Charles-Félix Girard, dit Charles Gir ou Ch. Gir, est un artiste peintre, sculpteur, dessinateur, affichiste et caricaturiste français, né le à Tours, mort le à Bordeaux.

Biographie thumb|left|180px|École Boulle, Paris Né du mariage de Félix André Girard (1853-?) et de Denise Léonide Charlotte Gence (1862-1925), Charles Gir est employé d'une librairie de Tours avant de s'échapper à vélo à Paris où il suit les cours de l'École Boulle et de l'École supérieure de dessin et de modelage Germain-PilonLes Trésors de Gamaliel, "La Ballerine" de Charles Gir. Il commence rapidement à fréquenter l'Opéra Garnier avec une assiduité quotidienne qui durera dix-sept années (il y rencontrera son épouse Jeanne Fusier-Gir)pour devenir un peintre et un caricaturiste très en vogue au moment de la Belle Époque et jusque dans les années 1920.

Installé au 17, Rue Catherine-de-La-Rochefoucauld dans le 9e arrondissement de Paris, il commence à se faire connaître grâce à des affiches de théâtre ; il illustre également plusieurs ouvrages littéraires, dont Chantecler, d'Edmond Rostand.

Il monte un atelier de productions graphiques regroupant des dessinateurs, l'« Atelier Charles Gir » à partir de 1900Notice de la BNF, en ligne.. Il travailla pour L'Assiette au beurre et pour Paris-JournalAndré Warnod, « Lettre à Andrée Cahen-Berr, 5 septembre 1914 », Correspondances de guerre 1914-1918, entre autres périodiques, et il est sans doute à l'origine du mensuel illustré Comica (1908-1909)« Comica », in Dico Solo, 2004..

thumb|left|180px|Le Théâtre national ambulant de Firmin Gémier, 1911 Charles Gir accompagne en 1911 la tournée du Théâtre national ambulant de Firmin Gémier (un théâtre de déplacé par voie de chemin de fer)Catherine Faivre-Zellner, « Le Théâtre National Ambulant Gémier » (chapitre IV), Firmin Gémier, Presses universitaires de Rennes, 2006Langdon Brown, « Firmin Gémier's Théâtre National Ambulant », Cambridge University Press, 21 octobre 2010 et en demeure un témoin essentiel en en rédigeant le Journal de route qu'il publie dans Comœdia Charles Gir, « Journal de route », Comœdia, 23 août 1911]. thumb|180px|Hôtel des Roches Noires, Trouville-sur-Mer thumb|180px|La Pointe du Raz Il est l'auteur des trois frises qui ornent le hall de l'immeuble Les Roches Noires à Trouville-sur-Mer, qui était un hôtel de luxe, et qui fut vendu par lots d'appartements après la Seconde Guerre mondiale.

Après un séjour en 1926 au Maroc, notamment à Marrakech, qui nous est restitué par des toiles et des aquarelles figurant dans l'œuvre peint, Charles Gir acquiert un atelier à Grisy-les-PlâtresNos artistes - Charles Gir, peintre, sculpteur (1883-1941), Commune de Grisy-les-Plâtres : François Gir, Charles Gir, mon père, archives de Grisy-les-Plâtres, novembre 2019. Si depuis là il dessine et peint dans les années 1930 des vues des villages voisins (les églises de Bréançon, Livilliers, Theuville), nous sont alors évoqués, encore par son fils, ses fréquents séjours en Bretagne : .

Également sculpteur, Charles Gir est l'auteur d'un Don Quichotte qu'il avait terminé avant de mourir en 1941, mais qui n'a pu être livré à son commanditaire, la famille régnante d'Espagne d'avant la Guerre civile. Il en a été édité un bronze actuellement exposé à Cergy depuis 1978Voir photos sur Cergirama, blog en ligne de la ville de Cergy.. Gir signe également le monument commémoratif de Giacomo Meyerbeer à SpaE-Monumen, Monument a Giacomo Mayerbeer, Spa, le musicien ayant effectué plusieurs séjours dans cette ville d'eaux très en vogue à l'époqueConnaître la Wallonie, Charles Gir.

Il épousa le la comédienne Jeanne Fusier-Gir (1885-1973) qui joua beaucoup dans le répertoire de Sacha Guitry et dont la filmographie prolifique court de 1909 à 1966Caroline Hanotte, « Jeaanne Fusier-Gir », Mémoires de guerre, 8 septembre 2019. Ils eurent deux enfants : une fille, Françoise et un fils, François Gir (1920-2003) qui fut réalisateur de cinéma et de télévisionStephan Guérard, « François Gir », Les gens du cinéma. Charles, mort à l'hôpital de Bordeaux le , Jeanne et François sont tous trois inhumés au cimetière de Grisy-les-Plâtres où ils possédaient une résidence secondaire.

