Alexis Mérodack-JeaneauParfois orthographié Mérodack-Jeanneau (Angers, 2019) ou ., pseudonyme d’Alexis Jeaneau, né le à Angers où il est mort le Jonathan Fineberg, « The History and Character of Les Tendances Nouvelles in Les Tendances Nouvelles », Vol. I, New York, Da Capo Press, 1980, . est un peintre et sculpteur français.

Associé au mouvement fauviste, il est à l'origine de la première exposition parisienne de Vassily Kandinsky en 1904, et a dirigé une revue d'art ouverte à l'avant-garde artistique, Les Tendances nouvelles (1904-1914).

Biographie Alexis Michel-Louis Jeaneau, fils de Marie Valentine Leroy, propriétaire, et d'Alexis Michel Jeaneau, négociantArchves de Maine-et-Loire, états civils - naissances, année 1873, , vue 104/130 — moteur de recherche en ligne., suit d'abord l'enseignement de l'école des beaux-arts d'Angers sous l'égide du paysagiste Eugène Brunclair (1832-1918)« Alexis Michel Louis Mérodack-Jeaneau », notice (2010) sur marquesdecollections.fr, en ligne.. Puis, vers 1890, aux Beaux-Arts de Paris, il entre comme élève libre dans l'atelier de Gustave Moreau où il rencontre Henri Matisse, Henri Manguin et Albert MarquetLes « petits maîtres » du , L'Œil, , .. Il y fera également la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec et du Douanier Rousseau. Il reste en lien avec sa ville natale en exposant au Salon de la Société des amis des arts d'Angers en 1892, 1893 et 1894.

Il participe à d'autres expositions collectives, notamment au Salon des indépendants, dès 1896, et en devient membre cette année-là« Angevins célèbres » sur le site de la mairie d'Angers.. Il y expose jusqu'en 1914.

Il réalise sa première exposition personnelle en 1899 à la galerie La Bodinière à Paris. Sous l'influence du mouvement Rose-Croix, il accole, à son patronyme, le pseudonyme « Mérodack ». Il collabore à partir de 1900 à des périodiques comme L'Œuvre d'art international, Les Partisans, revue de combat, d'art et de sociologie de Paul Ferniot et Paul Redonnel, et à La Revue verlainienne (1901-1902) dirigée par Léon Deubel et Hector Fleischmann« Mérodack-Jeanneau par Hector Fleischmann », in Livrenblog, ., lequel le qualifie de dans la revue Le Beffroi en Le Beffroi, , Paris, Ch. Tallandier, (en ligne sur Gallica).. En 1901, il illustre pour les Éditions de la Maison d'art, L'Homme-fourmi de Han Ryner, un proche de Redonnel, et épouse à Angers, le , Jeanne Marie VarinArchives de Maine-et-Loire, ibidem..

vignette|redresse|Table des matières du premier numéro de Les Tendances nouvelles, . De à 1914, il édite la revue Les Tendances nouvelles qu'il dirige avec Charles-Félix Le Gendre, assisté de Jean Varin, et qui compte 65 livraisons dans lesquelles sont éditées des gravures sur bois de Vassily Kandinsky, des motifs de Lyonel Feininger, entre autresLes Tendances nouvelles, notice de la bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou (en ligne).. Cette revue mensuelle, qui tire jusqu'à exemplaires (1905-1906), se veut l'organe officiel de l'Union internationale des beaux-arts, des lettres, des sciences et de l'industrie (Paris), dont les présidents sont Paul Adam, Auguste Rodin et Vincent d'Indy.

Fin 1904, il expose au Salon d'automne à Paris trois toiles intitulées Coupeur de tête, Femme qui rit et Tête d'homme. Son adresse personnelle est mentionnée au 9, rue du Val-de-Grâce à ParisBase Salons, musée d'Orsay (en ligne)..

, il crée en même temps sa propre galerie au 20, rue Le Peletier à Paris, qu'il nomme « Groupe d'art des Tendances nouvelles », où il vend directement ses toiles aux acheteurs. Il organise également les premières expositions de Kandinsky et Alexander Archipenko.

