thumb|upright=0.83|Odes sacrées, 1758, signées « M. de Bologne, de l'Amérique ».
Pierre de Bologne, dit Pierre de Bologne , né en 1706 en Martinique et mort le à Dardenac, Gironde Hoefer, Nouvelle biographie générale: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nous jours, Volume 5, Firmin-Didot frères, éditeurs, Paris 1866 page 513.
Biographie
Né à la Martinique en 1706, dans une famille arrivée aux Amériques dès le , il est le fils de Pierre, propriétaire esclavagiste d'une sucrerie et plantation (l'habitation La Ramée), officier dans la milice de la colonie, sous les ordres d'Antoine de Longvilliers de PoincyPierre Bardin, Joseph sieur de Saint Georges, le chevalier noir, Guénégaud, 2006, 243 pages, page 29., et de Catherine Herigoyen Emil Smidak, Joseph Boulogne called chevalier de Saint Georges, Avenira Foundation, 1996, 303 pages, page 110.. Son frère Georges, futur gentilhomme de la chambre du RoiPierre Bardin, Joseph sieur de Saint Georges, le chevalier noir, Guénégaud, 2006, 243 pages, page 62. et père de chevalier de Saint George s'occupant de la gestion des plantations. Il épouse en 1738, à Angoulême, une jeune rochelaise, Bénédictine Husson. Peu après le décès de son père survenu en 1744, Pierre effectue plusieurs séjours dans les Caraïbes.
Carrière militaire Il entre dans la maison militaire du Roi comme mousquetaire. Il y sert encore lorsque sont publiées ses premières Odes sacrées, en 1736Poésies sacrées, ou odes tirées des Psaumes, Amsterdam, aux dépens de la compagnie, 12° 86 p. MDCCXXXVI..
Le poète Versé très tôt dans la poésie, Pierre de Bologne s'oriente vers la carrière des armes. D'une santé jugée fragile, il est contraint de quitter le service..
L'Académie royale des belles lettres, sciences et arts de La Rochelle le reçoit comme associé en 1740Louis Étienne Arcère, histoire de la ville de La Rochelle et du pays d'Aunis, tome second, La Rochelle, chez René Jacob-Desbordes, MDCCLVII page 559..
Le , il est reçu à l'Académie des sciences et belles lettres de MarseilleLouis Toussaint Dassy, l'Académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses membres, Marseille, Barlathier & Feissat, 1877..
Il acquiert le Pierre Bardin, Joseph sieur de Saint Georges, le chevalier noir, Guénégaud, 2006, 243 pages, page 32. une charge de secrétaire du roi, audiencier près la chancellerie du Parlement de Metz et s'offre ainsi un emploi souple et rémunérateur, qui lui confère également la noblesse au premier degréJean-Louis Vergnaud, De l'âge des services au temps des vanités. La compagnie des conseillers-secrétaires du roi, maison, couronne de France, et de ses finances. Histoire, fonctions et privilèges, Cahiers Saint-Simon, année 1986 14, ..
Pierre peut ainsi se consacrer plus aisément aux lettres et à la poésie. Il partage sa vie entre sa plantation à La Martinique, où il fait enregistrer ses titres au greffe du conseil souverain en 1755 et Paris, où paraît, en 1758 un nouveau recueil, salué par le Journal littéraire qui lui réserve le commentaire suivant : « [Pierre de Bologne] sut remplacer l'enthousiasme par la pureté, l'éloquence et l'harmonie »M. Frenom, L'Année Littéraire, Paris, MDCCLVIII..
Il est déjà membre des académies des sciences et belles lettres d'Angers, de la Rochelle et de Marseille lorsqu'il épouse, en 1774, Marie Banizette. De sa première épouse, morte en 1772, il avait eu plusieurs enfants.
Il revend sa charge en 1781 et consacre à la poésie les dernières années de sa vie.
Il est peut-être membre des Inestricati de Bologne lorsque paraît en 1786, Les Amusements d'un septuagénairePierre de Bologne, Amusemens d'un septuagénaire, ou Contes, anecdotes, bons mots, naïvetés, etc., mis en vers, (œuvre littéraire), Poinçot, Paris, 1786..
Il meurt en 1792Charles Dezobry, Dictionnaire général de biographie et d'histoire, de mythologie, de Géographie Ancienne et Moderne, Paris 1857, page 2126 à Dardenac.
