Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne ( en anglais), également appelé Artillerie royale canadienne, abrégé en ARC, est la composante d'artillerie de l'Armée canadienne. La maison mère du régiment se trouve à Shilo au Manitoba.
Le régiment a officiellement été créé en 1883 au sein de la Milice active permantente sous le nom de (littéralement « Régiment d'artillerie canadien »). Cependant, le , deux garnisons de batteries d'artillerie avaient été créées à Kingston en Ontario et à Québec au Québec et cette date est considérée comme étant l'anniversaire du régiment.
Rôle vignette|gauche|Une batterie du d'artillerie de campagne, ARC en exercice de tirs en 2015 Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne comprend l'ensemble des unités d'artillerie de l'Armée canadienne, tant au sein de la Force régulière que de la Première réserve.. Il ne s'agit pas d'une unité opérationnelle ni d'une structure de commandement, mais plutôt d'un rassemblement des unités d'artillerie canadiennes afin de promouvoir l'identité régimentaire et d'assurer la gouvernance des artilleurs au sein des Forces armées canadiennes.
Régiments et batteries indépendantes Les régiments et batteries indépendantes de l'artillerie au Canada sont présentées dans le tableau ci-dessous. Les régiments de la Force régulière sont regroupés sous le nom de « ».
+ Régiments et batteries indépendantes d'artillerie canadiens.. Nom de l'unité Groupe-brigade Site du quartier général Force régulière mécanisé du Canada BFC Shilo () mécanisé du Canada BFC Petawawa () d'artillerie légère du Canada mécanisé du Canada BFC Valcartier () d'artillerie (Appui général), ARC Brigade d'appui au combat du Canada BFC Gagetown () Centre d'instruction au combat BFC Gagetown () Première réserve d'artillerie de campagne (Halifax-Darmouth), ARC du Canada Halifax () d'artillerie de campagne, ARC du Canada Montréal () du Canada Saint-Jean () du Canada Victoria () d'artillerie de campagne, ARC du Canada Lévis () du Canada Toronto () du Canada Regina () d'artillerie de campagne, ARC du Canada Guelph () du Canada Vancouver () du Canada Edmonton () du Canada Brandon () du Canada Ottawa () du Canada Pembroke () du Canada Sault-Sainte-Marie () du Canada Brantford () d'artillerie de campagne, ARC du Canada Shawinigan () autonome de campagne, ARC du Canada Lethbridge () autonome de campagne, ARC du Canada Yarmouth () du Canada Kenora () Ordre de bataille supplémentaireLes unités dans l'ordre de bataille supplémentaire existent légalement, mais elles ont été réduites à un effectif nul. 1st Artillery Locating Regiment, RCA Toronto () , Royal Canadian Horse Artillery Shilo () , Royal Canadian Horse Artillery Petawawa () Hamilton ( d'artillerie de campagne, ARC Fredericton () d'artillerie de campagne, ARC Yarmouth () d'artillerie de campagne, ARC Lethbridge () 19th Medium Artillery Regiment, RCA Calgary () d'artillerie de campagne, ARC Wingham () Trail () Farnham () d'artillerie de campagne, ARC Sarnia () Cobour () d'artillerie de campagne, ARC Montréal () d'artillerie de campagne, ARC Montréal () |Régiment d'artillerie de campagne, (Self-propelled), ARC Winnipeg () d'artillerie de campagne, ARC Kenora () 42nd Medium Artillery Regiment, RCA Toronto () d'artillerie de campagne, ARC Saint Catharines () d'artillerie de campagne, ARC Drummondville () Peterborough () d'artillerie de campagne, ARC Yorkton () Niagara Falls ()
En plus des fanfares associées à des unités d'artillerie individuelles, le Régiment royal de l'Artillerie canadienne possède une fanfare appelée « » basée sur la base des Forces canadiennes Edmonton en Alberta..
