Sainte-Hélène est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.
Elle est située dans l'aire urbaine de Lorient.
Géographie Situation Sainte-Hélène est une commune du Sud du Morbihan située au bord de la ria d'Étel, entre les communes de Nostang et de Plouhinec, à de Lorient et à de Vannes à vol d'oiseau. Elle est traversée par la route départementale . Les communes limitrophes sont Merlevenez, Nostang, Plouhinec, Belz, Kervignac et Étel..
Les grandes villes les plus proches de Sainte-Hélène sont Rennes () et Brest ().
Géologie et relief Elle possède plus de de littoral sur la rive droite de la Rivière d'Étel, alternant criques et pointes rocheuses : du nord vers le sud, le Goah Guillerm (ramification de la partie amont nord-ouest de la Rivière d'Étel) sépare Sainte-Hélène de Nostang au niveau de la presqu'île de Kerfrézec ; puis la Rivière de Landévant sépare Sainte-Hélène de la presqu'île de Plec située en Locoal-Mendon ; en allant vers le sud la presqu'île de Kerantréh est l'avancée la plus importante du finage communal en ria d'Étel : grossièrement en forme de croix, elle possède trois pointes, celle de Beg Morzel au nord, celle de Kerantréh à l'est et celle de Mané Hellec au sud, et fait face à l'île de Locoal ; enfin le territoire communal est limité au sud par le chenal de Berringue, autre ramification de la ria d'Étel, dont la partie amont a été transformée en étang (étang de Berringue) pour servir de réserve d'eau au moulin à marée de Berringue (situé en Plouhinec, à la limite de Sainte-Hélène).. Une passerelle mise en place au niveau de la digue du moulin de Berringue en 2014 permet désormais de relier les sentiers côtiers de Plouhinec et de Sainte-Hélène..
Côté continent, à l'ouest Sainte-Hélène est séparée un temps de la commune voisine de Merlevenez par le ruisseau de Lézévry, un minuscule fleuve côtier, dont la partie aval se trouve entièrement dans la commune de Merlevenez.
Le relief de la commune est d'une platitude remarquable : l'altitude maximale de la commune est à et l'altitude minimale est située au niveau de la mer, soit à d'altitude.. Les îlots d'Iniz-Er-Mour et Logoden, au sud de la pointe du Mané Hellec, appartiennent à la commune.
La Rivière d'Étel
vignette|L'étang de Berringue (partie est) et le moulin de Berringue vus depuis le sentier piétonnier côté Sainte-Hélène. La rivière d'Étel prend sa source près du village de Penhoët, dans l'est de la commune de Languidic, dans le Morbihan, à environ d'altitude. L'embouchure se situe dans l'océan Atlantique au niveau de la ville d'Étel et de celle de Plouhinec. Sa longueur totale est de .. Sa partie nord-ouest, qui concerne la commune de Sainte-Hélène, se subdivise en plusieurs bras, le Chenal de Berringue et la Rivière de Landévant étant les principaux. Découvrant largement à marée basse, le littoral très indenté s'étend sur , alternant petites criques sablonneuses et pointes rocheuses ; il est formé principalement de vasières (par exemple la Vassière du Couarde) utilisées par des ostréiculteurs pour y implanter leurs parcs à huîtres.
La commune ne possède pas de sentier littoral continu le long de la ria d'Étel, mais uniquement de tronçons discontinus ; une large proportion du littoral est propriété privée, et donc inaccessible au public. vignette|center|750px|Sainte-Hélène : panorama de la Ria d'Etel, avec des parcs à huîtres visibles à marée basse. La Rivière de Landévant D’une longueur de , elle concerne principalement la commune de Nostang, sa branche nord-ouest séparant cette commune de Sainte-Hélène..
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Goah Guillerm, la Demi-Ville, le chenal de Berringue et divers autres petits cours d'eau..
Le Goah Guillerm, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Languidic et se jette dans le ria d'Étel en limite de Plouhinec et d'Erdeven, après avoir traversé .
