Prosper Bressant est un comédien français, né le à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)Acte de naissance (vue 97/113), registre des naissances de Chalon-sur-Saône pour l'année 1815, Archives départementales de Saône-et-Loire. et mort le à Saint-Pierre-lès-Nemours (Seine-et-Marne)Acte de décès (vue 77/122), registre des naissances, mariages et décès de Saint-Pierre-lès-Nemours pour l'année 1886, Archives départementales de Seine-et-Marne..
Biographie Fils naturel d'une ouvrière chalonaise, Jean-Baptiste Prospère Bressant monte à Paris pour devenir clerc dans un cabinet d'avouéLéon Beauvallet, « La Bohême dramatique : Les premiers pas de Bressant », Le Foyer, 19 octobre 1865, p. 5, .. Sa première apparition sur scène remonte à 1833 au théâtre des Variétés. Il épouse l'année suivante, Élisabeth Dupont, elle-même comédienne, fille du chef de claque du théâtre. Avec sa femme, connue désormais sous le nom de Madame Bressant, ils auront une fille unique, Alix, qui jouera un moment sous le nom de Mademoiselle Bressant.
En 1838, il entre au théâtre français de Saint-Pétersbourg, ou théâtre Michel, où il joue pendant huit années d'importantes pièces qui ne font qu'accroître sa réputation. Son succès se confirme au théâtre du Gymnase alors qu'il retrouve Paris en 1846 et fait ses débuts à la Comédie-Française comme sociétaire à part entière à partir de 1854.
Jouant bien souvent un jeune et ardent amoureux, il interprète progressivement de nombreux rôles dans des pièces modernes tout autant que dans un répertoire plus classique. Son Richelieu dans de Belle-Isle d'Alexandre Dumas, son Octave dans Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, et son apparition dans Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée et Un caprice sont suivis par Alceste dans Le Misanthrope et Dom Juan.
Victime d'une attaque de paralysie, Bressant se retire en 1877 à Saint-Pierre-lès-Nemours où il meurt dix ans plus tard. Sa tombe se situe au cimetière de la ville.
Durant ses années d'enseignement au Conservatoire de Paris, il aura entre autres Mounet-Sully comme élève.
Théâtre Carrière à la Comédie-Française Entrée en 1854 Nommé sociétaire en 1854 Départ en 1877
1856 : Le Berceau de Jules Barbier : Gaston 1857 : Le Barbier de Séville de Beaumarchais : le comte Almaviva 1857 : Le Misanthrope de Molière : Alceste 1858 : Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière : Dom Juan 1859 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : Almaviva 1864 : Le Gendre de monsieur Poirier d'Émile Augier et Jules Sandeau : le marquis de Presles 1865 : Henriette Maréchal d'Edmond et Jules de Goncourt : un monsieur en habit noir 1867 : Hernani de Victor Hugo : Don Carlos 1869 : Les Faux Ménages d'Édouard Pailleron : Ernest 1871 : Adrienne Lecouvreur d'Eugène Scribe et Ernest Legouvé : Maurice de Saxe 1873 : Marion de Lorme de Victor Hugo : Louis XIII 1875 : Le Bougeoir de Clément Caraguel
Hors Comédie-Française 1835 : Le Père Goriot d'Emmanuel Théaulon, Alexis Decomberousse et Ernest Jaime d'après Honoré de Balzac, théâtre des Variétés : Eugène de Rastignac 1836 : Kean, ou Désordre et Génie d'Alexandre Dumas, théâtre des Variétés : le prince de Galles 1837 : Le Chevalier d'Éon de Jean-François Bayard et Dumanoir, théâtre des Variétés : le chevalier d'Éon 1839 : Le Gamin de Paris de Jean-François Bayard] et Émile Vanderburch, théâtre impérial de Saint-Pétersbourg 1846 : Juanita de Jean-François Bayard et Alexis Decomberousse, théâtre du Gymnase : Charencey 1846 : Clarisse Harlowe de Dumanoir, Clairville et Léon Guillard, théâtre du Gymnase : Lovelace 1847 : Irène d'Eugène Scribe et Lockroy, théâtre du Gymnase : Henri de Clermont 1850 : Le Canotier de Jean-François Bayard et Thomas Sauvage, théâtre du Gymnase : Amilcar 1851 : Le Mariage de Victorine de George Sand, théâtre du Gymnase : Alexis Vanderck 1852 : Les Vacances de Pandolphe de George Sand, théâtre du Gymnase : Pedrolino 1852 : Par les fenêtres d'Amédée Achard, théâtre du Gymnase : Ernest Grandisson 1853 : Le Pressoir de George Sand, théâtre du Gymnase : Valentin fils.
Postérité Il introduit une nouvelle coupe de cheveux coupés en brosse sur le devant et longs sur la nuque, que l'on peut considérer comme le prototype de la « coupe mulet » : on parle alors de coiffure « à la Bressant »Marcel Proust l'évoque dans Du côté de chez Swann (première partie : Combray), à propos de M. Swann..
Vers 1848-1850, le sculpteur Jean-Jacques Feuchère en fit, en plâtre stéariné, un portrait avantageux en pied, aujourd'hui dans les collections du musée de la Vie romantique à Paris, ainsi qu’au Château-Musée de Nemours.
Le peintre François Bonvin lui dédie le tableau, La Fontaine de cuivre. Intérieur de cuisine, encore intitulé Servante tirant de l'eau, peint en 1861, conservé au musée d'Orsay.
Bibliographie Francisque Sarcey, Comédiens et comédiennes : La Comédie-Française, notices biographiques (1ère série), Paris, Jouaust, 1876Francisque Sarcey, Comédiens et Comédiennes Georges d'Heilly, Bressant, sociétaire retiré de la Comédie-Française, Paris, librairie Générale et librairie Tresse, 1877Georges d'Heilly, Bressant ..
Notes et références
Liens externes
Jean Baptiste Prosper Bressant sur l'Encyclopédia Britannica, 1911
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