Œuvre Dessins de portraits Charles Gir a dessiné de nombreux portraits dont ceux de Pierre Alcover, Alexandre Arquillière, Joséphine Baker, Henri Bernstein, Richard Boleslawski, Aïda Boni, victor Boucher, DamiaBibliothèque nationale de France; Damia par Charles Gir, Lucienne Bréval, André Brulé dans le rôle d’Arsène Lupin au Théâtre de l'Athénée, Francis CarcoBibliothèque nationale de France, "Francis Carco", dessin de Charles Gir, Charlotte Clasis, Jean Cocteau, Yvonne Daunt, Maurice Donnay, Dorville, Dranem, Alexandre Dréan, Charles Fallot, Maurice de Féraudy, Catherine Fonteney, Jeanne Fusier-Gir, André Gailhard, Firmin Gémier, Régis Gignoux, Georges GrandBibliothèque nationale de France, "Georges Grand", dessin de Charles Gir, Edmond Guiraud, Tamara Karsavina, André de Lorde, Jacques Louvigny, Andrée Marly dans La Revue au BataclanBibliothèque nationale de France, Andrée Marly par Charles Gir, Andrée Mégard, Yves Mirande, Paul Mounet, Gabriel Nigond, Jean Noté, Anna Pavlova, Raymond Poincaré, Jacques Richepin, François Ruhlmann, Saint-Georges de Bouhélier, Saint-Granier, Gabriel Signoret dans le film La Rafale de Jacques de Baroncelli en 1920, Aimée Tessandier, Marie Ventura, Maurice Yvain, Carlotta Zambelli.

Sculptures Le ballet de Coppélia, statuettes inspirées de Coppélia ou la fille aux yeux d'émail de Léo Delibes, vers 1910« "Le ballet de Coppélia", statuettes de Charles Gir », reproduites dans la revue Musica, , juin 1910. La Ballerine, bronze, avant 1914. Soldat avec son barda, bronze, projet pour un monument aux mortsHistorial de la Grande Guerre, Les monuments aux morts. "Roulante" embourbée tirée par des bêtes, bronze, 1918« Variétés - Ancêtres de la "Roulante" », Le Chasseur français, , février 1940, « Charles Gir, le dandy parisien », Les Trésors de Gamaliel. Femme Ouled-Nail, bronze doré, fonte d'Alexis Rudier, vers 1924Albert de Pouvourville (préface), Salon des artistes français - Société coloniale des artistes français, catalogue de l'exposition, Grand Palais, Paris, 1924, .

Affiches Ohé ! Gédéon, fantaisie-opérette de Félix Celval et L. Charley, Casino-Kursaal de Lyon, 120x80cm, imprimerie Chaix, Paris, 1908. Le gorille et la femme, Casino de Paris, , 1925. Bal du Grand Prix à l'Opéra - Samedi 23 juin on dansera dans la nuit bleue, années 1930Patrick Deburaux, catalogue de la collection Pierre Tchernia, Drouot-Richelieu, 13 octobre 2017. Missia, vedette des disques Columbia, vers 1935. Loterie nationale, 1936. Gala de l'Union des artistes au Lido, imprimerie A. Karcher, Paris, . Gala au profit du Secours national et de l'Union des artistes, sous la présidence de Sacha Guitry, . Contributions bibliophiliques Robert Brussel, Tamara Karsavina ou l'heure dansante au jardin du Roi, dessins de Charles Gir, Société générale d'impression, Paris, 1910Robert Oudot, « Gir, dessinateur et sculpteur de danseuses », Comœdia, 26 août 1910, . Alfred Edwards, Clique Claques - Album de romances illustrées sur les célébrités contemporaines, portraits dessinés par Charles Gir de Giovanni Boldini, Alfred Capus, Maurice de Féraudy, Jean-Louis Forain, Ève Lavallière, Octave Mirbeau, Pie X, Auguste Rodin, Sarah Bernhardt, Sem, Tristan Bernard, Jean Schmit éditeur, Paris, 1912. Maurice Dekobra, Les Halles, 33 lithographies de Charles Gir, 300 exemplaires numérotés, André Delpeuch éditeur, Paris, 1924Paris-libris, Les Halles, présentation du livre. Maurice Dekobra, Luxures (poèmes), illustrations de Charles Gir, Éditions d'art des Tablettes, Paris, 1924. André Sauger, La vie est belle, 51 dessins de Charles Gir, édition originale constituée de 120 exemplaires numérotés, André Delpeuch éditeur, Paris, 1927. Anna Johnsson (1885-1975), danseuse-étoile de l'Opéra de Paris, Chaussons roses et tutus blancs - Mémoires, André Delpeuch éditeur, Paris, 1930. Charles Gir (texte et dessins), La Halle aux vins, lithographies sur le thème des vignerons et du vin, 52 feuillets sous chemise-couverture, 300 exemplaires numérotés et signés, 1939.

