Riantec est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Riantécois ou localement les « Culs-salés » (en référence à la pêche à pied pratiquée dans la petite mer de Gâvres).

Géographie Localisation La ville de Riantec est une commune de la première couronne de l'agglomération lorientaise. Située outre-rade, elle est distante de à vol d'oiseau de Lorient et de par la route. Au sud, la presqu'île de Gâvres protège Riantec de l'océan Atlantique, via la petite mer de Gâvres.

Description Riantec est une commune au relief peu accidenté, marquée d'abord par sa situation littorale avec ses de côtes et ensuite par ses caractéristiques rurales. vignette|Le bras de mer (estuaire du Riant) séparant l'île de Kerner du continent. Le littoral est très découpé, marqué principalement par l'estuaire ou ria du Riant, pourtant un minuscule fleuve côtier qui sépare le bourg de la presqu'île de Kerner d'une part, par la baie et vasière de Saint-Léon, partagée avec la commune voisine de Plouhinec, d'autre part. La frange littorale, qui occupe la majeure partie de la rive nord de la Petite mer de Gâvres, est rythmée par les marées formant un plan d’eau à marée haute et une vaste étendue d’estrans sablo-vaseux (schorre) à marée basse. Deux îles, l'île de Kerner et l'île aux Pins, très basses et dont de larges parties n'émergent qu'à marée basse, l'estran occupant une large surface, sont accessibles à pied à marée basse.

Le littoral est ainsi décrit par Marcel Brunet : « Lorsqu'on pénètre dans la mer de Gâvres en suivant la côte nord, dès qu'on a quitté les dernières maisons de Locmalo, commencent des falaises granulitiques qui, sans interruption, se prolongent jusqu'à Kerfaut, c'est-à-dire sur plus de . (...) Les parois des falaises sont revêtues d'un épais manteau d'arène blanc gris (...) [qui] atteint une épaisseur de à 50 ; au-dessus s'étalent des lits de galets (...). L'ensemble est couronné de sable et de terre. (...) Près de Riantec la falaise, plus haute, atteint parfois 4 mètres. (...) À Riantec se présente une langue de mer (...) qui s'enfonce dans les terres de près de . À marée basse, on voit s'élargir une vallée de à . À mi-chemin, l'érosion marine se trouve arrêtée par une chaussée artificielle qui sert de pont à la route. (...) À marée basse, la mer de Gâvres est presque totalement asséchée. (...) À marée haute la mer recouvre complètement la baie de Gâvres. Elle vient contre les falaises et les bat avec plus ou moins de violence. Son action destructrice est si considérable qu'on a dû édifier des murs de défense. Malheureusement ils résistent peu et sont bientôt enlevés par la mer. Ainsi, près de Stevins, un mur, construit à frais communs par des propriétaires côtiers, n'a pu les protéger contre l'éboulement. La défense est presque impossible »Marcel Brunet, "La baie de Gâvres et ses enveloppes : contribution à l'étude de l'évolution des côtes du littoral atlantique breton", 1912, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56518086/f16.item.r=Riantec.

L'Île aux Pins, alors appelée Île Saint-Léon, est ainsi décrite en 1912 par le même Marcel Brunet : « Il s'élève près de Kerpun [Kerpuns] une île couverte de dunes, l'Île Saint-Léon, sur laquelle on avait construit autrefois. La mer la détruit chaque jour. Elle offre aujourd'hui l'aspect d'un plateau surmonté d'un seul arbre courbé par le vent, et frangé de petites falaises hautes de à . D'autres îles ont maintenant disparu »Marcel Brunet, "La baie de Gâvres et ses enveloppes : contribution à l'étude de l'évolution des côtes du littoral atlantique breton", 1912, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56518086/f18.item.r=Riantec et https://www.geoportail.gouv.fr/carte?c=-3.3041476852677127,47.700442726578615&z=15&l0=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI:WMTS(0.94)&l1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN50.1950::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&l2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&l3=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&permalink=yes. De nos jours cette île est beaucoup plus boisée, comme en témoigne son nom actuel.

La partie rurale de la commune, traversée seulement par des cours d'eau mineurs dont le Riant, a une structure essentiellement bocagère et présente de nombreux boisements, principalement au nord et à l'ouest du château de Kerdurand, ainsi que dans la partie nord-est de la commune, aux alentours de la chapelle Saint-Jean. Les altitudes restent modestes, s'élevant au maximum à 35 mètres au nord de Mané Branroc'h. Le finage communal est traversé par le petit fleuve côtier Riant, qui a sa source dans la commune voisine de Kervignac, et sert un temps de limite communale avec Merlevenez.

Entre ces deux espaces, s'est développé à partir d'entités distinctes - à savoir le centre bourg et d'anciens villages aujourd'hui agglomérés (Kerner, les Salles) - un tissu urbain continu structuré autour des principales voies de communication. Par ailleurs, de nombreux hameaux et éléments bâtis parsèment la partie rurale du territoire riantecois.

Le risque de submersion marine Selon un index global correspondant à l'agrégation de 5 critèresPopulation concernée, pourcentage de la population totale concernée, superficie du bâti exposé, bâti de plain-pied exposé, et part des entreprises situées en zone inondable. effectué en 2011 par l'Observatoire National des Risques NaturelsL'Observatoire National des Risques Naturels a été créé en France en 2012, à la suite des conséquences catastrophiques de la tempête Xynthia de 2010., Riantec est, après Carnac et Damgan, la troisième commune du Morbihan la plus exposée au risque de submersion marine avec 28,40 % de sa population totale concernée (soit personnes) et 8,31 hectares de bâti exposé au risque de submersion..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau le Riant et divers autres petits cours d'eau..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RiantecLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Stervins, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quéven à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Riantec est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Riantec-LocmiquélicUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Riantec-Locmiquélic comprend deux villes-centres (Locmiquélic et Riantec) et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu24,7 %357Terres arables hors périmètres d'irrigation12,4 %179Prairies et autres surfaces toujours en herbe5,4 %78Systèmes culturaux et parcellaires complexes33,5 %483Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants2,6 %38Forêts de feuillus4,0 %57Forêts de conifères9,6 %138Forêts mélangées5,5 %79Landes et broussailles1,3 %19Forêt et végétation arbustive en mutation0,1 %1,5Zones intertidales0,9 %13,5Source : Corine Land Cover.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Riantec en 1323 et 1387, Rientec en 1391, Rantec en 1415, Rentec en 1423, Riendet en 1630, Riantek en 1636.

Joseph Loth signale un Riant en vieux-breton, qui aurait signification de « parents », d'une des trois familles fondatrices.