Jacques-Baptiste-François-Raymond Grasset., né le à Riom (Puy-de-Dôme), mort à Clermont-Ferrand le , est un médecin et un homme politique français.

Biographie Fils d'Edmond Marius Grasset et de Marie Jeanne Antoinette Rebourg, Raymond Grasset suit des études de médecine et soutient sa thèse à la faculté de Paris le avec la mention.

Incorporé au 105 régiment d'infanterie le , il se porte volontaire aux armées et sert en qualité de médecin auxiliaire puis de médecin aide major de classe à titre temporaire () au bataillon du RI du au . Ce jour-là, il est blessé par un éclat d'obus au crâne et à la face, au poste de secours du bois d'Esnes, durant la bataille de Verdun. Réformé pour blessure de guerre, à cause de l'énucléation de son œil droit et d'une trépanation, il est nommé médecin aide major de classe le et maintenu dans les cadres ; il fait ensuite deux ans de réserve..

De retour dans le civil, il devient médecin traitant à l'hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge à Clermont-Ferrand et chef d'un service de médecine générale à l'Hôtel-Dieu à titre bénévole pendant dix-huit mois, avant de devenir chef de clinique à l'école de médecine de Clermont-Ferrand en . Il occupe également le poste de médecin-chef du Préventorium départemental « Les roches fleuries ».

Engagé dans le mouvement ancien combattant, il fonde en la maison du mutilé à Clermont-Ferrand, où il assure des expertises et des consultations médicales, et préside la Fédération départementale des mutilés de guerre du Puy-de-Dôme de à 1940 et l'Amicale des anciens du RI. Par ailleurs, il est élu vice-président de l'UF en 1924. Il est également premier vice-président de l'Office départemental des pupilles de la Nation, président de la sous-commission médicale, premier vice-président de l'Office départemental des mutilés du Puy-de-Dôme, membre pendant quatre ans de l'Office national des mutilés, président de la Fédération des syndicats médicaux du Puy-de-Dôme en 1928 et du syndicat médical de Clermont-Ferrand-Riom. Enfin, il anime la construction, entre et , du sanatorium d'Enval, dont la création a été décidée par le Conseil général du Puy-de-Dôme, présidé par Étienne Clémentel, en 1927.

Par ailleurs, il devient une figure du Parti républicain, radical et radical-socialiste. Élu en 1926 Conseiller général dans le canton de Riom-Ouest et secrétaire du conseil général, il est d'abord un proche d'Étienne Clémentel, avant de se lier à Pierre Laval.

Le , il devient président de la Légion française des combattants du Puy-de-Dôme avant d'être remplacé par Gilbert Sardier. Le même mois, il publie dans La Montagne un appel au mouvement combattant où s'exprime son maréchalisme :

Il devient également président du syndicat des médecins du Puy-de-Dôme..

Lors du retour au pouvoir de Pierre Laval, il succède, le , à Serge Huard comme secrétaire d’État à la Famille et à la Santé dans le gouvernement Laval, puis, le , devient ministre de la Santé publique, poste qu'il occupe jusqu'au et où il défend une politique de natalité, très sévère à l'égard de l'avortement. De même, la situation des hôpitaux psychiatriques se dégrade, sous son ministère. Devant cet état de fait, Max Bonnafous obtient en une augmentation des denrées contingentées pour l'alimentation des malades mentaux, pour endiguer la surmortalité, liée à la sous-alimentation. Devant la situation déplorable des hôpitaux psychiatriques d'Auxerre et d'Albi, il écrit à Laval, en 1944 : .

Il devient également, en 1942, président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, qui remplace la Commission administrative, présidée par François Albert-Buisson.

Le , les Groupes francs attaquent son domicile..

Le soir du , après une ultime séance du gouvernement Laval, à l'hôtel de Matignon, au cours duquel les six ministres présents s'opposent à la décision allemande de l'installer, au besoin par la force, à Belfort, il parvient à échapper à la vigilance des Allemands ; tous les autres quittent Paris dans la nuit avec une forte escorte de SS. Il est ainsi le seul ministre du gouvernement Laval à ne pas avoir été emmené en Allemagne..

À la Libération, il se cache un temps chez sa cousine germaine Odette Veil née Boulhol à Versailles. Jugé pour par la Haute Cour de justice en , il parvient à se prévaloir d'actes de résistance et obtient un non-lieu le ..

Œuvres Trépanés, Gazés, Paludéens. Étude clinique et médico-légale en vue de l'expertise (les trépanés par le docteur Raymond Grasset, les Gazés par le docteur de Medevieille, les Paludéens par le docteur Marc Mazières), Angers, Union fédérale des associations françaises de mutilés, réformés blessés et anciens combattants de la Grande Guerre et de leurs veuves, orphelins et ascendants, Imprimerie du commerce, 1923. In-8, Légion française des combattants. Assemblée générale constitutive de la Légion du Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand, le . La Légion, son chef, son esprit, son action, Clermont-Ferrand, Maison du mutilé (imprimerie de Mont-Louis), 1940, Instructions à propos de la lutte anti-tuberculeuse, Secrétariat d'État à la Santé et à la Famille-Direction de la santé, 1943. Au service de la médecine, chronique de la santé publique durant les saisons amères, 1942-1944 (lettre-préface de Georges Duhamel), Clermont-Ferrand, Imprimerie de G. de Bussac, 1956,

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneur par décret du , officier par décret du , commandeur par décret du . et deux citations , de droit en tant que ministre chargé de la Santé, président du conseil de l'ordre () sans_cadre|50x50px Titulaire de la Francisque gallique (326).

Notes et références

Liens externes

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