Œuvre disparue Charles Gir, à l'instar de Paul Colin et Marcel Vertès, a par une peinture sur panneau mural contribué en 1928 aux ornements du théâtre du Perchoir, au 43 rue du Faubourg-Montmartre à Paris, dans le cadre des travaux de rénovation et de réouverture de celui-ci sous le nom de théâtre de la Caricature. Le site est aujourd'hui disparuAndré Warnod, « Variétés - Les peintres chez Thalie », Les Annales politiques et littéraires, 15 novembre 1928.

Expositions Expositions personnelles thumb|180px|French Cancan de Tabarin, affiche d'exposition, 1939 Charles Gir et le monde du théâtre, musée Camille-Pissarro, Pontoise, février-. Charles Gir, œuvres de son atelier, salle des fêtes de Grisy-les-Plâtres, Charles Girard ouvre les portes de l'atelier de son grand-père Charles Gir à Grisy-les-Plâtres, reportage, vià95, juin 2011. Vente de l'atelier Charles Gir, Aponem, Génicourt, François Gir (notice biographique établie par le petit-fils de l'artiste), Catalogue de l'atelier Charles Gir, Aponem, 15 décembre 2022Aponem, La belle vente, catalogue incluant l'atelier Charles Gir, décembre 2022. Expositions collectives Société coloniale des artistes français - Salon des artistes français, Grand Palais, Paris, 1924. Dispensaire des Petits Poulbots, 42, rue Lepic, Paris, mai 1932André Warnod, « Les Beaux-Arts - Pour les Petits Poulbots, Gir, Rapp et Pierre Michel exposent leus œuvres », Comœdia, 27 mai 1932, . French Cancan de Tabarin, hier et aujourd'hui - Peintures, dessins : Jean Aujame, Bécan, Émile Bouneau, Yves Brayer,Jules Cavaillès, Paul Charlemagne, Paul Colin, André Dignimont, Raymond Feuillatte, André Foy, Charles Gir, Adrienne Jouclard, Kostia Terechkovitch, Louis Touchagues…, Galerie d'art du quartier Saint-Georges, 31, rue de Navarin, Paris, (affiche illustrée d'une œuvre de Charles Gir). Salon d'hiver, Musée des beaux-arts de la ville de Paris, 1941Salon d'hiver, catalogue, 1941,. Participations non datées : Salon d'automne, Salon des indépendants, Salon des humoristes, Paris, après 1918.

Réception critique

- Gabriel MoureyGabriel Mourey, « Les danseuses de Charles Gir », Comœdia, 3 février 1920, - André Warnod - Gérald Schurr Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993, . - Dictionnaire Bénézit Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.6, .

Conservation Collections publiques États-Unis New York, Brooklyn Museum, Danseuse lisant, pastel , ancienne collection Brooklyn Museum, Charles Gir dans les collections. France

Paris : Bibliothèque historique de la ville de Paris (collections de l'Association de la Régie théâtrale), hôtel d'Angoulême Lamoignon, dessinsAssociation de la Régie Théâtrale, présentation des collections. Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle : fonds de 108 dessins, principalement des caricatures de personnalités croquées au crayon ou à l'encre sur papierBibliothèque nationale de France, 108 dessins et caricatures de Charles Gir. Musée du Barreau de Paris, L'avocat, dessinMusée du Barreau de Paris, Zoom sur "l'avocat" par Charles Gyr. Musée Carnavalet : Portrait en pied de Max Dearly (1874-1943), acteur, tenant le rôle de Saint-Guillaume dans "Chonchette", opéra-bouffe de Claude Terrasse, statuetteMusée Carnavalet, "Portrait en pied de Max Dearly" dans les collections. Loterie nationale, affiche lithographique, 1936Musée Carnavalet, "Loterie nationale" dans les collections. Musée de MontmartreMusée de Montmartre, présentation des collections. Pontoise, Musée Camille-Pissarro, Élégantes. Thiepval, Musée Historial de la Grande Guerre, Soldat avec son barda, bronze. Troyes, Musée d'Art moderne, Scène de bataille en Champagne, huile sur toile, 1918.

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