Jean VIII César Rousseau de la Parisière (Poitiers, 1667- Nîmes, ), fut le de Nîmes.
Éléments de biographie
Ainsi nous apparaît Rousseau de La Parisière au début du . Il fut nommé évêque de Nîmes le .
Le duc de Saint-Simon ne semble pas avoir été tendre avec ce prélat en profitant pour louer son prédécesseur Fléchier : « Nîmes fut donné à l'abbé de La Parisière, qui le paya bien à son protecteur, et qui se rendit aussi célèbre en forfaits que Fléchier, son prédécesseur, l'était devenu par son esprit, sa rare éloquence, sa vaste érudition, et sa vie et ses vertus épiscopales. » En 1715, il juge d’ailleurs l’évêque « homme de la condition la plus obscure, et dont le savoir ne consistait qu'en manèges et en intrigues […]. Ce malheureux, abhorré partout et dans son diocèse, y mourut banqueroutier, et en homme sans foi ni loi, quelques années après. »
Iconographie Le portrait de Jean VIII César Rousseau de La Parisière a été peint par Hyacinthe Rigaud en 1711 contre 150 livres, somme correspondant à un buste« Mr l'évesque de Nisme. Rousseau de La Parisière. Hab[illement]. Rép[été] ». J. Roman, Le livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud, Paris, 1919, p. 159. Le maître ne réalisa visiblement que le visage, laissant à Louis Nicolas de Bailleul le soin de copier la vêture d'après celle, antérieure, d'un autre évêque. Il reçut 12 livres pour ce travail<ref>J. Roman, op. cit.", p. 162. On note dans les livres de comptes en 1711 plusieurs travaux relatifs à ce portrait : « Une [copie] de Mr l’évesque de Nisme » pour 75 livres et une autre, par Bailleul, contre 24 livres (« Une coppie de l’évesque de Nismes »).</ref>.
L'œuvre fut gravée en buste par Jean-Baptiste-Antoine Guélard (1719-vers 1755) après 1736Dans la bordure de l’ovale, la lettre suivante : « JEAN CESAR ROUSSEAU DE LA PARISIERE, EVEQUE DE NIMES, MORT LE 15 NOVEMBRE 1736 ». Sur le plat du socle, de part et d’autre d’une composition aux armes : « H. Rigaud Pinx. - Guétard sculp. » Peintre et graveur à l'eau-forte et au burin, Guétard travaillait à Paris au cours des années 1733-1755. Une huile sur toile attribuée à Rigaud est conservée au musée Fabre de Montpellier. H. 78 ; L. 64. Inv. 37-2-2. Legs Albert Giniez (1937). Il est représenté en buste, de trois quarts à gauche, vêtu de son camail doublé de rouge, avec croix pastorale et rabat blanc et correspond tout à fait à la gravure en contrepartie de Guétard.
Un autre portrait de l'évêque de Nîmes, œuvre de jeunesse de Charles-Joseph Natoire est connuHuile sur toile. H. 97 ; L. 73 cm. Signée en bas à gauche : « C natoire f ». Vente Paris, hôtel Drouot (Tajan), 21 juin 2005, lot. 65.
Voir aussi Article connexe Catalogue des œuvres de Hyacinthe Rigaud
Bibliographie Pierre Joseph Picot, « Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, pendant le dix-huitième siècle », Paris, 1816, t. 4, . M. E. Bondurant, « Les portraits des évêques Séguier, La Parisière et Colbert », dans Mémoires de l’Académie de Nîmes'', Série, Tome XXXVI, Année 1913. Marcel Roux, « Inventaire du fonds français, graveurs du », Paris, 1931, t. XI, , .
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Évêque de Nîmes Catégorie:Évêque catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance en 1667 Catégorie:Naissance à Poitiers Catégorie:Décès en novembre 1736 Catégorie:Décès à Nîmes