Charles Sébline né à Saint-Pellerin dans la Manche le et décédé le à Aulnoye dans le Nord, est un haut fonctionnaire et homme politique français, préfet et sénateur.
Biographie Charles Sébline est né dans une famille d'agriculteurs. Il est élevé par son oncle, l'abbé Sébline. Il fréquente le lycée impérial de Coutances puis le lycée Saint-Louis de Paris. Il devient secrétaire de Léonor-Joseph Havin (directeur du journal Le Siècle).
En , à la chute de l'Empire, il devient secrétaire général de la préfecture de la Manche puis de l'Aisne. Il s'y marie avec Valentine Thery, fille d'agriculteurs tout comme lui, et se trouve par son mariage à la tête d'une exploitation de 300 hectares et d'une sucrerie"Académie d'agriculture", nécrologie, 1921. Il entame ensuite une carrière préfectorale et devient successivement préfet des Pyrénées-Orientales (1876), Préfet de Vaucluse (1877) et en 1877 préfet de l'Aisne ; où il le reste jusqu'en 1886.
En 1886, Charles Sébline est élu sénateur de l'Aisne et le reste jusqu'en 1917. Bien que tenaillé par une douloureuse infirmité qui ne lui permettait pas de grimper à la tribune du Sénat, Charles Sébline est un sénateur chevronné qui intervient toujours de sa place. Il siège à la Commission des Douanes, dont il est vice-président en 1896-1897 et président en 1900. Il milite pour le protectionnisme, au Sénat et à l'Association de l'industrie et de l'agriculture françaises, qu'il préside lorsque Jules Méline devient président du Conseil. En 1891, il est secrétaire provisoire du Sénat. En 1894, souffrant de son infirmité, il renonce au secrétariat du Sénat. En 1905, il vote contre la loi de séparation des églises et de l'État.
Dès le début de la Première Guerre mondiale, Charles Sébline donne la dimension de sa rigueur morale et de son honnêteté intellectuelle. Il considère que sa place est au milieu des siens, et reste à Montescourt-Lizerolles (Aisne) dont il est le maire. Rapidement, l'occupant allemand le relève de toute autorité et le dépossède de sa propre maison familiale, où sa présence est seulement tolérée, il y vit dans des conditions indignes. Le , l'armée allemande dynamite la maison de Charles Sébline et le conduit en gare d'Aulnoye (Nord) afin de le déporter. Souffrant de son infirmité, affaibli par la fatigue et le froid, il y décède.
Le Sénat n'apprend son décès que plusieurs semaines après.
Distinctions
Charles Sébline était officier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique et du mérite agricole et commandeur de la Couronne d'Italie.
Hommages À l'unanimité, sur la proposition d'Ernest Monis, le Sénat décide, pour rendre hommage à Charles Sébline, que son buste, exécuté par le sculpteur Henri Désiré Gauquié, soit érigé dans la galerie de la salle des séances. Deux autres bustes lui ont été érigés, l'un au conseil général de l'Aisne et l'autre à Carentan.
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste de parlementaires français morts à la Première Guerre mondiale
Liens externes
dossier de la Légion d'honneur de Charles Sébline sur la base Léonore biographie de Charles Sébline ( senat.fr )
Notes et références
Catégorie:Préfet de l'Aisne Catégorie:Préfet de Vaucluse Catégorie:Préfet des Pyrénées-Orientales Catégorie:Sénateur de l'Aisne Catégorie:Sénateur représentant l'Aisne (Troisième République) Catégorie:Personnalité liée à une organisation patronale Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1882 Catégorie:Naissance en juin 1846 Catégorie:Naissance dans la Manche Catégorie:Décès en février 1917 Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Victime civile tuée pendant la Première Guerre mondiale Catégorie:Maire de Montescourt-Lizerolles