La Demi-Ville, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Pluvigner et se jette dans le ria d'Étel à Sainte-Hélène, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Sainte-HélèneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Berringue, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quéven à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Sainte-Hélène est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (57,1 %), forêts (31,2 %), zones urbanisées (5,5 %), terres arables (3,5 %), zones humides côtières (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement En 2009, on dénombrait un total de 614 maisons réparties en 472 résidences principales, 115 résidences secondaires et 27 logements vacants, le tout regroupé en 569 maisons et 27 appartements. Parmi les 472 résidences principales, 388 étaient occupées par leurs propriétaires, 75 par des locataires et 9 par des occupants logés gratuitement..
+ Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968 1968 1975 1982 1990 1999 2009 Résidences principales 205 203 298 321 349 472 Résidences secondaires 17 31 75 92 106 115 Logements vacants 16 33 14 17 9 27
Projets d'aménagement
Toponymie Ce lieu était dénommé Locoal-Hennebont avant qu'il ne prenne le nom de l'église paroissialeGeobreizh http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56220., dédiée à sainte Hélène, sainte patronne des teinturiers, des marchands de clous et d'aiguilles.
Le nom en breton de la commune est Santez-Elen.
En 1992 le Conseil d'État a refusé que le suffixe "-sur-Mer" soit ajouté au nom de la commune, ce que la municipalité avait demandé en 1990. L'argument invoqué par le Conseil d'État est «l'absence de littoral au sens propre du texte » alors que la commune est pourtant soumis à la "Loi littoral".. Les habitants de la commune souhaitent toujours que la commune porte le nom de "Sainte-Hélène-sur-Mer" pour mieux la différencier des autres communes de France portant le même nom qu'elle.. Le Conseil général du Morbihan a donné un avis favorable.
Histoire Le territoire de la future commune de Sainte-Hélène est encerclé aux trois-quarts par la rivière d'Étel située sur la rive occidentale.
Antiquité
Des ruines d'un fortin d'époque romaine et d'une villa gallo-romaine. ont été identifies à Mané-er-Hastel près du château de Kerfrezec et des briques romaines dans les environs..
Moyen-Âge
En 1037, le normand converti Gurki fait don à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, monastère bénédictin, d'un ensemble de sept villages (Kerentreh, Kerguiscoiarn, Kerguellan, Kervigné, Le Moustoir, Kerven et Kercadec), pour former le territoire de Locoal-Hennebont, rattaché à la paroisse de Locoal-Auray. Le village s'appelait alors "Kaer-en-Moustoir" (le "Village du monastère")..
Temps modernes
Sous le nom de frairie d'Hennebont (ou de Sainte-Hélène), la future paroisse de Sainte-Hélène était l'une des 4 frairies de la paroisse de Locoal., mais elle dépendait de la sénéchaussée d'Hennebont alors que le reste de la paroisse de Locoal dépendait de la sénéchaussée d'Auray..
La première mention évoquant la présence d'une chapelle Sainte-Hélène remonte seulement à 1588. Une tour-porche lui est ajoutée en 1738..
Le , le pape Benoît XIII accorda, à perpétuité, à la confrérie de Sainte-Hélène des indulgences aux visiteurs de l'église, les trois premiers samedis de janvier, le et le dimanche le plus près du ; ces jours-là les pèlerins affluent et font de nombreuses offrandes..
Une ordonnance épiscopale en date du érige en trève la frairie de Sainte-Hélène.
Révolution française
En 1790, la commune est créée en prélevant du territoire à la paroisse de Locoal et en le regroupant avec la paroisse de Sainte-Hélène (dénommée en breton Santez Helen Er Mor) rattachée au doyenné de Port-Louis et prélevée au territoire de Plouhinec.
La commune de Sainte-Hélène fait alors partie du canton de Kervignac et du district d'Hennebont. Supprimée temporairement en 1795 (Sainte-Hélène dépend alors de la commune de Kervignac), la commune est rétablie en 1800, placée dans l'arrondissement de Lorient et, en 1801, rattachée au canton de Port-Louis.
Pierre Brevelley, un chef de chouans originaire de Sainte-Hélène, alors âgé de 24 ans, participa à l'expédition de Quiberon et y fut fait prisonnier..