Georges Marie Bellenger, né le à Évreux (Eure) et mort le au Pecq (Yvelines), est un officier français, pilote de l'aviation française.
Georges Bellenger se passionne pour l'aviation en France au début du et fait partie des précurseurs de la reconnaissance et de la photographie aérienne dans le milieu militaire.
Biographie Georges naît à Évreux fils de Marie, Pierre, René, Émile Bellenger, avoué de profession, et de Marie Eugénie Aglaé Gibert, son épouse.
Georges Bellenger entre à l'école polytechnique le .. En , il en sort en tant que sous-lieutenant et est affecté à l'École d'application d'artillerie de Fontainebleau. Il reçoit son galon au d'artillerie lors de son affectation au régiment en garnison à Saint-Mihiel avant d'être nommé au bataillon d'artillerie à pied à Verdun. En 1904-1905, un des articles du capitaine Ferdinand Ferber, paru dans la Revue d'Artillerie, retient son attention : il entreprend l'expérimentation de cerfs-volantsPrendre connaissance, sur ce sujet, de l'article sur Jacques Théodore Saconney..
En tant qu'artilleur, il est autorisé à effectuer un stage au bataillon d'aérostiers de Versailles du au . Sa première ascension se déroule le dans un ballon en coton de gonflé au gaz d'éclairage. Il obtient le brevet de pilote de ballons libres de l'Aéro-Club le après avoir effectué sa dixième ascension.
Pilote de ballon libre au début de l'aérostation, il participe brillamment à de nombreux concours. Il obtient en particulier la deuxième place du concours international de photographie aérienne de l'Aéro-Club en 1907. Il bat le record de distance pour petits cubes le en effectuant un périple qui le conduit du parc de l'Aéro-Club à Saint-Cloud, jusqu'à la mer Baltique à bord d'un ballon de . Il obtient le brevet d'aérostier militaire le .
Pendant son passage à l'établissement d'aviation militaire de Vincennes, du au , il est sous les ordres du lieutenant-colonel Estienne, qui lui remet l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Aéro-Club de France naissant, en contact avec les pionniers de l'aviation tels que Ferber, Hubert Latham ou Louis Blériot, il obtient le brevet de pilote civil le ., et se fait remarquer aux Grandes manœuvres de 1910 par la qualité de ses observations : présent, le général Gallieni le fait immédiatement promouvoir capitaine. vignette|300px| En 1910, il se classe second au Grand Prix des Ballons de l'Aéro-Club de FrancePhotographie de presse, Agence Rol : Grand prix de l'Aéro Club, 26 septembre 1909 [envol de ballons gonflés à l'hélium, Paris, Esplanade des Invalides], . : parti de Saint-Cloud, il atterrit dans le Tyrol autrichien.
En 1911, vainqueur du raid Paris-Pau., il est célébré dans sa ville natale en digne successeur des exploits de BlériotFascicule 20 personnalités qui ont fait Évreux édité à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010 par les Archives municipales d'Évreux., concepteur de son aéroplane.
En 1912, le capitaine Bellenger est désigné pour installer et diriger au camp d'Avord, près de Bourges, une école d'aviation. Il y forme l'escadrille qui est devenue pendant la guerre, la fameuse escadrille des Cigognes..
En 1913, après réception à l'école de guerre, il part trois mois dans les Balkans . Le rapport qu'il en tire provoque d'abord l'hilarité, mais les renseignements venus ensuite confirment ses observations et lui valent une lettre de satisfaction pour ses réelles qualités d'observation, il s'ensuit cependant des appréciations mitigées de la part de ses professeurs à l'école de guerre : .
Promoteur parmi d'autres de la photographie aérienne., ses renseignements contribuent à la victoire de la Marne en 1914.
Le , il prend le commandement de l'Aviation de la Armée. dont l'intervention à la bataille de l'Ourcq est des plus efficaces et où il a l'occasion d'organiser l'observation d'artillerie par avion, puis la photo aérienne du front, avant d'être mis à la disposition de la direction de l'aéronautique du ministère de la Guerre.
Ne voulant pas rester loin de l'action, il passe, sur sa demande, dans l'artillerie de à fin où il est sérieusement blessé. Il termine la guerre avec six citations.
Mobilisé à sa demande en 1939, alors âgé de 61 ans, il prend en charge un régiment de batteries anti-chars pour la réserve générale d’artillerie (R.G.A.) et en profite pour inspecter le front entre Longwy et Valenciennes. Ses observations lui permettent de proposer à l'état major dès le une stratégie pour stopper l'avance allemande. En conflit avec un état-major conservateur, il est renvoyé en permission forcée. Sa stratégie n'est mise en œuvre que dix jours plus tard, mais trop tard et trop timidement.
Réfugié avec sa famille à Annecy, il correspond avec le lieutenant Théodose Morel (Tom), alors chef du maquis des Glières. Il participe à l'entraînement des maquisard, mais fait part à Tom de ses craintes quant au concept de plateau forteresse tel que pratiqué dans le Vercors, préférant une guerre de maquisRôle dans la résistance, récit tiré d'une lettre à Chamine, 1958.. Cette préparation a permis de limiter fortement les pertes lors de l'attaque allemande des Glières.
Georges Bellenger meurt le au Pecq où un service religieux est réalisé à l'église Saint-Wandrille avec les honneurs d'un détachement de l'armée de l'air. L'inhumation est exécuté à Évreux, sa ville natale.
Publications . . .
Distinctions et hommages vignette|redresse|alt=Aigle blanc de Serbie|Aigle blanc de Serbie 1911. Officier de l'instruction publique (palmes académiques) le à l'aéro-club ; Médaille de l'académie des sports pour ses remarquables exploits d'aviateurs - ; Nommé chevalier en 1911, il est promu officier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1920Georges Marie Bellenger : . après réparation des injustices (Commission Fayolle) arrêté du ) ; Croix de guerre 1914-1918 (six citations : 1 armée, 2 CA, 2 DI, 1 régiment) ; Ordre de l'Étoile d'Éthiopie ; Ordre de l'Aigle blanc (Serbie) - Remise par le roi Pierre de Serbie pour une démonstration de vol sous la pluie et le vent relatée par la presse ; Military Cross (Royaume-Uni) - décerné le , probablement à la suite des observations pour la bataille de la Marne de ; Son nom est donné à l'un des hangars de l'aérodrome d'Évreux en 1913. Devenu base 105 en 1944, un nouveau hangar « Halte aérienne Bellenger » est inauguré le ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Biographie de Georges Bellenger sur le site de la base aérienne 105. Biographie de Georges Bellenger sur le site Aéro-mondo.fr.
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