Histoire vignette|droite|Un canon de 12 livres sur la base des Forces canadiennes Halifax en Nouvelle-Écosse La première compagnie d'artillerie au Canada a été formée dans la province de Québec en 1750. Lors de l'adoption de la Loi sur la Milice en 1855, il existait déjà des compagnies d'artillerie indépendantes formées de volontaires au Canada. Cette loi permit la création de sept batteries d'artillerie correspondant à une force militaire payée de ..
Le , les premières unités régulières de l'Armée canadienne furent créées et incluaient deux garnisons de batteries d'artillerie ; cette date est donc considérée comme étant l'anniversaire du régiment. Il s'agissait de la Batterie A à Kingston en Ontario et de la Batterie B à Québec au Québec. Une troisième batterie à Victoria en Colombie-Britannique avait été autorisée en même temps, mais elle fut formée le .
Le , le (« Régiment d'artillerie canadien ») fut créé au sein de la Milice active permanente. Le , dans le cadre de la rébellion du Nord-Ouest, les batteries A et B furent mobilisés pour le service actif. Elles servirent à fournir un soutien d'artillerie aux colonnes de Middleton et de Battleford au sein du Corps expéditionnaire du Nord-Ouest. Elles furent retirées du service actif le de la même année.
Le , celui-ci reçut le titre royal et fut alors renommé en « » (« Le Régiment royal d'artillerie canadien »).
Le , les unités d'artillerie de campagne et de garnison indépendantes de la Milice non permanente furent incorporées au régiment. Le suffixe « » (« Artillerie canadienne ») fut alors ajouté aux noms de ces unités. À partir de ce moment, le régiment comprenait la et la au sein de la Milice active permanente ainsi que la (« Artillerie de campagne canadienne ») et la (« Artillerie de garnison canadienne ») au sein de la Milice active non permanente..
vignette|gauche|Un détachement du Regiment Canadian Garrison Artillery au fort Charlotte à Halifax en 1914 vignette|droite|Affiche de recrutement de la batterie C lors de la Première Guerre mondiale Le , le régiment fut réorganisé en deux divisions selon la type d'artillerie : la (« Artillerie royale canadienne (Division de campagne ») pour l'artillerie de campagne et la (« Artillerie royale canadienne (Division de garnison ») pour l'artillerie de garnison. Le , ces deux divisions devinrent respectivement la (« Artillerie de campagne royale canadienne ») et la (« Artillerie de garnison royale canadienne »). Le , la fut renommée en « » (« Artillerie à cheval royale canadienne »).
En 1924, le terme « artillerie de garnison » a cessé d'être utilisé et a été remplacé par « batterie ». Le , le suffixe « » de la Milice non permantente est remplacé par « » (« L'Artillerie royale canadienne »).
Le , le régiment reçoit son nom en français, « Artillerie royale canadienne ». Le , le nom du régiment en anglais est changé pour « » (« Régiment royal d'artillerie canadienne ») et, le , son nom en français est changé pour « Régiment royal d'artillerie canadienne ».
Le , le nom du régiment en anglais est changé pour son nom actuel, « » (« Le Régiment royal d'artillerie canadienne » et, le , son nom en français est changé pour son nom actuel, « Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne ».
Traditions, patrimoine et gouvernance vignette|droite|Drapeau de camp du Régiment royal de l'Artillerie canadienne L'insigne du Régiment royal de l'Artillerie canadienne est composée d'un canon de campagne d'or soutenu d'un monticule herbeux vert, lui-même soutenu d'un listel bleu liséré d'or portant l'inscription « » en lettre majuscules d'or, et sommé d'un second listel bleu liséré d'or portant l'inscription « » en lettres majuscules d'or qui est lui-même sommé de la couronne royale. Le canon représenté correspond au canon de neuf livres à chargement par la bouche et à âme lisse utilisé par l'artillerie de campagne canadienne à partir de 1855 et qui était l'équipement initial des batteries A et B lors de leur création en 1871..
