La rue Vilin est une rue située dans le de Paris, en France.
Origine du nom Elle porte le nom du propriétaire des terrains, M. Vilin, qui était architecte, et qui fut maire de Belleville en 1848..
Historique La rue Vilin est ouverte en 1846Bernard Stéphane, Dictionnaire des noms de rues, Éditions Mengès, 1977, 1981, 1984, 1986, . puis classée dans la voirie parisienne en 1863.
À l'origine, elle partait de la rue des Couronnes, se poursuivait en ligne droite vers le nord-est, en pente douce, sur environ, avant de se terminer par un escalier d'une cinquantaine de marches qui rejoignait la rue Piat. La chaussée était pavée, les trottoirs étroits, sans arbre. La circulation y était peu importante, du fait de l'escalier au bout, qui la rendait quasiment semblable à une impasse. C'était un terrain de jeu idéal pour les enfants qui aimaient dévaler l'escalier ou jouer tranquillement au ballon dans la rue.
Dans le cadre de la rénovation de l’îlot insalubre no7 (qui a consisté essentiellement en des démolitions), la rue a été substantiellement modifiée en 1988 quand le parc de Belleville a été créé, l'amputant de sa moitié supérieure entre la rue Julien-Lacroix et la rue Piat. Près du jardin Gabriële-Buffet, sur la seule portion conservée, où des immeubles ont été reconstruits, il n'y a pas de numéro, l'entrée se faisant par une rue adjacente. bordure|centré|500x500px
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire L'écrivain Georges Perec a vécu au n°1 (acte de naissance) puis au (sa mère Cyrla tenait un salon de coiffure) de 1936 à 1941, puis y est souvent retourné, notamment pour l'écriture de son livre W ou le Souvenir d'enfance (il évoque la rue dans la Première partie, chapitre X). Il a chroniqué sa destruction dans un texte paru dans le recueil L'Infra-ordinaire. Voir aussi Lieux. Au même numéro a habité la famille de Simon Gutman, survivant d' Auschwitz. Un film documentaire de Robert Bober de 1992, En remontant la rue Vilin (FIPA d'argent 1992), rend hommage à Georges Perec et retrace, à l'aide de photographies anciennes, la destruction progressive de ce cadre du Paris ancienAntoine Perraud, « L'ami retrouvé », Télérama, , 27 octobre 1993, .. Des photographes tels que Robert Doisneau ou Willy Ronis l'ont immortalisée dans plusieurs de leurs photos, notamment l'escalier à l'extrémité de la rue que l'on peut voir dans les films Ménilmontant de René Guissart (1936), Sous le ciel de Paris de Julien Duvivier (1951), Un acte d'amour d'Anatole Litvak (1953), Du rififi chez les hommes de Jules Dassin (1955), Rafles sur la ville de Pierre Chenal, Orphée de Jean Cocteau, Le Ballon rouge d'Albert Lamorisse« Rue Vilin », www.flickr.com. (1956) et Casque d'Or de Jacques Becker (1957)Michel Denis et Juliette Dubois, « Belleville à l'écran : Un exercice de topographie cinématographique », 1895 : Revue de l'Association Française de Recherche sur l'Histoire du Cinéma, , été 2022, ..
vignette|Vue en 2024. L'ancien tracé a partiellement disparu dans un jardin municipal : le parc de Belleville, à flanc de coteau.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des voies de Paris se référant à un nom de propriétaire foncier
Liens externes En remontant la rue Vilin, film de Robert Bober, 1992. Voir en ligne En remontant la rue Vilin, parcours-expo dans le parc de Belleville. Voir en ligne The Rue Vilin stairs (extraits des films tournés rue Vilin) Voir en ligne C’est l’histoire d’une rue : Vilin, d’une petite artère populaire au parc de Belleville, Le Monde, . Lire en ligne Sur les lieux de Georges Perec : la rue Vilin, les lieux de l'enfance, France-Culture, . Écouter en ligne
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