En 1907, dans le cadre de l'Union internationale, Mérodack-Jeanneau organise une grande exposition internationale d'art moderne à Angers, intitulée Le Musée du peuple et comprenant plus de œuvres dont des toiles importantes de Paul Cézanne, du Douanier Rousseau et de Kandinsky.

Vers 1910, il se consacre à la sculpture.

En 1910, il a publié, dans sa revue Les Tendances nouvelles, le Manifeste de l’Excessivisme qui se moquait du mouvement futuriste de Filippo Tommaso Marinetti. Mais il s’est rapproché ensuite du futurisme dont il a reproposé, avec enthousiasme, quelques manifestes parmi les plus polémiques. En 1913, il a fait paraître dans le journal Gil Blas le manifeste Bombe, éléphant, carafé ! en considérant que le manifeste-synthèse d’Apollinaire L’Antitradition futuriste n’était qu’une reprise du synthétisme qu’il théorisait depuis longue date. Il avait en effet adhéré au programme avant-gardiste de la revue L'Idée synthétique fondée en 1901, pour défendre « le mouvement jeune et les tendances nouvelles », par son ami Hector FleischmannGiovanni Lista, Le Futurisme : textes et manifestes, Éditions Champ Vallon, Ceyzérieu, 2015, , 198, 246, 384, 453, 469, 571..

Il écrit alors parfois sous le pseudonyme de « Baphomet » ou de « Gérôme-Maësse ». Il fait paraître en un manifeste intitulé Le Synthétisme, fondée originellement en 1889, et dans lequel il résume l'histoire de l'art de façon assez novatrice et met en lumière des artistes situés dans l'avant-gardeLa Lanterne, , (en ligne sur Gallica)..

Œuvres dans les collections publiques

France Angers, musée des Beaux-Arts : Place Blanche, 1897, dessin ; Angevine assise, 1898, dessin ; La Persécution, 1899, dessin ; Espagnoles, retour de marché, 1901-1902 ; Inquiète, vers 1898-1905, pastel et pierre noire ; Étude pour le tableau l'Écuyère verte, 1910, dessin encre de Chine sur papier, ancienne vente Guillaume Apollinaire ; La Gare en chantier, 1910, gouache sur papier ; La Femme à la coupe d'oranges, vers 1910 ; La Créole au perroquet, vers 1910 ; La Montreuse de singe, 1911 ; La Danseuse jaune, 1912 ; L'Écuyère verte, 1913 ; La Maine à Angers, 1913, gouache sur papier.

Suisse Genève, Petit Palais : Portrait de Verlaine, 1903 ; Clown à la boule bleue, 1906.

Postérité Sa peinture, relativement méconnue, est directement associée au mouvement fauviste et au synthétisme de Paul Gauguin, dont il se veut le théoricien. .

Dans le Mercure de France d'Mercure de France, Paris, , (en ligne sur Gallica)., Gustave Kahn rappelle que

En 1977, un ensemble de 52 œuvres de Mérodack-Jeanneau est vendu à Paris à l'hôtel Drouot.

Deux ventes aux enchères de son atelier ont été réalisées à Angers par Maître Jean-Philippe Courtois : la première le et la seconde le .

Du au , est organisée au musée des Beaux-Arts d'Angers une rétrospective de son œuvre, conduite par Patrick Le Nouëne. Pour le centenaire de sa disparition, ce même musée organise une rétrospective de son œuvre du au Le Courrier de l'Ouest, ..

Notes et références

Annexes

Bibliographie . Patrick Le Nouëne, Alexis Mérodack-Jeaneau, 1873-1919, dans les collections du Musée des beaux-arts d'Angers, éditions du musée des Beaux-Arts d'Angers, 1997 . Christine Besson, Bruno Amiot et Patrick Le Nouëne, Alexis Mérodack-Jeanneau (1873-1919) : en quête de modernité, éditions du musée des Beaux-Arts d'Angers, 2019 .

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