L'insigne de l'Artillerie royale canadienne ressemble à celle de la de la , rappelant ainsi les liens traditionnels entre ces deux régiments. D'ailleurs, les deux régiments partagent les mêmes deux devises : « », qui signifie « Là où mènent le devoir et la gloire » en latin, et « », qui signifie « Partout » en latin. Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne est toujours allié avec le de la de nos jours.
Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne possède quatre marches régimentaires : pour la marche lente, pour la marche rapide dont les défilés à pied, pour le trot allongé et pour le galop allongé pour l'artillerie à cheval.
Lorsqu'une batterie d'artillerie parade avec ses canons, elle doit être considérée équivalente à un bataillon paradant avec ses couleurs et être ainsi saluée.
Le souverain est considéré comme étant le capitaine général du régiment, la position la plus haute de la famille régimentaire.. De 1930 à 1950, cette position se nommait « colonel-en-chef », comme c'est le cas pour les autres régiments de l'Armée canadienne. Sa Majesté le roi George V fut le premier colonel-en-chef du régiment, de 1930 à 1935. En , lors d'une soirée au mess de l'Artillerie royale à Woolwich en Angleterre, Sa Majesté le roi George VI a exprimé son désir de modifier le titre de « colonel-en-chef » pour celui de « capitaine général » afin de renouer avec un grade utilisé au sein de l'artillerie depuis le ; ce qui a été officialisé à partir du . L'Artillerie royale canadienne a demandé au roi de changer également son titre au Canada pour celui de « capitaine général » ; ce qui a été officialisé le .
+ Capitaines généraux et colonels-en-chef du Régiment royal de l'Artillerie canadienne Nom Dates Sa Majesté le roi George V 1930 à 1935 Sa Majesté le roi Édouard VIII 1936 Sa Majesté le roi George VI 1936 à 1952 Sa Majesté la reine Élisabeth II 1953 à 2022
Le lien entre le régiment et le capitaine général est assuré par une position honoraire se nommant « » (« maître-artilleur du Parc de Saint-Janes »). Celle-ci a été instituée en 1678 et portait initialement le nom de « » (« maître-artilleur de Whitehall et du Parc de Saint-James »). Il s'agit d'un officier du de la sélectionné par le monarque sur la recommendation du colonel commandant de ce régiment. Le porte également le titre d'artilleur principal du Commonwealth. Le lieutenant-général Sir Andrew Gregory porte ce titre depuis 2017. La dernière visite du fut en 2016.
Une autre position honoraire au sein du régiment est celle de colonel commandant. Celui-ci est nommé par le ministre de la Défense nationale sur la recommandation du chef d'état-major de la Défense. Son rôle est de servir de chef honoraire du régiment et de veiller à promouvoir son identité et son histoire. Le brigadier-général (retraité) D.A. Patterson occupe cette position depuis 2021.
+ Colonels commandants du Régiment royal de l'Artillerie canadienne.. Nom Dates Major-général T.B. Strange au Colonel D.T. Irwin au Brigadier-général W.O.H. Dodds au Major-général H.A. Panet au Major-général H.O.N. Brownfield au Brigadier P.A.S. Todd au Major-général A.B. Matthews au Major-général H.A. Sparling au Brigadier-général E.M.D. Leslie au Brigadier-général W.W. Turner au Brigadier-général W.A.B. Anderson au Colonel l'honorable R.A. Jacobson au Brigadier-général R.P. Beaudry au Major-général J.A. MacInnis au Brigadier-général E.B. Beno au Lieutenant-général M.K. Jeffery au Brigadier-général J.J. Selbie au Brigadier-général D.A. Patterson Depuis le
Les unités d'artillerie de la Première réserve possèdent également des colonels honoraires et des lieutenantcolonels honoraires.
De plus, le général le plus gradé des Forces armées canadiennes provenant de l'artillerie reçoit le titre d'artilleur principal en service. À ce titre, son rôle est de défendre les intérêts professionnels des artilleurs canadiens et de présider les organes de gouvernance de l'artillerie. Le brigadier-général Stéphane Masson occupe cette fonction depuis 2025.