Le combat de Halle oppose les Français d’un corps de la Grande Armée commandés par le maréchal Bernadotte à l’armée prussienne de réserve commandée par le duc Eugène de Wurtemberg-Stuttgart. La confrontation a lieu le .
Les combats se soldent par la défaite de l'armée prussienne de réserve.
Campagne précédant la bataille
Le combat se déroule durant la Campagne de Prusse et de Pologne (1806-1807). Tandis que Napoléon écrasait l'arrière-garde prussienne à Iéna, le maréchal Louis Nicolas Davout et ses troupes ont dans le même temps remporté la décisive bataille d’Auerstaedt, alors qu'ils combattaient avec un rapport de forces de moins d'un contre deux.
Le Maréchal Bernadotte, qui aurait dû venir en soutien de son collègue en marchant au canon, est resté immobile, provoquant la fureur de l'Empereur qui aurait même envisagé un moment de le traduire en cour martiale.
Le maréchal emploie alors son énergie dans la poursuite des opérations contre les Prussiens désormais en déroute.
Déroulement de la bataille À la fin des batailles d'Iéna et d’Auerstedt, le maréchal Bernadotte avait les divisions de Drouet et Rivaud près d'Apolda pendant que la division de Dupont et son corps d'artillerie restaient à Dornburg. Le matin du , Napoléon demanda à Bernadotte de marcher vers Bad Bibra, Querfurt et Halle. Au matin du , l'avant-garde de Bernadotte était à environ cinq kilomètres au nord de Bad Bibra. Il entendit par ses informateurs que la Réserve prussienne était à Halle et s'apprêtait à l'attaquer. Au début de la campagne, Eugène de Württemberg avait quelque dans la Réserve impériale. Le , alors qu'il marchait vers Magdebourg, il reçut l'ordre de se diriger vers Halle. Le , la Réserve était à Halle, avec un bataillon à Mersebourg au sud et un autre à Leipzig au sud-est de Halle. Le régiment d'infanterie russe de Treskow était au nord-ouest à Aschersleben, en route pour Magdebourg. Le , Eugène reçut l'ordre de rester à Halle et que l'armée principale allait le rejoindre et prendre sa direction. Ce même jour, il entendit les bruits des combats d'artillerie lourds venant des batailles d'Iéna et d'Auerstedt. Mais ce n'est que le soir du qu'il entendit parler du désastre militaire et de la double défaite de son armée. Le , Eugène n'avait toujours reçu aucun nouvel ordre des officiers prussiens ou russes en débandade ou en fuite. Il demanda au détachement de Mersebourg, qui avait été renforcé de deux bataillons et demi de le rejoindre à Halle. Le bataillon de Leipzig fut aussi rappelé, pendant qu'il envoyait un détachement tenir la ville de Dessau sur l'Elbe. Il déploya ses forces principales sur un plateau dans le sud de Halle, avec sa ligne de bataille faisant face au nord-ouest vers la ville de Halle et son aile gauche tournée vers l'autre versant. Les deux bataillons et demi de Mersebourg furent laissés pour défendre les ponts sur la rive est de Halle, avec un régiment de dragons. Les hussards Usedom étaient à proximité, à la jonction des rivières Saale et Weisse Elster, juste au sud de Halle. Le régiment de Treskow était à Eisleben, à l'ouest-nord-ouest de Halle.
Dans "Journal d'un engagé volontaire", Dominique RavyDominique Ravy, né à Paris le 9 avril 1734. Enrôlé volontaire de 25 avril 1802, sous-lieutenant le 24 juin 1807, chef de bataillon le 16 décembre 1815. du d’infanterie de ligne raconte la prise de la Halle. Suivant une digue de 1 km qui mène au pont de la ville, le général Dupont, accompagné de sous-officiers et suivi du d’infanterie de ligne en colonnes d'attaque, mène l'assaut. Au milieu de la fumée et des détonations des batteries prussiennes, les Français culbutèrent les Würtembergeois. Le combat dura de 9 heures du matin à la tombée de la nuit. Plus tard, visitant le champ de bataille, Napoléon aurait dit "Quoi! C'est sur ce pont qu'on a passé pour emporter la ville ? J'aurais hésité à l'attaquer avec "Histoire d'un régiment : la 32e demi-brigade, Page 148
L'Historique du 96e régiment d'infanterie précise que, pour l'attaque, Dupont place en première ligne le d’infanterie légère et le d’infanterie de ligne et les fait appuyer en arrière par le d'infanterie de ligne.
Alors que les troupes françaises, citées ci-dessus, prenaient pied dans la ville le d’infanterie de ligne reçu l'ordre de traverser la ville pour attaquer les batteries ennemies positionnées dans la plaine. Sous les ordres du général Michel Marie Pacthod et du colonel Jean François Etienne Autié les grenadiers enlevèrent les premières batteries obligeant les autres à battre en retraite. Le d’infanterie de ligne repoussa également plusieurs contre attaques prussiennes jusqu'à la tombée de la nuit..
Les Prussiens perdirent ce jour-là tués ou blessés, , et , sans compter les riches magasins de Halle. Les Français n'eurent que hors de combat.
Ordre de bataille prussien
Ordre de bataille français
Commandement
Maréchal Bernadotte, prince de Ponte-Corvo général Victor Léopold Berthier, chef d’état-major général Dupont général Jean-Baptiste Drouet d'Erlon général Rivaud général Rouyer
Infanterie
d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne d’infanterie légère d’infanterie de ligne
Cavalerie
de hussards de hussards
Sources
Bibliographie
Notes
.
.
Catégorie:Bataille de la campagne de Prusse Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Octobre 1806