La chancellerie du Parlement de Metz Comme toutes les cours, le parlement de Metz possède une chancellerieEmmanuel Michel, Biographie du Parlement de Metz, Conseiller honoraire à la cour impériale de Metz, membre de l'académie de cette ville, chevalier de la légion d'honneur. Metz, chez Nouvian, rue Neuve Saint Louis, 1883, page 38.. Se pressent dans ses bureaux, conseillers référendaires, contrôleurs, huissiers, garde-scel et secrétaires.
Ils forment un corps soudé, dont les membres ne jouissent pas de la considération de la grande robe parlementaire, ni, en général, de celle de la noblesse, mais chaque officier bénéficie, moyennant la finance de sa charge, des privilèges du second ordreGermain Antoine Guyot, Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges, tome 4, chez Visse, Paris, 1784, . Ils sont chargés d'authentifier, de contrôler, taxer et expédier les jugements émis par la courYohann Travet, Les officiers de la chancellerie près la cour de parlement de Flandres (1774-1790), Revue du Nord, 2007/3 (), pages 531 à 546.
Parmi eux, les conseillers référendaires et les secrétaires du Roi. Ces derniers payent très cher leur charge, mais elle est également un bon placement, et le titulaire peut résider dans une autre ville, cumuler une autre office tandis qu'il peut mettre celui ci en ferme. Pierre de Bologne le résigne en 1781, après en avoir été titulaire pendant 32 ans(en) Gabriel Bannat, The chevalier de Saint Georges, virtuoso of the sword and the Bow, Hillsdale, New York, Pendragon Press, coll. « Lives in music / 7 », 2006.
Œuvres poétiques Poète lyrique, mais d'un genre moins prisé au , Pierre de Bologne est auteur de Poésies diverses et Odes sacrées qui ont été imprimées entre 1736 et 1821. Les Académies de La Rochelle, d'Angers, de Marseille en France et probablement l'Académie des Inestricati de Bologne en Italie, l'avaient admis au nombre de leurs membres.
Selon Les trois siècles de littérature française, publié en 1781, "sans une certaine fatalité qui préside aux réputations, il serait aussi connu qu'il mérite de l'être". L'abbé Sabatier , critique littéraire du , le place parmi les poètes qui ont le mieux réussi dans les odes sacrées, après le marquis de Pompignan et Jean Baptiste Rousseau Hoefer, Nouvelle Biographie Générale, les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Firmin Didot, Paris 1842 page 513. Il est évidemment cité dans le dictionnaire portatif des poètes français, morts depuis 1050 jusqu'en 1804, publié la même annéeL. Philipon La Madeleine, dixtionnaire portatif des poêtes français, morts depuis 1050 jussu'en 1804, à Paris, chez Capelle & Renard, 1805..
1736 : Pierre de Bologne, poésies sacrées, ou odes tirées des psaumes, Amsterdam, aux dépens de la compagnie, 1736, 12° 86 pPierre M. Conlon, le siècle des Lumières, bibliographie chronologique (1747-1752) Tome III, librairie Droz, Genève 1984, page 513. 1738 : Pierre de Bologne, Ode sur la tempête qui ravagea les isles amériquesJ-B Lautard, Histoire de l'Académie de Marseille, depuis sa fondation en 1726 Jusqu'en 1826, seconde partie, catalogue des membres et des associés, Achard 1829. Page 329. 1745 : . Notice BNF n° FRBNF39375865. 1746 : . Notice BNF n° FRBNF30123763. 1758 : .Notice BNF n° FRBNF30123762. L'édition est annoncée en ces termes dans la correspondance de Grimm et Diderot :
1747 : Pierre de Bologne, in Nouveau choix de poésies morales et chrétiennes dédié à la Reine, Tome III livre XII, Odes tirées des Psaumes VI et XXVII, page 249 à 278, Adrien Claude Fort de La Morinière, MDCCXLVII.in 4° en 3 volumes.M. Formey, la France littéraire ou dictionnaire des auteurs françois vivans, Berlin, Haude & Spener, 1757 . 1769 : . 1786 :
Publication posthume 1821 : . Notice BNF n° FRBNF30123761
Pour approfondir Bibliographie 2006 :
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Écrivain français du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance en 1706 Catégorie:Naissance en Martinique Catégorie:Décès en août 1792 Catégorie:Académie de La Rochelle Catégorie:Décès à Dardenac