ministre des Finances dans le ministère Broglie-Fourtou - il inaugure notamment le Tunnel du Mans auquel il avait contribué en tant qu'ingénieur. À ce poste, disposant de crédits non votés par la Chambre, il joue un rôle important dans la lutte des monarchistes contre la politique républicaine.

Après la victoire des républicains aux élections d'octobre, il subit avec ses collègues du gouvernement un vote de défiance et de blâme le et quitte le pouvoir.

Après son départ, il prend la présidence du PLM.

Lors du renouvellement du , il perd son siège au Sénat. Abandonnant la politique nationale, il est conseiller général du canton de Mamers de 1875 à 1892 et maire d'Yvré-l'Évêque de 1890 à 1896. Il se fixe à Paris où il meurt en 1896, à l'âge de 74 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().

Il est le père de Joseph Caillaux.

Sources Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le mai 1789 jusqu'au mai 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 1 (de Cabet à Calemard de Lafayette), p. 548-549 Jean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, notices biographiques sur les ministres, sénateurs et députés français de 1889 à 1940, Paris, PUF, 1960, p. 834

Notes et références

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